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mercredi 1 octobre 2025

Réunions d'information sur les projets de centrales photovoltaïques.

 A l'initiative de l'aménageur et industriel VALECO, deux réunions d’information sur le projet de  centrales photovoltaïques auront lieu :

- à Saint Pardoux la Rivière, salle ancien presbytère: 6 place Henri Brives le 8 Octobre 2025 de 16 h à 19 h

-à Saint Martial de Valette, salle des fêtes le 9 Octobre 2025 de 16 h à 19 h.


Les projets concernent les communes de Nontron, Saint Pardoux la Rivière, Saint Martial de Valette, Sceau Saint Angel et Le Bourdeix. Soit environ 100 hectares connus à ce jour.



lundi 9 juin 2025

Municipales 2026: la parité c’est autant de femmes que d’hommes.

 La parité c’est autant de femmes que d’hommes dans le conseil municipal !

« Toutes les personnes placées dans des situations identiques sont soumises au même régime juridique, sont traitées de la même façon, sans privilège et sans discrimination » Raymond Odent.

C’est l’égalité entre hommes et femmes !

Les femmes ont la même capacité de créer, d’innover, de proposer, de choisir, de décider, d’agir que les hommes !

Il peut rester encore quelques homo sapiens, appartenant à un monde archaïque, qui acceptent mal cette parité voulue par la loi, et se plaisent à la confondre avec la mixité qui n’a jamais assuré l’égalité de traitement ni de responsabilité.

La parité, ça marche !

On trouve en 2020 (dernières élections municipales) :

46,6% de femmes dans les conseils municipaux des communes de plus de 1000 habitants qui appliquent la parité et seulement 37,6% de femmes dans les conseils municipaux des communes de moins de 1000 habitants où la parité n’existe pas.

Si les femmes sont encore minoritaires c’est , tout simplement, qu’elles ne sont pas assez souvent tête de liste car le nombre de conseillers est toujours impair. (En nontronnais, sur les 28 maires, sept seulement sont des femmes). 


Marie Pauthier - Piégut Pluviers

jeudi 21 mars 2024

La place des femmes à la campagne dans le sport.

Ces dernier temps il est souvent question des femmes et de la ruralité. Cela va d'études sociologiques à des concours de nouvelles.


Il y a beaucoup à dire sur la place des femmes, que ce soit à la campagne ou en ville. Toutefois, ce petit billet se limite à un aspect unique :


L'investissement de la communauté de communes Périgord Nontronnais dans les infrastructures sportives. L'occasion est la volonté des élus de construire un nouveaux stade de football pour la bagatelle de 4 millions d'euros minimum, certains parlent de 6 millions.


D'après la délibération 2023-151, deux clubs et 320 personnes sont concernés par les projets de stades. Il semble qu'il n'est plus admissible que le rugby et le foot se partagent le stade actuel. Vous remarquerez la formule vague de ”personnes concernées”. Il n'est pas question de joueurs, ce qui me fait penser qu'on y a inclus les parents, amis et supporters.


Détail sans importance, le terrain envisagé pour un nouveau stade est inondable, les joueurs apprécieront.


D'après le site de la comcom il y a actuellement 3 stades à Nontron / Saint-Martial-de-Valette : stade d'honneur et stades annexes. C'est vrai, un quatrième s'impose.


Combien d'équipes féminines ?


D'après une recherche internet zéro pour le rugby, une sur sept au foot.


On constate donc que le nontronnais investit massivement pour les jeunes hommes et pas du tout pour les femmes. La comcom est en bonne compagnie.


Et il ne faut surtout rien faire pour changer la donne. Du moment que l'on a proclamé l'égalité sur le papier, on peut continuer comme avant. D'ailleurs, qui s'occupera des repas si les femmes, jeunes et moins jeunes, se mettent à faire du sport. En plus les subventions aux associations coûtent trop chères à la comcom, d'après un élu.


Pour rappel


En 2023, 12 associations sportives ont reçu 16 050 € de subventions dont 7 000 € pour le rugby de Nontron et 6 000 € pour le foot Nontron/St-Pardoux. Les dix autres se partagent les miettes qui restent. (délibération 2023-054 du 13 avril 2023)


Quelques citations :


On compte 38% de femmes parmi les licenciés de l'ensemble des fédérations sportives. Parmi les femmes de 16-24 ans inscrites en club, 35% font de la compétition – pour 69% des hommes pratiquant du sport en club” (INSEE 2017)


En 2022, les féminines, ..., représentent 9% des licenciés de la Fédération française de football (FFF) (Statista, "Sports et loisirs", 2023).”


Elles [les jeunes filles] pratiquent aussi moins d’activités sportives, occupent les espaces intérieurs et sont invisibilisées dans les discours publics et sociaux.” (Sénat : Rapport d'information, femmes et ruralités, 2021 – repris par le Monde le 8 amrs 2024)


Et si la communauté de communes du Périgord Nontronnais innovait en mettant tout en œuvre pour favoriser la pratique sportive féminine au lieu de favoriser massivement deux pratiques sportives majoritairement masculines ?


On pourrait également imaginer de favoriser le sport des séniors au lieu de se reposer sur une animation unique organisée par le département.


Autre question : comment favoriser la pratique sportive des enfants et adolescents qui n'habitent pas à Nontron ? Comme il n'y a pas de transport en commun, ceux qui n'ont pas de parents disponibles pour les conduire au lieu d'entrainement puis de les rechercher sont exclus de la pratique de beaucoup de sports.



Sigrun Strunk.  Javerlhac


jeudi 18 mai 2023

Réaction à l'article sur le SMD3

 Bonjour à tous, 

Suite à l' article sur le tri des déchets au smd3, vous avez omis à quel prix se fait cette transition, la suppression d' un service public de ramassage en porte à porte des poubelles , l' instauration de la redevance incitative qui pour beaucoup de personnes va se multiplier par 3 voir par 4, c' est mon cas , le cout de ce système.

Votre article n' est pas objectif, les personnes âgées sont pénalisées, les personnes souffrant d' un handicap sont pénalisées, beaucoup de personnes prennent leur voiture pour amener leur sacs au "PAV" point d' apport volontaire, soit disant , je dirai plus tôt "point d' apport obligatoire".

Vous ne voyez pas le service social qui a été supprimé, les Périgourdins triaient déjà , depuis longtemps, peut être pas assez pour certains, mais d' autres si appliquaient, c' est mon cas , je fais du compost depuis 41 ans, pas un déchet biodégradable ne va dans mon sac noir, j' ai toujours trié à fond, j' espère que mon article va passer sur votre site, car nous somment nombreux en Périgord à avoir rejoint soit un collectif sur Face- Book depuis 2020, soit plusieurs associations qui se battent contre ces injustices. Je vous remercie, Veuillez agréer mes salutations les meilleurs. 

Signé: Monsieur Delage Marc de St Pardoux la Rivière.

samedi 18 février 2023

Un bel exemple de démocratie au sein d'un village du Périgord Vert !

  Samedi 11 février, je reviens du marché de Milhac, situé à 5 km de St Front la Rivière, marché "viré" de St Front la Rivière pour non respect de règles et accueilli par la commune de Milhac où l'ouverture d'esprit et la bienveillance existent.

 Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant le mail ci-après :

 "Nous vous informons que nous stoppons la diffusion des comptes-rendus des réunions du Conseil municipal par mail.

 La mise en place de ce service avait pour but une meilleure information des habitants de la commune, mais pour certains, ceci était une énième manière de décrier les décisions du Conseil municipal".


 

Des pratiques d'un autre temps, dans d'autres  lieux.

 Dans ce village, le maire se plaindrait du comportement de certains habitants, il semble néanmoins apprécier la fonction puisque il s'est représenté pour la troisième fois, il y trouve sans doute un intérêt.

 Comment réagirez-vous si, demain vous êtes pris à partie parce que votre opinion et vos propos ne vont pas dans le sens du pouvoir en place?

 Si, demain, vous êtes en désaccord avec une décision municipale, accepterez-vous d'être dénoncé et pointé du doigt simplement parce que vous n'êtes pas d'accord ? Cette décision prise sans doute en petit comité est un petit 49 -3 communal.

Des administrés qui s'intéressent à la vie de la commune, quelle aubaine ce serait pour un maire ouvert au dialogue !

 L’humain au cœur du village me paraît de plus en plus nécessaire dans la période ou nous vivons.

 Pour encourager le vivre ensemble, il me semble nécessaire de respecter quelques règles chères  à nos élus !

Promouvoir la solidarité en développant, encourageant et multipliant les liens sociaux au sein du village.

 Instaurer le dialogue entre la population et son équipe municipale en sollicitant l’avis de la population avant les décisions importantes à prendre, en informant régulièrement des décisions prises en réunions publiques, par courriers ou mails.

 Créer le lien entre les élu-e-s et citoyen-ne-s. 

Plaidoyer pour l’altruisme et l’empathie.

Mettre un bulletin de suggestions dans le bulletin municipal.

 Francis LE GOYET - Saint-Front la Rivière

jeudi 26 janvier 2023

Lettre ouverte aux délégués du Parc Naturel Régional Périgord Limousin

  Mesdames et messieurs les délégués du PNR PL,

Lors du comité syndical du 13 décembre 2022 avait lieu l'élection pour la
présidence et la première vice-présidence du PNR.

Vous, les délégués des communes et des comcom m'avait accordé ainsi qu'à ma
collègue Maryline Forgeneuf une large majorité, je tenais à vous remercier pour
cette confiance.

Pourtant, malgré cette majorité c'est madame Almoster qui a été élue grâce au
poids des délégués de la région :

- 8 élus ont autant de voix que les 126 délégués de nos communes et comcom !

C'est pourtant bien vous, par votre implication, qui permettez le fonctionnement
de notre PNR et non des élus régionaux souvent hors territoire que l'on voyait
pour la première fois et que l'on ne reverra probablement plus.

Les statuts du PNR étant ce qu'ils sont, nous avons accepté ce résultat.

Quelques jours plus tard, la direction du PNR me faisait savoir que madame
Almoster me convoquait à la Barde le 12 janvier 2023.

Je me suis retrouvé devant un véritable tribunal politique composé de mesdames
Almoster et Langlade.

Je me suis vu reproché par la présidente de lui avoir "cassé du sucre sur le
dos", en fait de m'être présenté à cette élection. Il m'était signifié que l'on
ne me voulait plus en tant que vice-président.

Tout ceci au mépris des statuts du parc.

Un autre vice président a eu également droit à une convocation.

De quel droit, une élue qui pendant 5 années de 1ère vice-présidente ne s'est
jamais impliquée, n'était quasiment pas présente à nos réunions, peut elle se
permettre d'écarter les élus qui ne lui plaise pas ?

Les sanctions politiques doivent elles avoir court au PNR ?

Faut-il appartenir au même parti de madame Almoster, madame Langlade et monsieur
Vauriac pour être accepté ou toléré ?

De quel bilan peut se targuer madame Almoster ?

A t'elle fait fonctionner le conseil d'orientation et de développement, comme
prévu par les statuts ?

Et depuis 2020 ?

A t 'elle un réel intérêt pour le PNR et son territoire, si ce n'est représentée
un parti ? pour ma part je n'appartient à aucun parti politique et je tiens à
garder mon indépendance.

Je pense que ce n'est pas aux seins des instances du PNR que doivent se dérouler
les luttes politiques.

Le PNR est constitué de 75 communes avec des élus ayant des opinions ou des
engagements très différents et tous doivent travailler ensemble dans l'intérêt
du territoire.

Lors de ma présentation de candidature, je vous ai proposé un projet pour le
fonctionnement du PNR, vous avez largement approuvé.

Que vous a proposé madame Almoster ?

L'absence et la désaffection de nombreux délégués sont dus à un mauvais
fonctionnement de nos instances, à l'absence de véritables débats et à un
verrouillage des décisions.

Les instances du PNR ne peuvent être le domaine réservé d'un clan.

Les statuts, modifiés, pour permettre au président sortant de rester en place
pendant douze ans, en oubliant les rêgles établies à la création du PNR qui
instauraient une présidence tournante entre les deux départements ne sont plus
adaptés.

Quel mépris pour la Haute-Vienne !

Même modifiés, les statuts ne sont toujours pas respectés .

De quels droits peut elle décider qui est est vice présidents ?

Les VP sont élus par le bureau en début de mandat et pour la durée de la
mandature.

De quels droits madame Almoster peut elle annuler les décisions du bureau ?

Avec de telles méthodes madame Almoster peut elle encore présider notre PNR ?

En vous présentant seulement la candidature de madame Almoster, méthode très peu
respectueuse, monsieur Vauriac avait quel objectif ?

Favoriser la candidate de son choix ?

Garder la main sur la direction du PNR ?

De quel droit monsieur Vauriac peut il s'auto-proclamer vice président ?

Il s'agit d'une ursurpation de fonction qui doit être sanctionné.

Seul, l'intérêt du parc et son devenir doivent primés.

Afin d'avoir “enfin” un véritable débat sur ces sujets je vous demande d'être
présents, au conseil syndical le 31 janvier salle polyvalente Les Cars à 17h30.

Jean-Pierre Pataud, Vice -Président du PNR




dimanche 20 novembre 2022

Le nontronnais exclu !?

Amis du Périgord Nontronnais, vous n’existez pas !

Enfin si … vous existez bien pour payer votre contribution au SMD3 (Syndicat Mixte Départemental des Déchets de la Dordogne) mais sachez qu’actuellement  vous n’êtes pas les bienvenus aux visites qu’il réalise pour permettre aux citoyens de connaître et comprendre le service rendu par ce syndicat qu’ils financent pourtant.

Poursuivant son action de sensibilisation sur la question de la prévention et du traitement des déchets, le CDD Périgord Vert organise en décembre 4 visites de découverte des 2 sites majeurs de traitement de nos déchets périgourdins.
Conformément à son périmètre d’action le CDD a demandé que les 4 départs du bus affrété par le SMD3 se répartissent sur différents pôles du Périgord Vert, Ribérac, Thiviers et Nontron. Pour les habitants du Ribéracois et du Thibérien tout va bien, le bus viendra les chercher et le repas leur sera offert par le syndicat.

Mais pour les Nontronnais pas question !

Probablement des obstacles d’ordre institutionnel ou politique ? Peu importe, si les citoyens sont égaux devant l’impôt qui finance le SMD3, une telle discrimination n’est pas admissible. Il y a de la contestation sur le nontronnais ? Et alors ? D’une part, rappelons que cela ne concerne que la collecte de nos poubelles (et pas le traitement), et d’autre part, il s’agit donc d’une population à convaincre prioritairement ! Ce n’est pas en l’excluant des visites que le SMD3 parviendra à la sensibiliser à la réduction des déchets.

Les habitants du nontronnais sont donc contraints de se rendre jusqu’aux seuls 2 points de départ de ces 4 visites ! L’un d’eux, qui  souhaitait y participer, ne pourra pas à cause de difficultés de conduite nocturne car les retours étant prévus autour de 17h, à environ une heure de son domicile, un déplacement de nuit lui est impossible. Bien sûr il peut toujours y avoir la solution du covoiturage qui implique que plusieurs voitures particulières se rendent à un point de départ éloigné pour pallier le refus du syndicat d’affréter un bus en Nontronnais.
Mais bravo pour le bilan carbone !
Alors pourquoi un tel ostracisme envers les habitants de notre territoire ?

 Amis du Ribéracois et du Thibérien, vous nous raconterez ?

Alain Dionneau de Busserolles
Patricia Huret Champniers et Reilhac
Roland Maquaire Champniers et Reilhac


dimanche 1 mai 2022

Saint-Front-la-Rivière supprime son marché


Après un an d’existence, Saint-Front-la-Rivière supprime son marché. La mairie reproche des « manquements » aux organisateurs. Côté participants et chalands, c’est l’incompréhension

« Une commune qui supprime un marché, je n’ai jamais vu ça ! » Le fabricant de spiruline Jean-Marc Dubois n’en revient toujours pas. Comme lui, les producteurs locaux, habitués des lieux, en restent babas. Le marché de la Dronne de Saint-Front-la-Rivière a vécu son dernier jour samedi 30 avril, après un an d’existence.

Sa disparation n’a rien à voir avec un quelconque manque de fréquentation ou de motivation des participants. Le rendez-vous a été liquidé par le Conseil municipal. Par 10 voix pour et quatre abstentions, les élus ont choisi, début avril, de « ne pas reconduire la convention pour l’organisation..
.

Sud Ouest. 1er Mai 2022.


Le dernier marché.

Des habitants se sont mobilisés lors de "la Der" . J'ai envoyé cette lettre aux élus de ma commune:


"Monsieur le maire, mesdames, messieurs

En date du sept avril le conseil municipal a décidé par dix voix  pour et quatre abstentions la suppression du marché en plein air de St Front la rivière , soit un an après son ouverture.

D'après certains élus certains exposants n'auraient pas respecté les règles, principalement l'arrêté préfectoral sur le port du masque.

Sur ce point la gendarmerie est venue à plusieurs reprises et aucun procès verbal n'a été dressé.

On ne peut donc que s'interroger sur les véritables raisons de cette décision, le port du masque n'étant plus obligatoire.

De nombreuses communes aimeraient avoir cet espace de vie sociable, un marché avec des produits locaux en circuit court, un lieu de rencontre, un marché qui crée du lien social intergénérationnel, un marché qui a connu un grand succès au cours des fêtes de l'automne, du printemps, de noël, succès jamais démenti jusqu'à ce dernier jour.

Des exposants dynamiques qui ont résisté chaque samedi matin aux frimas de l'hiver, un boucher et un poissonnier qui ont parcouru nombreux kilomètres pour venir, un fourmillements d'idées dans la tête de ces exposants pour l'avenir de ce marché et pour le bonheur des habitants.

Certains sont des néoruraux qui cherchent à s'intégrer, d'autres veulent vivre dans la sobriété et s'affranchir le plus possible d'un société de surconsommation, des jeunes ou moins jeunes qui s'inspirent de la nature, du monde vivant.

La tolérance c'est accepter que d'autres personnes soient différentes de soi, qu'elles pensent et vivent de manière différentes des siennes, accepter la différence est une richesse.

Je tiens à remercier les élus qui se sont abstenus, j'ose espérer qu'ils étaient contre la suppression du marché.

J'ai particulièrement apprécié comme de nombreuses personnes de la commune et des environs ces moments de convivialité et je regrette vivement de me sentir obligé de vous envoyer ce message.

Bien cordialement

PS : le prétexte à l'interdiction de ce marché a été le non-respect de règles, or, lors du dernier scrutin à la présidentielle, la signature du registre par chaque électeur a eu lieu avant la remise de l'enveloppe dans l'urne."

Francis Le Goyet - St Front La Rivière. 

 


dimanche 22 septembre 2019

Week-end éolien à Saint Jory - Puymangou

La période estivale a été longue et chaude. Elle semble se prolonger.
Il sera toujours temps de se remettre à l’ouvrage, alors continuons de « cigaler ».

Pendant ce temps-là, profitant que le monde humble et discret s’est doucereusement assoupi, les chevaliers du vent se pressent d’affiler leurs épées et d’ajuster leurs plastrons.

Cette coutume, qui consiste à prendre des mauvaises décisions dans le dos de ceux qui vont les subir, n’échappe pas aux ébats éoliens qui agrémentent nos belles campagnes.
Parmi les nombreuses manifestations de cette guerre de position nous avons choisi de vous présenter les deux dernières, la première à l’initiative des tri-porteurs de l’éolien nontronnais, la seconde des opposants au grand éolien industriel de la Nouvelle Aquitaine.


Le 23 août 2019 : Soirée mémorable à Saint Jory
Comme à l’accoutumée il ne s’agit pas d’un compte-rendu.
En prime vous trouverez en pièce jointe celui produit par la presse locale qui ne peut être égalé.
Un véritable chef-d’œuvre totalement en phase avec l’organisation de cette réunion d’échange et d’information.


Cette réunion est le résultat d’une longue maturation qui a débuté par une foudroyante et inattendue velléité de câlinerie  démocratique de la part des trois nontronnais insoumis aux orientations départementales unanimes en matière d’énergies renouvelables. La Dordogne qui se veut être un département d’excellence environnementale n’accepte et ne promeut que les énergies renouvelables bien acceptées, c’est-à-dire en clair, tout ou presque mais en aucun cas l’éolien.
Eolien grand et industriel, pour être complet, mais comme c’est le seul …

En effet, prenant subitement conscience que l’arrivée prochaine des enquêtes publiques allaient se télescoper avec les toutes aussi prochaines élections municipales et que, peut-être, n’avaient-ils  pas fait tout ce qu’il fallait pour expliquer leur choix « personnel », cupide et catastrophique d’un accueil à bras ouverts de « fermes » éoliennes industrielles de très grande hauteur, ces maires avaient envisagé courageusement d’organiser une « consultation locale de la population » concomitamment sur leurs trois communes.
Cependant, manque de chance, la sous-préfète toute nouvellement arrivée, les a poliment, mais fermement, renvoyés jouer à chat perché, au prétexte que l’éolien c’était l’affaire de l’Etat et non des communes.
Nous reviendrons ultérieurement sur cette douloureuse réalité et cette riche aventure où le maire de Milhac s’était encore surpassé.


Dès l’introduction, malhabile et empruntée du maire de Saint Jory, l’électricité ambiante de la salle fut palpable.
L’allusion au récent décès du maire de Signes pour rappeler le sort et le statut peu enviables de « l’ élu », fut accueillie et interrompue par un lourd murmure de l’assistance.
Le rappel des efforts de la commune pour participer à la transition énergétique ne fut guère plus convaincant.
Ces deux tentatives d’enfumage ayant échoué, passer la main et surtout le micro fut une sage décision.

Pour donner un minimum de sérieux à cette réunion organisée par la mairie de Saint Jory, et primitivement réservée aux seuls habitants de Saint Jory, puis ouverte à tous, le PNR, dont le président, il est toujours utile de le rappeler, n’est autre que le maire de Saint Jory, avait invité un membre de l’association Acclima Terra.
Cet intervenant de haut niveau a toutefois expliqué que son domaine de compétence n’était pas l’éolien, mais qu’il était le seul de cette brillante congrégation disponible à cette date.
Bien qu’en congé, c’est avec plaisir qu’il avait accepté de venir nous entretenir des derniers enseignements des études climatologiques sur notre morne devenir.

L’exposé, Powerpoint-assisté, fut de haut niveau, très technique, presque trop.
Et manifestement hors sujet pour la majorité des personnes présentes dont la plupart étaient venues pour savoir surtout si ces éoliennes de malheur qui leur étaient généreusement promises allaient être une bonne fois pour toute abandonnées et quand.
Il fut néanmoins confirmé :
    • que ces prochaines années il y aurait encore moins de vent, en Nouvelle Aquitaine notamment, mais beaucoup plus d’épisodes violents,
    • qu’un grand nombre d’éoliennes réunies réchauffaient le milieu où elles étaient implantées.

Ensuite vint le traditionnel balai des questions réponses et des déclarations définitives, d’abord à propos de l’exposé climatique puis sur ce que chaque intervenant avait envie de dire. Le maire de Saint Jory, en possession du micro, s’imposa comme meneur de jeu et agrémenta de ses commentaires éclairés les différents échanges et monologues animant ce type de réunion. Les deux autres maires, assis à la droite du Père, restèrent religieusement muets et impassibles, comme pétrifiés par l’étrangeté du spectacle auquel ils assistaient et réalisant, peut-être, que les meilleures choses avaient aussi une fin.

Notons toutefois les interventions plus structurées :
    • du représentant des hébergeurs qui tenta vainement d’expliquer, spécifiquement à ces élus, que la démocratie ne se réduisait pas à informer les habitants des décisions qu’ils avaient jugées utile de prendre pour eux, mais qu’au contraire ils leur appartenaient de les consulter avant même d’envisager de prendre ces décisions. La démocratie ce n’est pas qu’un nom, une formalité, une obligation pénible, c’est un état d’esprit. Et malheureusement cet esprit, manifestement, avait oublié de les visiter,
    • du président d’une association de défense de notre environnement commun qui rappela à nouveau que l’éolien industriel était essentiellement un business profitant à des groupements d’investisseurs déguisés en « écologistes » et ceci grâce à la participation financière de chacun d’entre nous. Et que les porteurs de ces projets n’étaient que des commerciaux éphémères appelés à s’évaporer dès que la rentabilité artificielle de ces montages faiblira. Il insista également sur l’évidence que ces élus et leurs conseillers ne possédaient aucunement ce sujet complexe et n’avaient même pas lu le dossier présenté par les promoteurs.

Passons sur les lieux communs des impacts négatifs sur le tourisme et l’activité économique, la dépréciation immobilière, les perspectives alarmantes des démantèlements, les nuisances … et les quelques  mots sur les atteintes à la biodiversité, les paysages, l’environnement, l’eau et la « nature » en général. C’est cependant sur l’avifaune que le débat s’est plus longuement cristallisé  et sur un incident collatéral que s’est conclue cette réunion notoire.

En effet le dernier intervenant, un ornithologue reconnu, et à ce titre membre du conseil scientifique du PNR, a jugé indispensable et astucieux de soutenir que malgré l’implantation prévue des aérogénérateurs dans un couloir majeur de migration ceci n’aurait aucun impact (mortalité zéro a-t-il même précisé) sur les oiseaux qui, deux fois par an, pour notre grand bonheur survole ce territoire « à protéger ». Rappelons que ce membre fut la seule voix dissonante de l’avis émis par le conseil scientifique.
Cela déclencha évidemment une bronca générale mais surtout, il fut opportunément demandé à cet éminent « zo-zoologue » s’il n’était pas en position de conflit d’intérêt du fait d’une relation indirecte avec une salariée de la société Abo Wind porteuse du projet de la « Queue d’âne ».
Et oui, l’éolien industriel c’est aussi souvent cela.
Le vent est une source d’énergie propre mais qui se salie très rapidement.

Le chahut devenant incontrôlable, le maître des lieux jugea prudent de déclarer avec virulence et soulagement  « la réunion est terminée ! ».

Quelle fut l’utilité de cette réunion ?

Nulle.
Non pas tout à fait.

Organisée avec au moins cinq années de retard, mal programmée, mal conduite, mal maitrisée, elle n’aura cependant pas été inutile :
    • c’est la première fois, et sans doute la dernière, où les élus des trois communes de Milhac, Saint Saud et Saint Jory se sont retrouvés devant les habitants pour expliquer et justifier les raisons qui les a conduits, sans aucune concertation, à aliéner le territoire au seul bénéfice de lugubres investisseurs avides de profits faciles et garantis,
    • aucune explication, aucune justification n’ont été données mais en revanche chacun a pu mesurer le degré d’ignorance des conséquences des engagements pris à l’insu des administrés,
    • les habitants de Saint Jory ont eu l’occasion d’entendre d’autres discours, d’autres « sons de cloche » et une opposition communale, jusqu’alors ignorée, a pu se réunir et s’exprimer.

Mais c’est aussi et surtout la démonstration déplorable d’un immense gâchis démocratique, de pertes de temps et de gaspillage d’énergie développée inutilement, de productions de souffrances et de frustrations, de créations de nouvelles inégalités et d’injustices, d’une véritable « dé-faite » de société.
C’est le type même de situation « perdant-perdant ».


Le 24 août 2019 : manifestation régionale à Saint Aulaye des opposants au grand éolien industriel
Là encore pas un compte rendu, mais quelques points forts.

Après Saint Jory, Saint Aulaye.
Deux extrémités du Périgord Vert. Un même problème, le grand éolien industriel.
Entre les deux, un vaste espace encore préservé mais parcouru sans relâche par les promoteurs éoliens, voraces et insatiables.
Ces promoteurs, avec des projets pleins leurs besaces, n’ont qu’une idée : prolonger en Dordogne la couverture des territoires ruraux « si bien réussie » dans le Nord de notre pays.

« Dans notre région Nouvelle Aquitaine, la pression pour imposer le grand éolien n’a jamais été aussi forte.
Dans le nord, la situation est devenue incontrôlable : des centaines d’éoliennes en fonction, des centaines en instruction dans les services de l'Etat, des centaines en projet.
Dans le sud, la pression de l’Etat et des développeurs est de plus en plus forte pour répartir les nuisances !


Les préfets ont reçu des directives explicites du ministre de la Transition écologique et solidaire pour développer l’éolien terrestre. Des préfets obtempèrent y compris contre l’avis des élus, des associations de riverains ainsi que des nombreux acteurs de la région.

C’est la raison pour laquelle une grande manifestation est organisée le samedi 24 août à 10 heures 30 à la bastide de Saint-Aulaye (24410). C’est une manifestation régionale qui concerne l‘ensemble de la Nouvelle Aquitaine, Saint-Aulaye en étant le centre géographique.

Réagissons ! Rejoignons tous ceux qui viendront témoigner lors de ce rassemblement régional »


Tel était l’appel de l’association ASSO 3D auquel environ 500 personnes ont répondues.
Avec beaucoup de détermination mais sans dommages, sans problèmes, avec calme et pondération.

500 personnes c’est insuffisant. Mais la période estivale n’était peut-être pas la plus propice.
500 personnes c’est toutefois un regroupement significatif, dans cet espace régional surdimensionné, où il est plus rapide de rejoindre la capitale à partir de Bordeaux que d’atteindre Saint Aulaye à partir de Saint Jory,
500 personnes c’est aussi les représentants de dizaines d’associations regroupant des centaines d’adhérents et de sympathisants.

Et parmi ces 500 personnes deux personnalités « notables » :

    • le maire de Saint Aulaye, qui après avoir soutenu pendant des années le projet des Grands Clos, mais mesurant la très forte opposition citoyenne qui l’accompagnait, a eu le courage d’en demander l’abandon.
Et de s’en expliquer publiquement.
Cette attitude extrêmement rare mérite d’être saluée mais aussi invite à la réflexion, ce qui est tout aussi rare,

    • le député de la circonscription, qui depuis son élection n’avait pas dévié des propos tenus pendant sa campagne :
                              
" Face à d'autres priorités immédiates et plus prégnantes, la préservation de notre patrimoine, de notre environnement ne doit pas être négligée. Comment ne pas défendre ce territoire exceptionnel qui a échappé aux calamités des siècles précédents et qui est maintenant suffisamment menacé par d'autres phénomènes liés au réchauffement climatique ou à l'activité humaine. Notre cadre de vie est un atout majeur pour le développement d'une économie touristique maîtrisée. Je ne peux imaginer qu'il soit défiguré par des parcs éoliens d'autant que la santé et la quiétude des habitants pourraient en être menacées tout comme la faune. J'observe avec satisfaction que les pouvoirs publics et la collectivité départementale vont dans ce sens. »

Il a confirmé son opposition au projet de Saint Aulaye mais après avoir réaffirmé parallèlement son soutien au développement des énergies renouvelables, il a étourdiment associé à celles-ci « l’éolien ». Evidemment cela ne pardonne pas devant un tel parterre.
La réaction a été immédiate et, chahuté, « houspillé » comme le dit tendrement la journaliste de Sud-Ouest, il a eu quelques difficultés à terminer son intervention.
Dommage car il fallait aussi un certain courage, en tant que député « appartenant à la majorité », de fait pro-éolienne, pour assister à ce rassemblement et confirmer son opposition au projet.
Petit écart dû certainement à une connaissance trop superficielle du dossier qui conduit à reconnaître l’éolien industriel comme une solution énergétique parmi d’autres, alors qu’il ne s’agit que d’une très subtile et très rémunératrice construction financière.



Retour à Saint Jory : une dernière petite gâterie, l’accueil personnalisé

Le soir du 23 août lorsque nous sommes arrivés à Saint Jory, avec mon ami Francis, nous étions un peu en avance et nous devisions, sur la cuisson de la polenta, devant l’entrée de la salle des fêtes.
Un homme grand s’est approché de nous et se penchant vers moi, me demanda si j’étais Monsieur Frasnetti.
    • Lui-même lui répondis-je, assez fier d’être identifié et donc un peu différentiable,
    • Bernard Vauriac, me répondit-il.
Je n’eus pas le temps de répondre « enchanté » que cet homme plutôt imposant me traita d’irrespectueux.
Il enchaîna en se référant à des écrits que j’aurais rédigés et où il lui aurait été manqué de respect.

Un peu pris de court je re-balayais rapidement mes derniers papiers sans trop discerner auxquels il faisait allusion. Hormis le courriel récent adressé à la sous-préfète sur une question de droit administratif (voir ci-dessous).

Le problème avec ces élus grands démocrates, époque second empire, c’est que poser une question sur leurs dires, agissements ou décisions, c’est déjà de l’irrespect. Ce qu’ils disent, ce qu’ils font, c’est ce qu’il faut dire et ce qu’il faut faire. Dès qu’ils revêtent leur écharpe tricolore ils se croient parés de toutes les vertus, détenteurs de toutes les connaissances et, pour certains, attributaires de tous les pouvoirs.
Pendant que je réfléchissais il proféra quelques menaces au cas où je réitérerais mes « irrespects » et notamment si j’intervenais mal à propos lors de la réunion.
A un moment il me demanda ce que je pouvais lui reprocher et je lui répondis :

    • Depuis six ans vous me pourrissez la vie ainsi que celle de plusieurs centaines de personnes.
Sur ce nous nous dirigeâmes, mon ami Francis et moi, vers l’entrée de la salle des fêtes et nous nous installâmes prudemment au milieu de personnes connues.

Cet accueil, viril mais correct, de la part d’un maire, et plus que cela, est assez étonnant. Il témoigne toutefois d’une grande fébrilité et sans doute une grande fragilité. Le colosse aurait-il des pieds d’argile ? Ce sont peut-être les zones humides qui se révoltent !
Il est vrai que la période est délicate. Attaqué de toutes parts, comme maire, comme président du PNR, bousculé par les représentants de l’Etat, désigné par les habitants comme le grand responsable de tous les problèmes drainés par les projets éoliens qu’il a suscités, dissimulés, minorés, portés, et finalement qu’il risque d’assumer pendant des années, il y aurait largement de quoi se remettre en question.

Mais, malheureusement, tout le monde n’a pas la lucidité et l’humilité du maire de Saint Aulaye.


 Jean-Claude Frasnetti-Chantres-Milhac de Nontron.




Courrier adressé à madame la préfète.

A l’attention de Madame la sous-préfète de Nontron,

Bonjour Madame,

Nous habitons à Milhac de Nontron et donc dans une zone où le « syndrome éolien » est présent depuis plusieurs années avec les conséquences sociétales déplorables habituelles et désormais bien connues.
Comme dans la majorité de ces zones le développement de ce syndrome est favorisé et accentué par le rôle très équivoque, le mot est faible, et inconséquent des élus, notamment en matière d’information des habitants.
Depuis votre récente arrivée vous avez déjà eu à connaître des exploits du trio singulier et pathétique qui sévit à Milhac, Saint Saud et Saint Jory, et vous avez d’ailleurs été conduite à intervenir directement.

Cela étant, la situation ne s’est guère éclaircie depuis, la rumeur continuant d’être le vecteur d’information privilégié.
Ainsi, en dernier lieu, à notre connaissance, le Maire de Saint Jory a adressé à ses administrés un courrier annonçant « une réunion d’information et d’échange réservée aux habitants de (sa) commune ». « Et en français » a-t-il jugé utile et élégant d’ajouter.

Ma question est donc la suivante et dépasse le seul problème évoqué :

Une telle réunion, organisée par un élu, communal, communautaire, départemental, …, qui peut être qualifiée de « publique » et dont l’intérêt dépasse très largement les limites, ici communales, (au cas présent une trentaine de kilomètres à la ronde) peut-elle être « réservée » à une partie de la population ?

Pour simplifier, une initiative de ce type est-elle légale ?
Si oui, dans quelles limites ?
Si non, quelle peut en être éventuellement la sanction ?

Je vous remercie de votre attention.

Recevez, Madame, mes salutations les plus respectueuses.

Jean Claude FRASNETTI
Le Juge
Chantres
24470 Milhac de Nontron

lundi 16 juillet 2018

La circulation de l'information dans la société du tout numérique



L'office de tourisme intercommunal publie chaque mois, depuis avril, un calendrier des animations. Ce calendrier est basé sur les informations reçues par les organisateurs. On peut le consulter en ligne et les personnes sur la liste de diffusion le reçoivent en pdf, on peut aussi l'avoir en « vrai » à l'office de tourisme de Nontron.

vendredi 6 juillet 2018

Lettre ouverte à nos Conseillers départementaux du Périgord Vert Nontronnais

  ( par Jean Claude FRASNETTI - Chantres -Milhac de Nontron)


Madame la Conseillère, Monsieur le Conseiller,

Nous avons reçu le numéro 01 de votre « La Lettre de vos conseillers départementaux ».

Nous vous remercions de cette heureuse initiative qui fait, à mi-mandat, un point assez complet de l’action du Département, avec un focus spécifique et prépondérant sur notre canton. Belle présentation, format et support adaptés, quelques photos symboliques, et beaucoup de chiffres.

Et surtout une démonstration du poids et de l’étendue des missions assurées par le département, et donc de son rôle « incontournable » dans notre vie quotidienne.

Personnellement, je me suis particulièrement attardé sur la séquence « Le département de l’excellence départementale ». Les médisants diront que la photo choisie n’est peut-être pas la plus représentative de la biodiversité périgordine même si la présence d’Hubert Reeves est toujours un plaisir et un réconfort.

Dans ce chapitre vous listez toutes les actions dans laquelle le département est engagé et, le plus souvent, moteur et initiateur. Notamment la fameuse croisade « zéro pesticide » dont notre petit hameau a pu mesurer la « redoutable » efficacité. Il est incontestable que sur le plan environnemental le département, à travers ses services, dispose d’une réelle expertise pour affronter les difficultés d’une transition énergétique inéluctable alors, qu’au niveau national, il apparaît de plus en plus clairement que dans ce domaine la transition n’est pas qu’énergétique.

Par exemple, au plan des énergies renouvelables le Département, fort de la connaissance de ses potentialités a défini des orientations, jusqu’alors, assez claires. En adoptant, notamment, une motion explicitant le caractère inapproprié et importun  de l’exploitation de l’énergie éolienne sur l’ensemble de son territoire.

Je me suis cependant longuement interrogé sur le sens de phrase : « Le Département peut aussi se saisir de questions locales qui peuvent conduire à des tensions locales, comme il l’a fait dans notre territoire avec l’organisation et l’animation d’une journée dédiée au débat sur les énergies renouvelables. »

L’adjectif « local », qui se fait écho, n’a sans doute pas été choisi au hasard et peut être interprété de plusieurs façons, en ce cas au moins deux :

-soit, il s’applique à la dimension géographique et organisationnelle de cette journée et à son centrage sur Nontron et le nontronnais, ce qui a été majoritairement le cas, même si l’ensemble du Périgord vert, et peut-être plus, était représenté, et auquel cas, ce sont plus précisément l’organisation et l’animation qui auraient dû être qualifiées de « locales »,

-soit, c’est le sujet, les énergies renouvelables, et plus particulièrement l’énergie éolienne point de focalisation, générateurs de questions et de tensions qui, par extension, est qualifié de local et dans ce cas il s’agit d’une appréhension très restrictive et erronée de cet important problème.

En effet, la transition énergétique, les énergies renouvelables, les questions qu’elles posent, les tensions qu’elles génèrent n’ont en aucune façon un caractère local. Le sujet et ses manifestations sont mondiaux, européens, nationaux, régionaux, intercommunaux, mais certainement pas locaux.

Et pour s’en tenir au seul problème éolien, ce qui devrait suffire, un projet d’implantation à Saint Pardoux ou à Nontron c’est plusieurs projets dans le nontronnais, puis dans le Périgord Vert, puis sur toute la Dordogne, y compris dans des environnements « protégés » naturellement ou politiquement. C’est une logique financière et industrielle à laquelle aucun département n’a pu et ne peut échapper.

Ce Département « incontournable », protecteur omniprésent, « solidaire envers ses habitants, qui vous accompagne près de chez vous », qui « peut aussi se saisir de questions locales qui peuvent conduire à des tensions locales » aura-t-il la force de résister à la pression tous azimuts, permanente et répétée des aménageurs ?

La première chose à faire c’est de repousser ces aménageurs le plus tôt possible, et surtout, avant que l’enquête publique ne soit lancée ! Car une fois lancée les recours seront judiciaires donc très onéreux et totalement aléatoires. C’est à dire que pour les projets encore à l’étude ou même déposés, mais pour lesquelles la mise à l’enquête n’a pas été décidée, il « suffit » que le conseil municipal « responsable » prenne une délibération d’opposition au projet.

Comment faire, le demander tout simplement aux maires concernés. Dans le nontronnais, pour le moment, cela ne concerne que deux personnes.

Rien de plus facile, le Département sait parfaitement faire ce « travail ». Je vais vous rappeler comment.

Je suis membre d’une toute petite association citoyenne qui s’intéresse au développement du territoire et à la conduite de la démocratie locale. Cette association, il y a un peu plus d’un an, avait décidé d’organiser un dîner-débat sur le développement des réseaux de communication numérique en invitant les techniciens opérant sur le département.

Quelques jours avant la tenue de cette animation nous avons reçu un courriel - même pas un courrier - signé d’une salariée diligente et zélée d’une autre association, disons sous « dominance » départementale, rédigé en ces termes
:

Bonjour,

Le Conseil départemental et Périgord Numérique sont en train de faire le tour des communautés de communes pour les tenir au courant de l’état des lieux de l’accès numérique du territoire.

En concertation avec le syndicat Périgord numérique et dans l’attente que ces réunions prioritaires aient eu lieu, la rencontre qui était prévue avec vos adhérents est reportée.

Cordialement,


Vous voyez, rien de plus simple, nous pouvons même vous proposer un modèle inspiré de cette délicate « invitation à circuler, à haut débit, évidemment ».

Cher collègue et néanmoins ami,

Le Conseil départemental a adopté à l’unanimité une motion refusant les implantations éoliennes industrielles sur son territoire.

Il y a plusieurs années déjà tu as envisagé, sans doute dans l’espoir d’améliorer les recettes de ta commune, mais peut-être un peu trop rapidement, d’accueillir un investisseur éolien.

Ayant depuis pris la mesure de tous les inconvénients, risques, oppositions, dégradations environnementales et paysagères … pour ta commune, mais aussi pour l’ensemble de notre territoire, qu’entrainerait la poursuite de cette aventure, tu comprendras qu’il est devenu sage d’y renoncer. Et ceci dans l’intérêt de tous.

Aussi, je te demande, en concertation et en accord avec l’ensemble de nos conseillers départementaux, et au titre de notre longue amitié, de renoncer rapidement à ce projet en prenant au plus tôt une délibération en ce sens.

Cher ami et néanmoins collègue, nous te remercions.


Voyez comme il est simple de mettre en cohérence ses paroles et ses actes, ses convictions et ses actions.

Ainsi vous offrirez une porte de sortie honorable à deux personnes égarées, et vous libérerez des centaines d’habitants qui, depuis plusieurs années déjà, vivent dans la crainte permanente de voir leur projet de vie à jamais anéanti.

Recevez, Madame la Conseillère, Monsieur le Conseiller, mes salutations les plus respectueuses.


  Jean Claude FRASNETTI - Chantres -Milhac de Nontron

vendredi 25 mai 2018

En attendant la voie verte V92

( par Sigrund Strunk- Javerlhac)


Quand j'ai lu l'article « Flow vélo, coule petit vélo » sur ce blog, je me suis demandée ce que cela pouvait bien être. Une bicyclette qui a coulé ? Si oui, pourquoi et comment ?
Bien que l'auteur affirme que le mot flow vélo existe et qu'il est protégé par le droit d'auteur, je ne l'ai pas cru. J'ai donc vérifié sur internet.
Effectivement, ce n'est pas une mauvaise blague. Mais quelque chose qui coûte cher au contribuable, sans rien lui apporter, sauf des panneaux indicateurs, qui ont fleuri depuis quelques jours. On y voit bien un logo. Prix des panneaux 16.000 € pour la communauté de communes (Délibération N°CC-DEL-2018-008). Cela s'appelle une valorisation touristique.

Le projet
La vélo-route 92 fait 290 km de Thiviers à l'Ile d'Aix. Elle traverse 60 kilomètres en Dordogne (existant 17 km), 110 kilomètres en Charente (existant « la coulée d'oc » 21 km) et 120 kilomètres en Charente Maritime (2 tronçons, au total 40 km existent en site propre).
2010 Le schéma national des véloroutes Voies Vertes officialise l'intérêt du tracé.
2012 Le Conseil Général de la Dordogne publie l' « Etude d'une véloroute/voie verte Charente Périgord, de la coulée d'Oc en Charente à la Haute-Vienne ».
2014 réunion voie verte au mois de février, l'élu de la communauté de communes du Périgord Vert Nontronnais n'a pas reçu d'invitation (pv mars 2014, p.36), achat d'un terrain à Villejalet (Lussas-et-Nontronneau), groupement de commandes (DÉLIBÉRATION N°CC-DEL-2014-212 ), en décembre lancement d'un appel d'offres.
2015 ComCom : Demande d'une subvention pour la maîtrise d'œuvre (DELIBERATION N°CC DEL 2015-044) au mois de juin
2015 La Dordogne, la Charente et la Charente-Maritime s'associent pour faire vivre le projet de voie verte.
2016 Création du comité de pilotage.
2017 Le nom Flow vélo® est inventé. Le concept a été développé avant que les voies vertes ne soient aménagés. De nos jour le marketing est plus important que le produit qu'on veut vendre. Mais que diront les vélo-touristes en découvrant la supercherie ?
2018 Dès le mois de mars, des panneaux vélo-route commencent à fleurir au bord des routes de la communauté de communes.

La vélo-route V92 du doux nom flow-velo
Un article du journal Sud-Ouest du 14 juin 2016 affirme : « si le nom de la Flow vélo est un anglicisme « dans l’air du temps », c’est aussi pour parler aux oreilles des touristes étrangers, en particulier des Allemands et Néerlandais, adeptes de vélotourisme. » Comme j'ai des oreilles de touriste étranger, je peux assurer, que cela sonne ridicule.
Pire, pas prononcé à l'anglaise, on entend Flo(h), puce en allemand. Une bonne partie des Français que j'ai interrogé, étaient tellement perdus qu'ils n'ont même pas réalisé que vélo est un mot « bien de chez nous ».
Il n'y a que très peu d'articles disponibles sur la vélo-route. Presque tous (en français, anglais et allemand) reprennent le texte du communiqué de presse publié en 2017.
La présidente du comité d’itinéraire V92 est Marie-Henriette Beaugendre qui est également vice-présidente du conseil départemental de la Charente, en charge de l’Environnement et des Ressources naturelles. Dans une interview elle déclare : « La première étape est la création de l’identité de l’itinéraire. » Puis la signalisation est mise en place pour des « itinéraires provisoires avant que les aménagements définitifs en site propre sur chemins de halage ou anciennes voies ferrées soient réalisés. » https://www.departements-regions-cyclables.org/actualite/2017/02/08/veloroute-v92-de-dordogne-a-lestuaire-de-charente-entre-promotion-touristique-outil-de-mobilite/
En lisant les articles promotionnels, j'ai appris que la voie verte traverse « Une campagne chic et verdoyante » qui vous permet de pédaler « en mode slow tourisme ».
Est-ce que le journaliste à juste fait une halte dans une distillerie de cognac chic et admiré les photos de vignes ? Le tracé actuel en Dordogne n'a rien de bucolique. Au lieu de suivre, au moins approximativement l'ancienne voie ferrée qui évitent les dénivelés de terrain, les décideurs inconnus ont opté pour la difficulté.
Ma sœur, pourtant grande sportive, a trouvé que les petites routes entre Bordeaux et Javerlhac plus difficiles que prévu. Sur les cartes routières on ne voit que peu de dénivelé. Mais au final il y a beaucoup plus de côtes assez raides qu'on le croit. Résultat une lente (slow) progression.

                                                                  Saint-Martin le Pin



Avertissement pour cyclo-touriste
Si quelqu'un s'avise de suivre le fléchage pour vélos entre Javerlhac et Nontron, il constatera qu'on lui évite de voir les commerces et qu'au lieu de le faire passer sur la D75, assez facile pour un cycliste « slow » on lui fait traverser les collines de Saint-Martin-le-Pin (D94). Après Javerlhac, au début de la D94 une monté de 50 m – de 125m d'altitude à 179) sur 1,4 km, puis descente vers St-Martin-le-Pin (171m), nouvelle monté à 200m, descente jusqu'à 179m et hop, encore une colline 1,2 km jusqu'à 237 m d'altitude un peu après le lieu-dit le Four-à-Chaux. Petit trajet facile vers une vallée, avant d'attaquer la colline suivante et, après le pont sur un ruisseau, vient la dernière courte monté sur 500 m pour arrivée au point culminant à 272 m d'altitude. Enfin vient la grande descente jusque dans la vallée du Bandiat à Saint-Martial-de-Valette à 183 m d'altitude.
Plusieurs fois, j'ai fait Javerlhac-Nontron en vélo. Cela ne m'ai pas venu à l'esprit de prendre la D94. Je prends toujours la D75 le long du Bandiat qui monte presque pas – sur 10 km un dénivelé de 25 m, puis une seule monté pour arriver à la mairie de Nontron.
En venant de Saint-Martin-le-Pin, direction Javerlhac, le panneau pour cyclistes les envoie vers la gauche, direction Nontron. Le panneau routier à une flèche vers la droite indiquant « Javerlhac 2 km ». L'avantage de suivre le fléchage pour vélo : un détour d'environ 200 m et une colline supplémentaire en prime.

La promotion en Dordogne
Je n'ai rien trouvé. Uniquement la Charente-Maritime communique sur le sujet. Et l'office de tourisme d'Angoulême indique qu'il mettra l'itinéraire détaillé en ligne dès qu'il sortira !
D'après le procès verbal du conseil communautaire de janvier 2018, il existe une pétition contre le terme « flow vélo ».

Sigrun Strunk, Javerlhac

P.S. En Autriche existe un (une?) « Flowtrail Teäre Line » (je suis incapable de traduire). Il s’agit d'une descente pour vtt de 6 km en montagne.
Jusqu'en 20013, VeloFlow était une application gps pour vélo.

vendredi 18 mai 2018

Nouvelle déclinaison du Zéro et l’Infini : Le Zéro-phyto et l’Infinie connerie.

(par Jean-Claude Frasnetti- Chantres-Milhac de Nontron)


Chantres est un petit hameau situé au nord de la commune de Milhac de Nontron, en limite de la commune de Saint Pardoux la Rivière.
En son sein il protège une petite chapelle datée du 12ème siècle.

Cette chapelle, très élémentaire, qui se caractérise principalement par son équilibre naturel, s’intègre parfaitement dans son environnement discret et bocager.

Sa simplicité ne demande aucun aménagement complémentaire puisqu’elle revendique, par sa modestie, se suffire à elle-même.
En cela elle est tout à fait emblématique du Périgord Vert dont la beauté repose pour l’essentiel sur l’équilibre et la sobriété de ses paysages et la quiétude et le sentiment de plénitude qui en découlent.

Tout est beau chez elle, il n’y a rien à jeter … et surtout rien à ajouter.

Le hameau comprend une quinzaine de maisons dont une seule n’est pas occupée. Elle jouxte la chapelle. Mais elle est conservée et ses abords entretenus régulièrement. Les habitants permanents ne sont qu’une dizaine mais toutes les habitations sont visitées au moins une fois par mois. Le hameau est donc très vivant et les habitants très attachés à son atmosphère et à son environnement.

Le matin du 24 avril 2018 notre attention a été attirée par des mouvements de camions et d’engins, des poses de panneaux de restriction de circulation, l’entreposage de ciment et de sable, bref une activité très inhabituelle, brusque et non attendue.

Intrigués nous nous sommes rendus au centre du hameau où avaient débuté des travaux de réaménagement de l’espace d’accueil, et parfois de parking, situé devant la chapelle.
Réaménagement lourd, totalement opposé à celui dont nous avions coutume, et devant permettre, d’après les intervenants, de faciliter l’entretien de cet espace.

Entre riverains nous nous sommes interrogés :

    -personne n’avait été consulté,
   - personne n’avait été prévenu,
    -personne n’avait vu une quelconque affiche de démarrage et de description de chantier.

Le soir par mail nous avons contacté tous les habitants et propriétaires du hameau en adressant copie à la mairie.

Le lendemain matin, à 5 heures, le maire nous gratifiait d’un courriel, tout en nuance, avec délicatesse et élégance, en mode « démocratique dégradé » caractéristique de l’émetteur, manifestement peu ému par l’émotion déclenchée au sein du hameau.

« Bonjour à toutes et tous,

Pour celles et ceux qui voudraient connaitre la finalité des travaux engagés autour de la Chapelle.
et ceux conformément annoncés aux voeux de début d'année, je serai présent ce matin vers 9h00 sur site.

Nous réalisons ces travaux d'aménagement des surfaces pour répondre à l'avenir au mieux à l'engagement
zérophyto de notre commune, démarche qui a débuté en 2014.
les surfaces hydrocarburées vont être remplacées par de
L'espace végétalisé qui sera supérieur à ce qui l'était auparavant, puisque constaté inutilisé, et une partie minérale le plus naturelle
possible sera consacrée à la circulation piétonne, voir de stationnement.
Voir l'aménagement au calvaire du hameau.
de fait l'état périmétrique de la charmante chapelle sera plus agréable, et rehaussera la valeur du petit édifice.
à bon entendeur

bien cordialement
Pascal M »

Revenons quelques instants sur les travaux et leur motivation.
Chacun ne peut que se féliciter de la nouvelle politique départementale de suppression de l’utilisation des produits phytosanitaires dans les espaces publics, notamment dans les cimetières.
Au cas présent cependant, personne n’a sans doute jamais eu l’idée d’utiliser de tels produits pour l’entretien de cette placette, son entretien se limitant à quelques débroussaillages à la périphérie du lieu. Les « surfaces hydrocarburées » de la place elle-même, fortement dégradées, se satisfaisant largement d’un auto nettoyage saisonnier.
En résumé, jusqu’au 24 avril 2018, personne, hormis apparemment quelques esthètes voulant « rehausser la valeur » de la chapelle, en rehaussant sa placette, n’avait réclamé, ni même imaginé, qu’il faille de toute urgence en modifier le caractère et l’environnement.
Mais, quand on veut tuer son chien …

Cela étant soyons reconnaissants, les travaux réalisés sont beaucoup moins structurants que nous le redoutions en observant les très importants moyens déployés. Bien propres, bien faits, Vinci n’a qu’à bien se tenir pour la réalisation du prochain tronçon d’autoroute. Mais pour l’ «exécution » des aires de repos, notamment « verdurées », ce sera peut-être encore un peu juste.
On ne reconnaît plus rien certes mais, si ce n’est les graves fautes de goût, le pire aura été évité.
Mais il est sûr que poser une table en formica devant un buffet Louis XV cela peut en choquer certains, même beaucoup.

Mais bon, soyons indulgents, la chapelle est toujours à la même place.
Même si cette nouvelle placette, elle, n’est désespérément pas à sa place !

La vie est vraiment mal faite, quand nous voyons toutes ces villes qui dépensent des fortunes pour végétaliser jusqu’à leurs trottoirs et nous, humbles ruraux, qui gravillonnons le moindre espace où l’herbe ne demande qu’à pousser.

Fautes de goût, Carton jaune !
Travaux et dépenses inutiles, Carton rouge !
Expulsion ! Et suspension jusqu’à la décision de la commission de discipline.

Mais tout essentiel que soient la protection et la défense de notre patrimoine collectif et les choix de sa conservation et de son entretien, les méthodes d’une gouvernance démocratique ne peuvent être délibérément ignorées.

Il est en effet inadmissible qu’une intervention lourde et conséquente sur l’environnement immédiat et quotidien des citoyens se réalise, dans leur dos, sans consultation, sans concertation, sans aucune prévenance, sans le moindre respect pour les personnes qu’elles soient riveraines, proches, passantes - passées, présentes ou futures - enfin pour tout individu ayant à connaître de l’existence d’un site appartenant à tous et à personne.

Il est insupportable que la seule réponse de l’élu responsable aux légitimes interrogations, consternations et colères des habitants soit une déclaration péremptoire, pseudo-technique, moralisatrice, prétentieuse et bravache. Etre pris en défaut n’exclut pas d’être courtois, poli et de présenter des excuses. Un élu, surtout lorsqu’il s’adresse aux citoyens dont il est censé être le représentant, est appelé à rendre compte, pas à régler ses comptes.

Il est surtout impensable que de telles réalisations pouvant mettre en péril des ouvrages et leur environnement, aussi précieux et fragiles, ne fassent l’objet d’une attention particulière de la part de leur très éphémère promoteur. Cette chapelle n’est malheureusement pas protégée, et il n’y a donc pas, juridiquement, d'obligation de soumettre le projet à l'avis de l’architecte des bâtiments de France.
Mais quelle inconséquence, quelle légèreté, quelle suffisance de ne pas le faire spontanément, surtout comme nous devons malheureusement le constater, lorsque le promoteur ne semble pas être des plus compétents dans cette discipline ardue et délicate.

A l’examen de ces faits et des éléments d’appréciation recueillis, les habitants du hameau ont décidé de constituer un collectif dont le premier objectif sera de faire connaître très largement :

   - son total désaccord sur les travaux réalisés,
   - son indignation sur l’absence inexcusable de consultation et de concertation ayant présidée à l’engagement de tels travaux,
   -- ses interrogations sur les motivations réelles de ces travaux,
    son exigence d’un rétablissement rapide d’une situation en rapport avec l’état antérieur.


A bon entendeur, salut !

Cette expression qui date du XVIIe siècle est en général une menace, un avertissement plus ou moins voilé.

JCF – Chantres Milhac de Nontron


PS : Allez une dernière pour la route.

En face la chapelle de Chantres se trouve un panneau d’affichage municipal où il y a encore quelque temps étaient affichés les dates et ordres du jour des conseils municipaux. Mais avec « Internet » ces us ont disparu. Le tableau est souvent vide ou couvert au rythme des collectes de sang organisées à Saint Pardoux.
Quelques jours avant le démarrage des travaux fut annoncée par affichage pour le 25 avril 2018 une Rencontre paroissiale à la mairie de Milhac :
« Votre curé l’abbé René Mathieu vient à votre rencontre …
Présentation de la commune par le maire ou un délégué, puis échanges entre les participants.
Je me réjouis de passer un moment avec vous. »
Abbé René Mathieu

Rêvons un peu et imaginons un maire éclairé proposant à ses administrés une Rencontre municipale et terminant son invitation par « Je me réjouis de passer un moment avec vous ».
Beaucoup plus élégant et responsable que le malséant, déplacé et affligeant « A bon entendeur ».




lundi 23 avril 2018

Quand les éoliennes montent au ciel, les apôtres essaient de reposer les pieds sur terre. Saint Front de Pardoux,

 A l’Hôtel de France, le 1er avril 2018


-          Tu connais pas la dernière ?
-          Non, mais tu vas me la raconter.

-          Vauriac, le grand chef éolien « Nuage blanc qui tourne » vient de s’apercevoir que les machines d’Abo Wind allait faire 200 m de haut, et il est pas content, mais pas content du tout !
Enfin il le fait croire, car il est bien le seul à découvrir cette réalité.
Et il le fait savoir, de façon à laisser penser que ce projet pourrait même être abandonné.
-          Pas sûr, en fait il ne connaît pas très bien ce dossier. Pour lui « l’éolien », tout l’éolien, c’est Rilhac-Lastours. Comme beaucoup de maires du secteur.
Quand ils sont allés se promener en Charente ils ne se sont même pas aperçus que dans la vie réelle, les éoliennes, dès qu’elles sont installées, elles se reproduisent dans tous les sens.
Plus prolixes que les lapins, plus invasives que l’ambroisie. (Voir ici la carte du parc éolien en Nouvelle Aquitaine)

Et il y a tellement longtemps qu’il est maire … Pour lui c’est un dossier comme un autre, un permis de construire pour un abri de jardin ou l’autorisation d’utiliser la salle municipale.
Et puis quand tu écoutes les commis voyageurs de l’éolien, ils sont tellement sûr de soi qu’ils en deviennent rassurants : d’ailleurs ils s’occupent de tout !
Même du vent, quand il n’y en a pas suffisamment, ils soufflent. « Ils portent le projet » comme ils disent.

-          Oui mais il est quand même président des maires du département.
-          Peut-être mais ça c’est un truc honorifique, en échange d’un autre hochet qu’on donne à bidule, et c’est un endroit où on ne parle pas beaucoup de l’éolien.
Sur les 500 maires, il n’y en a qu’une dizaine qui veulent accueillir des gyrophares sur leur territoire, pour se faire repérer sans doute.


-          Il est aussi président de la ComCom du Périgord-Limousin, ça c’est un vrai job.
-          Oui aussi, et d’ailleurs il a beaucoup de soucis avec les nouveaux conseillers qui n’arrêtent pas de l’empêcher de faire comme il avait l’habitude.
Ils lui imposent même de voter à bulletin secret. Remarque, il devrait être content, car en matière de secret c’est un expert !
Mais là encore l’éolien ne passionne pas les conseillers, c’est un problème qu’ils préfèrent ignorer, car ignorants sur le sujet et donc persuadés que cette éventualité ne se produira pas.


-          Mais dis-donc, il est pas président du PNR aussi ? Là tu es obligé de connaître un minimum de choses.
-          Penses-tu avec la kyrielle de techniciens qui animent le Parc il peut même trouver la réponse aux questions qu’il ne se pose pas.
D’ailleurs il y avait une personne qui ne s’occupait que des éoliennes mais elle est partie.
C’était une convaincue, une fervente, une esthète de l’aérogénérateur, une émancipée du galbe de la pale.
Sa devise : « Que la pale soit avec toi ! ».

           
Bon résumons-nous :
-          tu as devant toi un élu avec beaucoup plus de casquettes qu’il n’a de tête pour les porter toutes,
-          il est maire depuis une éternité et il connaît la spécificité et la fragilité du pays où il sévit,
-          il ne peut ignorer qu’il est au beau milieu d’un couloir majeur de migration, cela tout le monde le sait et en profite deux fois par an,
-          il sait en particulier que l’absence de vent nécessitera « économiquement » des équipements lourds et nombreux qui transformeront irréversiblement une partie très étendue du territoire,
-          et quand le promoteur dévoile une partie encore limitée de son projet il est étonné, surpris, déconcerté, qu’il faille des engins de 200 m de haut pour, peut-être, avoir un peu plus de lumière la nuit.

Et il nous fait un caprice, c’est pas ce que je vous avais commandé, et bien puisque c’est comme cela, j’en veux plus !
A quoi joue-t-il ? Et avec qui ? Et avec quoi ?
 Est-ce vraiment raisonnable une telle attitude pour un élu aussi chargé, peut-être trop, de responsabilités ?
Est-ce vraiment admissible pour un président de PNR de s’avouer si ignorant des conséquences inéluctables, et prioritairement sur les paysages, d’un projet éolien, quand plus de 10 000 machines ont déjà été installées ?


Alors que peux-tu penser de cet élu et à ton avis que doit-il faire ?
Et pour nous, est-ce vraiment acceptable de continuer à nous laisser illusionner et abuser ?



En fait tout ceci n’est qu’une petite histoire qui se raconte au bord d’un comptoir, en buvant un verre, mais malheureusement ce n’est pas une brève.
C’est une rumeur, car sur ce territoire la circulation de l’information « politique », au sens large de gestion de la cité, ne semble pas avoir dépassé ce stade :« La rumeur approche, l'écho la redit ».


Et sur ce sujet, la construction de centrales électriques faisant appel à des aérogénérateurs, installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE)*, depuis maintenant près de quatre années n’ont circulé que des rumeurs, des on-dit, un nombre considérable de « fake news » pour faire moderne, des déclarations incomplètes, péremptoires, hors sujet, infantiles, et les pires, les fadaises et tromperies des promoteurs. Sans oublier des éditoriaux moralisateurs, consternants et pitoyables.
Mais aucune information officielle, claire, simple, non partisane, n’a été fournie aux habitants de toutes les communes qui pourraient être impactées par les projets en cours. Et compte tenu de la dimension de ces projets et de l’ampleur qui pourrait être donnée à leur développement, ce sont pratiquement toutes les communes qui seraient concernées.

Il serait donc opportun de profiter de cette dernière fanfaronnade pour mettre un point final à cette triste farce et qu’enfin la sérénité revienne sur nos  territoires.
Car pendant que le président du PNR essaie de nous amuser, les dossiers avancent, se remplissent de photocopies, et que les enquêtes publiques se profilent.

Et cette fois ce sera trop tard, plus personne, hormis le Préfet, n’aura la main.
Et certainement pas le président du PNR, tout président qu’il soit, tout président de la ComCom qu’il soit, tout président des maires qu’il soit, et tout maire lui-même qu’il soit.
Et l’Etat est soudainement devenu pressé, les possibilités de recours viennent d’être fortement limitées de façon à raccourcir significativement les délais.
« Les Préfectures sont des monuments en airain … un coup d’aile d’oiseau ne les entame même pas … C’est vous dire ! »
Si les pales doivent monter jusqu’à 200 mètres pour être caressées par le zéphyr, et livrer quelques kilowatts, et bien elles monteront jusqu’à 200m.


Citoyens ! A vos plumes !

Mesdames et Messieurs les élus, maires et conseillers, ils ne vous restent donc que très peu de temps pour refuser cette catastrophe.
Et une solution toute simple, un vote négatif de votre conseil municipal. A bulletin secret évidemment !

Jusqu’à présent, une seule municipalité semble avoir su prendre ses responsabilités.
Son maire est une femme, simple coïncidence.

Jean-Claude Frasnetti – Chantres-Milhac de Nontron.


ICPE : une installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE) est une installation exploitée ou détenue par toute personne physique ou morale, publique ou privée, qui peut présenter des dangers ou des nuisances pour la commodité des riverains, la santé, la sécurité, la salubrité publique, l’agriculture, la protection de la nature et de l’environnement, la conservation des sites et des monuments.


Commentaire:

Que tout le monde se préoccupe du respect de l'environnement, c'est formidable et indispensable. Concernant les éoliennes, et même les panneaux  voltaïques, il faut reconnaître que l'un comme l'autre ne sont pas esthétiques . Je fais partie d'une équipe de chercheurs et inventeurs;, nous avons des Ingénieurs qualifiés (décorés de la médaille du mérite par le préfet de la Dordogne). Un projet de production d'électricité en continu, qui supprimerait les Éoliennes, Panneaux voltaïques, et même  le Nucléaire. "Riez, riez"Il va s'en dire que ce projet très  au point  devra être accepté de la haute autorité, il risque de passer à la trappe, car ce projet va révolutionner le monde, et les gros industriels vont s'opposer farouchement pour que ce projet ne soit pas réalisé. On le comprend, ils n'hésiteront pas à tuer dans l’œuf cette technique. Qu'en penses les Périgourdins?

Cordialement,

Pascot Yves. Augignac.

jeudi 15 février 2018

Flow vélo, coule petit vélo !

      
À propos de la « Flow vélo® »





(https://www.lacharente.com/La-Flow-Velo- nouvel-itineraire-velo 
 - Contact: Nicolas  Lemeunier, chargé de mission à Charente

Tourisme  05.45.69.04.83) ou Véloroute n°92 appelée à relier l’île

d’Aix à Thiviers - 290 km) :

J’ai été agréablement surpris d’apprendre que le nom de la future

« voie verte » traversant notre Périgord Vert s’appellera la « Flow

vélo® » ¹, alors que les charentais, qui ont eu les couilles vingt ans

avant nous (les Nontronnais) d’achever le travail dans ce domaine

n’ont pas hésité à appeler leur portion (21 km –

Souffrignac – Le Queroy) « La coulée d’oc » il y a de cela

bientôt deux décennies !

De même, j’ai été très enchanté d’apprendre que la municipalité de

Nontron a récemment inauguré un terrain multisports appelé « City

Parc » ² (Journal Sud Ouest 24 nov. 2017 :

http://www.sudouest.fr/2017/11/24/le-terrain-multisports-a-ete-

inaugure-3975354-

1970.php – et https://www.nontron.fr/la-mairie/actualites/380-
 ouverture-de-l-aire-de-jeux-city-parc )

où l’on se rend compte que le correspondant du journal Sud Ouest

l’appelle « City stade » alors que la municipalité l’a bien baptisé

« City parc » !!! Tant il est vrai que les deux dénominations sont

courantes maintenant dans l’hexagone, l’une (City Parc) venant

de « City Park »…. directement des States, l’autre « City stade »

venant… de chez nous, on en est proud* !

(À Mornac en Charente, il y en a un : c’est toujours un terrain

multisports !)

En continuant ainsi dans notre avilissement à la culture anglo-

saxonne sans nous en rendre compte, en employant des mots ou

expressions dont on ne connaît parfois même pas la signification, il

ne faudra pas s’étonner de perdre un jour notre IDENTITɳ….

Je m’en fous, je sais ce que veut dire « Flow vélo® », je me

ferai sodomiser culturellement en sachant d’où ça vient,

mais nos enfants et petits enfants le subiront en pensant que

c’est naturel, que « Ça a toujours été »…. Mais non !!!



Le Ratinòc.


¹  Non pas que je revendique une appellation en occitan, ce ne

serait pas forcément le propos ou la pertinence, quoi que….

 ²   Là aussi : un mot anglo-saxon accompagnant  (soutenant ?) un

mot français : nos amis  grands bretons en rigolent !

 * « proud » et non pas « prout » c’est comme ça qu’on dit « fiers »

en grand breton.

³ … si ce n’est déjà fait…

® Flow vélo : en quelque sorte : « la coulée à vélo » : l’agence (ou

le cabinet : là, je tire la chasse) qui a en charge la communication

pour cette opération a bien bris soin de déposer la marque….

Qu’elle (ou il : là, je re-tire la chasse) a POMPÉE sur l’appellation

existante de nos amis charentais ! Et ils ont touché quelques

centaines, voire quelques milliers d’euros –et vont continuer à en

toucher- pour ce coup de maître….

Faites circuler, ce n’est pas une Fausse Nouvelle (« Fake News »

en français)… bien que je me méfie de tout ce qui s’écrit « FN » !

 … il serait même trop tard, puisque la communauté de communes

du Périgord Nontronnais a donné son accord à une attribution de

subventions pour cette « opération » lors de son dernier conseil  

communautaire : c’est passé comme une lettre à la poste !

(« Like shooting fish in a barrel » en français de bientôt)




Patrick Ratineaud - Savignac de Nontron.