mardi 25 août 2026

Les animaux du parc naturel régional Périgord-Limousin

Si vous habitez dans le Parc Naturel Régional Périgord-Limousin, vous avez peut-être entendu parler de la révision de la charte. Peut-être avez-vous même participé aux ateliers organisés au printemps 2024.

En survolant divers documents du parc, j’ai buté un jour sur l’expression « biodiversité volante » Ce weekend j’ai regardé un peu l’avant-projet de charte et je constate qu’il est bien question de biodiversité, mais que cela reste vague. Très concrètement, qu’est-ce qui doit être mis en œuvre  pour protéger cette fameuse biodiversité ?

Que faut-il comprendre sous « biodiversité volante » ? On trouve ce terme dans le dossier de séance du comité syndical du 23 juillet 2025 page 5, dans la proposition de délibération intitulée «  Critères d’acceptabilité territoriale pour l’implantation des énergies renouvelables dans le Parc naturel régional Périgord-Limousin », point 2 « Critères spécifiques à l’éolien – Protection du cadre de vie, des paysages et de la biodiversité volante. »

Information importante à retenir : cette délibération n’a PAS été adoptée. Vous pouvez le constatez l’absence en consultant le document de délibérations. Des raisons dans le PV de la séance.

Question à poser aux dirigeants du parc : Constatant que cette délibération a été rejetée, plus exactement aucun vote ayant eu lieu, comment cela se fait-il que le plan du parc contient une carte appelée « Zones de sensibilité pour le développement éolien » (un encart en haut à droite, à côté de la vue d’ensemble du parc.) et que la mesure 14 «  Renforcer le territoire dans son engagement dans les transitions énergétiques. »  n’a pas été corrigée ?  Il y est toujours question d’une charte des énergies renouvelables. Page 115, le document mentionne la «  réalisation d’une cartographie « champ des possibles » croisant compatibilité biodiversité/paysage et production ENR, pour partager une stratégie et un mix opérationnel. » Le plan du parc ne comporte qu’une carte de l’éolien, non votée par le comité syndical. Il faut aller à la page 237 pour trouver l’existence de la cartographie.


Qu’est-ce la biodiversité ?

D’après l’office français de la biodiversité (OFB) « La biodiversité englobe la richesse du monde vivant, dans toutes ses composantes : espèces, diversité génétique des individus, complexité des relations entre chaque élément de ce puzzle mouvant dont l’espèce humaine fait partie. »

Et d’après le site biodiversité.gouv.fr « La biodiversité, c'est le tissu vivant de notre planète. Nous, humains, appartenons à une espèce qui constitue l’un des fils de ce tissu. »

Le concept de biodiversité s’articule sur 3 axes:

1. La diversité génétique au sein d’une même espèce.

2. La diversité spécifique, qui correspond à la diversité des espèces vivantes (leur nombre, leur nature, leur abondance).

3. La diversité écosystémique qui correspond à la diversité des écosystèmes.

D’après cette définition, le ciel ne peut pas être un écosystème. Tout ce qui vole retourne à un moment ou un autre sur terre. Au cas où les inventeurs du terme l’ignorent, le moustique tigre, le frelon asiatique et beaucoup de pollens volent. Et doivent être protégé, tout comme les grues cendrées, le milan royal, la loutre, les abeilles etc. etc.

Le parc naturel régional Périgord-Limousin se trouve au milieu de la plus grande voie migratoire de France. Malgré cet atout, l’avant-projet de la nouvelle charte n’en parle JAMAIS.

Si un petit nombre d’élus a trouvé essentielle de parler de l’implantation d’éoliennes géantes, personne n’a trouvé utile de parler des nombreuses espèces d’animaux qui y habitent.


Les oiseaux et les chauves-souris (chiroptères) dans les documents Charte 2026-2041e terme avant-projet y figure en tout petit)

La migration y existe – en parlant des humains.

La voie migratoire n’est PAS mentionnée. Surprenant dans le cas d’un parc naturel.

Il est noté que «  le Parc naturel régional Périgord-Limousin est concerné par la mise en œuvre de plusieurs Plans d’action…  PRA* et PNA* » p. 68 (plan régional d’action et plan national d’action.) 

En principe, les espèces concernées par des plans d’action se trouvent dans le document :

Annexe Charte 2026-2041, page 74  Malheureusement, ce tableau n’est pas à jour.

Il ne tient pas compte de l’Arrêté du 6 janvier 2020 fixant la liste des espèces animales et végétales à la protection desquelles il ne peut être dérogé qu’après avis du Conseil national de la protection de la nature

Ne pas intégrer les espèces de cet arrêté dans la charte est peu honnête et risque d’induire en erreur des porteurs de projets industrielles.

Les espèces d’animaux présentes dans le parc pour lesquelles il faut obligatoirement un avis du CNPN avant dérangement ou destruction et certaines espèces pour lesquelles il y a un plan d’action  manquant dans la liste  

Ci-dessous le tableau de la page 74  (sauf insectes et flore) en gras sur fond jaune les informations qui manquent dans le tableau.





La liste ci-dessus des espèces de l’arrêté de 2020 est loin d’être complète ! Il manque beaucoup d’oiseaux, des poissons, des escargots, insectes … Il convient de consulter l’arreté !

Les rapaces forestières du rapport de janvier 2015, document édité par le PNR (avec une liste des espèces régulatrices des insectes , des rongeurs et l’énumération des charognards) (p. 7)

11 espèces de rapaces diurnes sur le territoire du parc Périgord-Limousin.

1. Aigle botté, nicheur possible dans l’extrême sud-est du parc

2. Autour des palombes, nicheur un peu partout dans le parc

3. Busard Saint-Martin, nicheur un peu partout dans le parc

4. Buse variable, pas retenu comme forestier 

5. Bondrée apivore, nicheur un peu partout dans le parc

6. Circaète Jean-Le-Blanc, nicheur surtout dans l’est et le sud du parc

7. Epervier d’Europe, pas retenu comme forestier 

8. Faucon crécerelle, pas retenu comme forestier 

9. Faucon hobereau, nicheur un peu partout dans le parc

10. Milan noir, pas retenu comme forestier 

11. Milan royal, nicheur possible dans le nord ouest du parc

Personnellement, j’aime beaucoup les rapaces nocturnes. C’est pourquoi je les ajoute ci-dessous

1. Chevêche d’Athéna, présent

2. Chouette hulotte, présent

3. Effraie des clochers, présent

4. Moyen-duc, présent

5. Grand-duc d’Europe (nicheur probable d’après l’atlas des oiseaux)

6. Petit-duc-scops (nicheur possible d’après l’atlas des oiseaux)

7. Hibou des marais (migration d’après Faune-France)


Tout le monde dans le territoire voit passer les grues cendrées deux fois par an et nombreux sont ceux qui connaissent de zones de pose. J’ai vu des grues cendrées posées un premier janvier à Javerlhac !

Impossible de faire la liste des centaines espèces d’oiseaux présentes dans nos communes, dont beaucoup sont menacées.

Il y a aussi des mammifères comme l’écureuil roux, la genette, la martre des pins


Est-ce que la nouvelle charte prévoit de mettre en valeur la voie migratoire,  les très nombreux oiseaux sur listes rouges, les rapaces, les chiroptères etc. ? Le projet charte donne l’impression qu’on se borne à chercher les toutes petites bêtes. Peut-être parce qu’il n’y a aucun technicien ou technicienne spécialiste ?

Dans les quinze ans à venir le parc veut « améliorer la connaissance » des « mollusques, (vertigo des moulins), oiseaux prairiaux en forte régression (pie-grièche écorcheur, tarier pâtre), papillons de jour (azurés, cuivré des marais, damier de la succise) ». (mesure 4, page 68)

Le Vertigo moulinsiana est un tout petit escargot des zones humides calcaires.


Trouver les documents du parc naturel

Il n’est pas facile de trouver les nombreux documents que le parc naturel régional publie.

On trouve des comptes rendus, des délibérations, dossiers de séance dans deux liens tout en bas des pages « vie institutionnelle » et « délibérations et arrêtés ». Il faut les consulter de temps en temps pour voir s’il y a du nouveau.

La liste des élus, les statuts etc. : menu « comprendre le parc » sélection « les instances »

La révision de la charte – Deux endroits distincts avec des informations différentes !

a) Menu  comprendre le parc » puis « la charte et sa révision » 

b) Menu #monparc2041

Il est conseiller de cliquer sur tous les liens et « en savoir plus »  et d’aller jusqu’en bas de chaque page. C’est comme un jeu de piste. Pour trouver le plan de parc les encarts du plan et la dernière version du projet charte (233 pages) et les annexes (251 pages), 

Accès : Menu #monparc2041 – l’article tout en bas de page « 2026 / VOTE DE L’AVANT-PROJET » cliquer sur « en savoir plus »

Tout en bas de l’article   « l’avant-projet de la charte voté à l’unanimité ! » 

en bas dans l’encart « L’avant-projet est consultable en ligne » cliquez sur le texte en vert « avant-projet de charte 2026-2041 » Vous arrivez sur une page google drive et pouvez lire et télécharger les documents.

N’oubliez pas d’admirer la photo ! 


Sigrun Strunk, Javerlhac-et-la-Chapelle-Saint-Robert


La Dronne de sa source à St Front la Rivière

La Haute Dronne est reconnue comme une rivière sauvage. Depuis 2019, un tronçon d'environ 29,3 km de la Dronne, ainsi que 7,6 km de son affluent le Manet, bénéficient du label « Site Rivières Sauvages ». Ce label distingue les cours d'eau présentant un état écologique exceptionnel et faisant l'objet d'une gestion visant à préserver leur caractère naturel.

La Haute Dronne prend sa source en Haute-Vienne et traverse le nord du Périgord, notamment le Parc naturel régional Périgord-Limousin. Elle alterne prairies, gorges boisées et rapides, offrant des habitats de grande qualité pour une faune rare, comme la moule perlière d'eau douce, espèce menacée qui nécessite une eau très pure.

En revanche, toute la Dronne n'est pas labellisée : seule sa partie amont (la Haute Dronne) possède ce statut. Plus en aval, la rivière reste très préservée et appréciée pour le canoë, la pêche, la baignade et ses paysages, mais elle traverse davantage de villages et de secteurs aménagés.

On y trouve une rivière qui conserve un aspect très naturel :

-une eau généralement claire ;

-un lit de galets et de graviers avec quelques affleurements rocheux ;

-une alternance de radiers (zones peu profondes et rapides) et de fosses plus calmes ;

-une vallée encore largement boisée, avec des prairies humides sur certains secteurs.

Le courant est plus modéré que dans la Haute Dronne en amont de Saint-Pardoux, mais il reste bien vivant. C'est un secteur apprécié des pêcheurs pour la truite, le chevesne et d'autres espèces d'eau courante. La vallée de la Dronne y est également classée pour son intérêt écologique (ZNIEFF), signe d'un patrimoine naturel remarquable.


Le tronçon entre Saint-Pardoux-la-Rivière et Saint-Front-la-Rivière est probablement l'un des plus agréables du Périgord Vert : il est moins encaissé que la Haute Dronne labellisée, mais il conserve un caractère naturel très marqué, sans l'aspect plus aménagé que l'on rencontre en descendant vers Brantôme.


Francis LE GOYET St Front la Rivière

Profil présidence de la CCPN.

Profil? 


Elections prochaines à la présidence de la communauté de communes du Périgord Nontronnais : un(e) candidat(e) selon les valeurs de notre association.

Cette personne doit bénéficier, pour l’exercice de ce mandat majeur, d’une certaine disponibilité de temps et d’esprit. Elle doit animer - plus que présider - un bureau et un conseil communautaires. Elle doit permettre le débat contradictoire et chercher à fédérer les élus en respectant leur diversité. Elle doit exercer une fonction de représentation extérieure dans un dialogue constructif avec les partenaires.
Elle doit rechercher un équilibre budgetaire dynamique au service des priorités sociales, économiques et environnementales du territoire.
Elle doit favoriser une démocratie participative par un réel fonctionnement de commissions communautaires ouvertes aux citoyen-nes. Elle doit associer les habitants et les acteurs locaux à l’évolution et à la réalisation d’un projet de territoire partagé. 

 L’équipe du CDD Périgord Nontronnais