Affichage des articles dont le libellé est Divers. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Divers. Afficher tous les articles

jeudi 2 juillet 2026

Réflexions sur la stratégie de développement économique de la CCPN

Après les vives discussions ou passes d'armes, "la fête est finie, on ne mord pas la main qui nous nourrit," une élection remise en cause, "les sangliers et les chevreuils" de nombreux défis sont à relever.

Le premier défi pour un EPCI (Etablissement public de coopération intercommunale) consiste à trouver un équilibre entre la maîtrise des dépenses et le maintien d'un service de qualité plutôt que de rechercher les économies comme une fin en soi.

Faire des économies est un sujet souvent débattu, les dotations de l'état sont à la baisse,  alors que la  hausse de la fiscalité locale pour les ménages et les entreprises doit être limitée. 

L'augmentation des coûts ( énergie, salaires, entretien des infrastructures) oblige l'EPCI à rechercher des gains d'efficacité.

Cette recherche d'économies ne doit pas devenir une obsession et avoir des effets négatifs au risque de reporter ou abandonner des investissements, réduire la qualité des services publics, mettre la pression sur les agents territoriaux. L'EPCI doit  mener des politiques ambitieuses sur la transition énergétique et écologique, la mobilité et le développement économique y compris avec les métiers d'art.

Une feuille de route favorable au développement économique pour rendre ou maintenir un territoire attractif, pour aider à créer des emplois est nécessaire une fois réglé le problème des économies qui ne doit pas être considérée encore une fois  comme une fin en soi.

L'EPCI dispose de nombreux leviers pour soutenir le développement des entreprises.  

- Aménager et gérer des zones d'activités , proposer des terrains ou les locaux, accompagner la création, la reprise, la transmission, mettre en place des aides financières en partenariat avec la Région.

- Favoriser l'installation de nouvelles activités par une stratégie de promotion du territoire, une offre immobilière adaptée, un accompagnement personnalisé, du très haut débit partout.

- Maintenir les commerces de proximité dans les bourgs, aider à la reprise des commerces menacés, favoriser les services itinérants ( épiceries, santé, services publics).

"Le maintien de ces services contribue à  préserver des emplois et attirer des nouveaux habitants".

- soutenir l'agriculture et les circuits courts, le tourisme rural, les métiers d'art et les savoir faire locaux, l'économie sociale et solidaire.

- Améliorer les conditions d'emploi : agir sur la mobilité, les logements des actifs, l'accueil des familles, les espaces de télétravail, les tiers lieux.

- Développer les compétences avec France Travail, les entreprises, les organismes de formation, les chambres consulaires.

- Encourager l'innovation.

En conclusion,  les politiques les plus efficaces combinent une coopération entre élus, entreprises et les habitants souvent oubliés, ( des ressources humaines existent dans les associations), les infrastructures de qualité, une coordination avec les autres collectivités et les acteurs économiques, une évaluation régulière des résultats.

L'EPCI a le rôle d'animateur, de coordinateur du développement économique, sans se substituer aux acteurs économiques eux-mêmes. Une bonne culture économique et financière de l'ensemble des élus fait également partie des facteurs clés de réussite pour faire face aux défis majeurs de la (CCPN) Communauté de Communes du Périgord Nontronnais.


Francis LE GOYET.   St Front la Rivière

lundi 15 juin 2026

Qu’est-ce que la CAF Caisse d’allocations familiales ?

La Sécurité Sociale comprend 5 branches :

-Branche maladie : soin, maternité, invalidité décès

-Branche famille : Caisse Nationale des Allocations Familiales (101 CAF) : prestations familiales, handicap, logement)

-Branche Accidents du travail, Maladies professionnelles

-Branche retraite : retraite et invalidité

-Branche recouvrement : collecte des cotisations de l’Urssaf

S’ajoute depuis 2022 la caisse de solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et handicapées.

Le financement de la branche famille de la sécurité sociale provient des cotisations sociales versées par les employeurs, de la contribution des salariés (pour certaines prestations), de la contribution sociale généralisée (CSG), de la contribution au remboursement de la dette sociale, (CRDS), taxe sur les salaires, taxe intérieure sur les produits énergétiques.

C’est la branche famille de la Sécurité sociale qui finance à son tour la CNAF constituée de 101 CAF qui n’ont pas de budget autonome.

La CNAF est un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public. (Code de la sécurité sociale) Les employés des CAF ne sont pas fonctionnaires. Ils sont régis par le code du travail.

Les 4 missions de la CAF :

- Aider les familles à concilier vie familiale, professionnelle et vie sociale (Prestations d’accueil, congé parental, garde des enfants).

- Faciliter les relations parentales, favoriser le développement de l’enfant et soutenir les jeunes (Allocations familiales, complément familial, allocations de rentrée scolaire, allocation logement pour les étudiants). Médiation familiale, lieux d’accueil, d’écoute, aide aux vacances, foyers de jeunes travailleurs

- Créer les conditions favorables à l’autonomie, à l’insertion sociale et professionnelle (RSA, prime d’activité, allocations adultes handicapés. Aides financières individuelles, aide à domicile, accompagnement social).

- Accompagner les familles pour améliorer leur cadre de vie et leurs conditions de logement (Allocations logement, aide personnalisée au logement, prime de déménagement, prêt à l’amélioration de de l’habitat, Fonds de solidarité logement, centre sociaux.

La CAF contribue à l’économie locale en fournissant des aides, la CCPN fournit aussi des aides aussi au moyen du CIAS (Centre Intercommunal d’Action Sociale). Quel est le pourcentage de contribution de chacun ?

Sur l’ensemble de la Dordogne 1 Périgourdin sur 5 bénéficie d’au moins une aide de la CAF. En 2024, la CAF a distribué 471 M€ à 74 000 personnes.


Marie Pauthier. Piégut Pluviers


mardi 7 avril 2026

Rénovation thermique de l’habitat ancien.

Maisons paysannes de France- Dordogne

Le café-citoyen du 6 mars, organisé par le groupe Ribéracois du CDD Périgord Vert, en partenariat avec le Café Pluche, aborde la question de la rénovation thermique de l’habitat rural ancien. Notre intervenant est Jean-François Savier, délégué Dordogne-Périgord de Maisons Paysannes de France.

Cette association, reconnue d’utilité publique, compte 7000 adhérents répartis en 80 délégations départementales. Elle œuvre depuis une cinquantaine d’années avec l’objectif de restaurer, réhabiliter, construire, dans le respect du patrimoine rural et en harmonie avec le paysage environnant. 

Avec passion, Jean-François Savier nous alerte : une maison ancienne, disons d’avant 1948, fonctionne différemment d’une maison moderne. La cause principale réside dans les matériaux utilisés : ciment, parpaings, béton pour cette dernière, matériaux naturels pour les maisons anciennes : dans le Ribéracois, pierre calcaire, dite à tête de chat, maçonnée à l’argile, sans ciment.

Ce parc ancien représente au niveau national le tiers du parc bâti, soit environ dix millions de logements.

Village patrimonial (source : CAUE).

Maisons Paysannes s’appuie au plan technique sur le Centre de restauration du bâti ancien, le CREBA. L’association dénonce l’usage du Diagnostic de performance énergétique (DPE), dont les méthodes de calcul reposent implicitement sur les performances de matériaux modernes et pénalisent systématiquement les maisons anciennes, dont les qualités, notamment d’inertie et d’adaptation aux épisodes caniculaires, sont ignorées.  En outre ces DPE proposent des solutions d’isolation thermique des murs à base de plaques de plâtre, laines de verre et de roche, qui peuvent s’avérer contre performantes et générer des désordres dans l’habitat ancien, alors que des solutions à base d’isolants biosourcés existent et seraient à mettre en œuvre. Elles sont malheureusement plus chères !

Un regroupement de sept associations œuvrant dans le champ du patrimoine bâti (G7 Patrimoine), a été créé en 2022, autour d’une alerte : « Non à l’industrie du prêt à isoler ». Les conclusions de ce G7 Patrimoine, visant notamment à créer un DPE propre à l’habitat ancien, ont été présentées en mars 2025 au Sénat, et bien accueillies. Le passage à l’Assemblée nationale est attendu avec impatience !

L’intervention de Jean-François Savier, chaleureusement remercié, suscite de nombreuses questions des participants à cette soirée-débat, qui se prolonge devant quelques agapes. 

Voir l'article sur le site:

https://conseildeveloppementdurableperigordvert.fr/renovation-thermique-de-lhabitat/

Paul Brejon et Jean-Luc Pujols


vendredi 27 mars 2026

Elections municipales, les professions de foi, du rêve à la réalité.

A la lecture des professions de foi, dans le nontronnais, certains sujets dont l'écologie ont été oubliés, ou perçu comme peu prioritaire ou considéré comme peu mobilisateur, oui qui pourrait diviser. 

Parmi les sujets absents ou peu visibles, on trouve :

- le PCAET ( plan climat)

- la qualité de l'eau ( PFAS).

- la qualité de l'air ( exemple le brûlage des déchets verts).

- la protection de la biodiversité, faune et flore.

- les coupes rases pour protéger nos forêts et lutter contre le réchauffement climatique.

- les projets photovoltaïques notamment l'agrivoltaïsme.

- l' entretien de nos ruisseaux et rivières.

- le renforcement de nos pistes cyclables, la flow vélo n'est  faite que   pour les touristes.

- le transport en commun pour laisser moins de place à la voiture.

- la végétalisation et le fleurissement de nos bourgs et villages, combien de communes avec le label village fleuri, un ? deux ? 

- la réduction des pesticides (pour la santé !).

- les mobilités durables.

- la qualité du bio dans les cantines.

- le manger local sur nos marchés.

- la réduction de la facture énergétique (isolation des logements). 

- le ZAN (préservation des espaces pour l'agriculture)

- la gestion des déchets dont le compostage

et la liste n'est loin d'être exhaustive...

Il y a donc un manque de considération sur ces sujets, on était en droit d'attendre à ce que les candidats anciens ou nouveaux, s'engagent clairement ces sujets  d'autant qu'ils font consensus dans le public qui soutien notamment les mesures de transition écologique.

Nos petites communes 25 sur 28 n'ont pas  les compétences pour agir sur l'énergie, l'industrie, l'agriculture et on ne trouve donc pas ces sujets dans les professions de foi.

Que reste t'il comme compétences pour ces petites communes ? 

La gestion de la vie quotidienne, petites routes communales, gestion des bâtiments publics, parfois écoles et cantines, salle des fêtes, gestion du cimetière, un peu d'urbanisme local, la vie sociale et l'animation, l'état civil, le maintien de l'ordre public, et les situations d'urgence. Le plus souvent, un maire 3 adjoints et 11 conseillers, une secrétaire de mairie parfois à mi-temps, un ou deux cantonniers, gèreront la commune. Le maire assistera au conseil communautaire qui a pour compétences :

le développement économique

l' aménagement du territoire

la gestion des déchets

l' eau et l'assainissement (selon les cas)

et le plus souvent : 

les transports locaux

les équipements culturels et sportifs

la politique du logement

l'action sociale

Le maintien de l'échelon communal repose donc essentiellement sur le lien social par la proximité avec les habitants, faire vivre la démocratie locale. l'intercommunalité permet d'être plus efficace pour agir collectivement.

Pour être un bon maire il faut surtout des qualités humaines, écouter les habitants sans arrogance, travailler dans l'intérêt collectif, pas personnel, expliquer clairement les décisions, informer régulièrement les habitants dans des comptes rendus clairs et précis, être très transparent, être motivé par le poste, pas par le pouvoir.

Francis LE GOYET     St Front la Rivière

mercredi 25 mars 2026

Une régression démocratique.

Dans près de 70 % des communes ont connait déjà le maire avant d'aller voter, où est le suspense ?.

Cette nouvelle loi semble un peu débile pour nombre d'électeurs, faut pas chercher plus loin le nombre d'abstentions, le désintérêt pour les électeurs.

Autant supprimer les élections dans ces petites communes, s'il n'y a qu'une liste, pour faire des économies.

On trouve moins de légitimité au maire quand il est élu face à personne, plus de bataille, plus de réunions publiques, plus de porte à porte, plus d'enjeu.

Comment faire sérieusement 2 listes dans une commune de 500 ou moins d'habitants , à moins de chercher le conflit sans autre but.

Des gens se sentent plus utiles dans des associations, conseils de développement, culturelles ,aides à la création d'entreprises, caritatives,  des espaces de vie sociale (EVS) que d'être conseiller municipal d'une petite commune ou le maire est omnipotent pourtant avec de faibles compétences obligatoires qui sont réservées aux communautés de communes.

Une seule avancée démocratique, la parité avec le nombre de femmes élues.

Pour le reste, il faut souhaiter que le bilan sera positif.

Francis LE GOYET- St Front la Rivière

vendredi 6 mars 2026

Patrimoine et archives

 Vert Périgord.

Terre occitane, terre de poésie, terre de légendes, terre de mémoires, terre d’histoire, terre d’asile, terre de savoir-faire, terre de gastronomie…terre d’excellence !

De mystérieuses forêts, de frémissantes rivières, de vertes prairies, des paysages préservés, de multiples châteaux somptueux ou modestes, de sages demeures nobles, d’humbles fermes, de modestes églises, de vieux puits, d’antiques croix de carrefour, des lavoirs rustiques …

C’est un héritage, c’est un patrimoine ! C’est une mémoire, c’est un témoignage c’est ce qui fait le sentiment d’appartenance, de solidarité, de diversité permettant d’accueillir et de partager.

Ce patrimoine est en danger. Pour éviter une perte irrémédiable, il faut l’entretenir, le protéger et, même, le sauver.

La richesse commune de cette terre miséreuse, étonnamment généreuse, se dissimule souvent au coeur des églises mais, au fil du temps, elle a été oubliée, elle a disparu, elle a été volée… des sculptures, du mobilier, des tableaux mais aussi des objets de culte (calices, ciboires, ostensoirs en argent, en vermeil, parfois en or) se sont volatilisés par ignorance, par désintérêt, par manque de protection d’églises peu à peu vidées de leurs paroissiens exilés loin du pays ou qui, restant de culture chrétienne, se sont éloignés du culte.

Le constat est rude. Pour prendre un exemple, le Ministère de la Culture (1) indique, que sur 104 calices du XVIIIe siècle, inscrits ou classés pour le département de la Dordogne, 44 ont été volés ou ont disparu (dont 4 dans la communauté de communes Périgord Nontronnais).

Datés du XVIIIe siècle, ils peuvent atteindre de 5 à 10 000€ en salle des ventes selon leur ancienneté et leurs poinçons (2). Quand ils sont trop difficiles à revendre, ils partent en Belgique, aux pays-Bas, aux Etats-unis et ailleurs…ou pire à la fonte…

Ainsi disparaissent non seulement des oeuvres d’art offertes par de riches seigneurs et d’opulents notables mais aussi des oeuvres, authentiquement émérites, toujours émouvantes car elles racontent la sueur et l’espérance des artisans, des paysans, des villageois. Ces vieilles pierres, ces statues , ces objets témoignent d’évènements souvent oubliés, mais ils sont la trace de la contribution laborieuse de toute une communauté soudée par sa mémoire, une mémoire qui s’ancre dans un espace, un geste, une chanson, une image, un objet…

Il arrive que beaucoup d’objets, de sculptures, de statues, répertoriés ou non, disparaissent mais, parfois, renaissent au hasard de la lecture d’un document ancien consulté par un vieil historien amateur, amoureux de son pays. Il explore avec soin les riches archives communales, rarement classées. Parfois, même, la découverte inopinée, à des milliers de kilomètres, d’une carte postale ancienne révèle des informations longuement recherchées et miraculeusement retrouvées.

Les églises sont souvent une charge financière trop lourde pour les collectivités (4) qui ne mesurent pas assez la valeur qu’elles apportent à l’image d’un Périgord authentique encore préservé.

Quand des communes de Dordogne n’ont pas les moyens de protéger leurs objets d’art religieux.

Elles peuvent faire appel à la DRAC Aquitaine (3) pour obtenir des aides et aussi au Conservatoire Diocésain d’Art Sacré du Périgord qui peut assurer la protection de ces objets tandis que la commune reste propriétaire des biens en ayant la possibilité de les reprendre temporairement ou définitivement..

De la même façon, les archives des petites communes sont laissées à la bonne volonté de quelques passionnés qui tentent de mettre un peu d’ordre dans des documents de toute nature sans avoir les compétences d’un archiviste. Pourtant la gestion des archives fait partie des dépenses obligatoires de la commune qui doit fournir à chaque élection municipale un récolement (5) avec copie au Directeur Départemental des Archives.

Le Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale de la Dordogne peut aider les collectivités territoriales à gérer leurs archives. Il est souvent difficile pour les communes de savoir quelles archives peuvent être éliminées (demande d’élimination obligatoire).

L’archiviste qui se rend dans la commune intervient sur le classement thématique, la réalisation d’un inventaire, l’exploitation du patrimoine archivistique, la mise à jour des classements, la formation et la sensibilisation du personnel communal… Ces prestations sont payantes mais permettent aux communes de conserver des archives auxquelles elles sont attachées dans la commune plutôt que de les déposer aux Archives départementales. (6)

(1) Ministère de la Culture « Rechercher un bien volé ou disparu ».

Le Ministère de la Culture a publié un guide pratique d’auto-évaluation permettant de vérifier l’état du bâtiment, la sécurisation des églises… 100 pages.

(2) Les objets du XIXe siècle (poinçon Minerve) sont vendus autour de 4000€ car ils sont plus récents et moins rares..

(3) DORDOGNE - CAOA

Barbara Sibille  -  DRAC Nouvelle Aquitaine

4) Depuis la loi de séparation des églises et de l’Etat (1905) qui instaure le principe de laïcité, « les lieux de culte et les objets les garnissant sont affectés à la commune » car l’Eglise n’avait pas voulu s’organiser en association cultuelle. La commune ne peut pas vendre un bien ou un objet qui n’a pas fait l’objet d’une d’une désaffection et après un décret de déclassement ce qui est très rare concernant les objets. La commune peut bénéficier de subventions pour travaux, sécurisation des biens…

5) Code du Patrimoine art. L212

6) guide de l’association des archivistes français http://www.archivistes.org

Marie Pauthier - Piégut Pluviers

Contre-expertise de 35 arbres au château de Puyguilhem.

 Madame, Monsieur,

Veuillez recevoir ce courrier d'information et de renouvèlement de la demande d'une contre-expertise de 35 arbres au château de Puyguilhem. 

Ce courriel est adressé à toutes les institutions concernées, aux membres de la commission départementale, aux élus du territoire et à tous nos soutiens. 

Face à la gestion des risques, l’expertise en arboriculture ornementale, un métier en plein essor.

Dans les années 1980/90, ils n’étaient qu’une poignée à exercer ce métier en France et en Europe. Dans les années 2000, la demande des collectivités et des administrations en charge de la gestion d’un patrimoine arboré, est en pleine expansion. A ce jour on compte environ 250 experts issus de cabinets privés ou de structures publiques.

Comment devient-on expert de l’arboriculture ornementale ?

Cette profession n’est pas règlementée. Une simple assurance responsabilité civile ”Expert de l’Arboriculture Ornementale” est suffisante, sans contrepartie de diplôme ou d’expérience…

Cependant, des formations diplômantes et des stages existent en France.

En formation initiale, deux “diplômes” : une Licence Pro et un Certificat de Spécialisation (expert stagiaire).

Pour les professionnels de l’arboriculture en exercice, des stages complémentaires sur des sujets très spécifiques sont dispensés par des scientifiques ou des experts chevronnés.

Quelle est la fonction principale d’un expert en arboriculture ?

La mission la plus courante pour l’expert est d’évaluer les risques de rupture au regard d’éléments décelables, sur la base d’indices visibles et de données mesurées. Il produit alors un diagnostic de sécurité de l’arbre. Il engage donc, dans une certaine mesure, sa responsabilité.

Outre une connaissance approfondie et toujours actualisée :  

des qualités et défauts structurels de chaque espèce dans un contexte donné,

des maladies (particulièrement liées aux champignons lignivores) mettant en échec la résistance et la stabilité,

des réactions, dans le temps long, de l’arbre à différentes perturbations.

Pour cela, il s’aide d’outils comme la tarière de Pressler, le pénétromètre ou le tomographe, en respectant leurs protocoles d’utilisation.

Il n’est pas rare, que 2 experts arrivent à des conclusions différentes car le principal biais qui guette l’expert est « sa propre aversion au risque1 ».

Pour le dire sans détour : « Si tu n’es pas sûr de toi, si tu as peur des conséquences de tes préconisations… tu proposes d’abattre… une fois abattu, le risque de se tromper a définitivement disparu… »

Pour parer à ce biais, un bon expert se doit de travailler en réseau. Pour partager l’expérience et les savoirs, échanger sur les cas complexes et sur des problématiques spécifiques…

L’alliance :

du manque d’expérience, et, parfois, d’actualisation de la formation,

de l’aversion au risque,

de l’isolement,

d’une insuffisante maîtrise des outils.

C’est pourquoi les fondateurs du collectif ont demandé au donneur d’ordre, dès janvier 2025, la contre-expertise sur 35 sujets. Les collectivités territoriales d’importances n’hésitent jamais à confronter 2 avis d’experts pour les arbres d’une grande valeur patrimoniale, ce qui est le cas à Puyguilhem.

À ce jour, il ne semblerait qu’aucun des services de l’État concernés, ni la CDNPS2, ni la CMN3, n’aient de personnel compétent pour évaluer le “sérieux” d’une expertise de « Tenue Mécanique des arbres ». Pourtant tous valident l’abattage d’arbres patrimoniaux, sur foi d’une seule expertise (que nous, professionnels et ex professionnels, jugeons, pour le moins, “déficiente”).

En conséquence, le collectif renouvelle sa demande pour la programmation d’une contre-expertise phytosanitaire, physiologique et biomécanique 35 arbres sur le site classé du château de Puyguilhem et reste ouvert à une rencontre avec les services concernés.


 Étienne Barteau, Secrétaire du collectif « l’Arbre Patrimoine Collectif »

1 European Consulting Standards in Tree Work – La Lettre de l’arboriculture n° 126 – SFA.

2 Commission Départementale de la Nature, du Patrimoine et des Sites.

3 Centre des Monuments Nationaux.

samedi 21 février 2026

Les crues du Bandiat

Depuis des décennies j’habite non loin du Bandiat et je suis fascinée par la montée rapide des eaux par temps de pluie prolongée et de la baisse rapide dès que le beau temps revient.

Au cours d’une seule année, il y a plusieurs périodes de crues et de longues sécheresses où le Bandiat n’a pratiquement plus d’eau au moment de quitter le département de la Dordogne. Peu de monde le sait, mais l’eau du Bandiat n’arrive pratiquement jamais à sa confluence avec la Tardoire.

Il y a longtemps, j’ai cherché l’endroit où le Bandiat disparaît dans le karst de La Rochefoucault. Je ne l’ai pas vraiment trouvé. Je pense qu’il faudrait suivre le cours d’eau sur une grande longueur, ce qui n’est pas faisable. Par temps de sécheresse la rivière n’a plus d’eau au pont de Pranzac et pendant les périodes de crues l’eau arrive en haut de l’arche du pont.

Il y a quelques jours, le 17 février 2026, j’ai décidé de me rendre à Agris où le Bandiat se jette (parfois) dans la Tardoire. Je m’attendais à voir une petite rivière au hameau Les Vieilles Vaures où le Bandiat est d’ordinaire à sec avec des vaches qui broutent dans son lit. A ma surprise j’étais face à une rivière d’au moins 100 m de large qui commençait à déborder sur la route et il y avait beaucoup de courant. A Agris Bandiat et Tardoire ne formaient qu’une seule rivière de plusieurs centaines de mètres de large avec de nombreuses routes barrées car inondées.

Lors de sorties organisées par le CDD et d’autres associations autours du Bandiat à Nontron j’avais l’impression que beaucoup de monde semble croire que les inondations à Saint-Marial-de-Valette sont un phénomène très limité peut-être dû à l’existence de seuils et étangs. En vérité à partir de cette commune jusqu’à Agris en Charente nous nous trouvons dans une immense plaine d’expansion des crues !

Définition : Les champs ou zones d’expansion des crues sont des zones subissant des inondations naturelles. Elles font toujours partie, par définition, du lit majeur d'un cours d'eau délimité dans l'atlas des zones inondables. Elles correspondent en général à des secteurs très peu urbanisés. (définition sur le site gouvernemental géorisques https://www.georisques.gouv.fr/glossaire/champ-dexpansion-des-crues )

Comme la communauté des communes du Périgord Nontronnais vient d’arrêter son plan local d’urbanisme j’y ai cherché des consignes claires pour la gestion des champs d’expansion de crues. Le résultat est frustrant.

Dans le document 2.2_Etat initial de l_environnement du PLUI on peut lire que «  Le Bandiat se jette dans la Tardoire à Agris (16) à 70m d’altitude au moment des grandes crues ou s’infiltre dans des gouffres. » (p. 59)

Les « champs naturels d’expansion des crues » sont des espaces naturels sensibles » (p. 73) Suit une liste. Bizarrement le Bandiat n’en fait pas partie.

Il existe différents types d’inondations. Le Bandiat est typiquement touché par un débordement direct plusieurs fois par an.

La définition : « [Inondation] par débordement direct : c’est le cas notamment des inondations de plaine, qui se produisent lorsque la rivière sort lentement de son lit mineur et inonde la plaine pendant une période relativement longue. La crue peut également être beaucoup plus rapide. Lorsque des précipitations intenses tombent sur tout un bassin versant, les eaux ruissellent et se concentrent rapidement dans le cours d’eau, engendrant une augmentation brutale et violente du débit. » (p. 128)

D’après ce document (p. 131), la communauté de communes du Périgord Nontronnais est peu concernée par les inondations Il faut dire qu’on s’intéresse au débordement des rivières que si des habitations sont touchées. Ce qui est confirmé un peu plus loin. « Le risque inondation concerne particulièrement la Dronne qui connait des crues fréquentes dans le quart sud-est du Nontronnais dans des zones urbanisées notamment sur les communes de Saint-Front-la-Rivière et Saint-Pardoux-la-Rivière. » (p. 147)

J’ai essayé de comprendre comment le PLUI tient compte des champs d’expansion de crues. Pour l’instant sans succès.

Sigrun Strunk, Javerlhac

Vidéo (elle concerne la Seine mais cela explique bien l'expansion de crues)

jeudi 22 janvier 2026

Les élections municipales font l’élection sénatoriale.

Quel rapport entre les élections municipales et l’élection sénatoriale? 

On peut tout d’abord répondre: Aucun!

En effet, l’élection municipale est au suffrage universel et l’élection sénatoriale ne concerne que les « grands électeurs ». Les citoyens que nous sommes n’ont aucune influence sur l’élection au sénat. Pas tout à fait!

Mais alors qui sont ces « grands électeurs »? 

Ils sont désignés parmi les membres du conseil municipal élu. 

Cela représente 95% des grands électeurs.

Auxquels viennent s’ajouter les conseillers départementaux, les députés et les sénateurs du département. En tout, 1350 grands électeurs environ en Dordogne.  

Combien y a-t-il de grands électeurs dans chaque commune? 

Dans chaque conseil municipal, il y a entre 1 et 15 grands électeurs (davantage pour les communes de plus de 9000 habitants).

Soit: 

1 délégué pour les conseils municipaux de 7 et 11 membres (communes de moins de 500 habitants)

3 délégués pour les conseils municipaux de 15 membres  (communes de 500 à 1500 hab)

5 délégués pour les conseils municipaux de 19 membres (communes de moins 2500 hab)

7 délégués pour les conseils municipaux de 23 membres (communes de moins de 3500 hab) 

15 délégués pour les conseils municipaux de 27 et 29 membres (communes de moins de 5000 hab) 


Les villes de moins de 10 000 habitants, qui représentent 50,3 % de la population, comptent 69 % des délégués sénatoriaux. Les petites communes sont donc surreprésentées. Ce qui a tendance à favoriser la droite.

A noter qu’un candidat à l’élection sénatoriale ne peut pas se présenter sans étiquette politique. Sa candidature serait refusée par le préfet. (Le cas s’est présenté en Dordogne en 2020). 

À noter également que le vote est obligatoire pour les sénatoriales. Les grands électeurs encourent une amende de 100 euros en cas de non-respect de cette obligation.

Renouvellement du sénat en septembre. 

Le renouvellement du Sénat se fait par moitié, tous les trois ans.

Les deux sénateurs de Dordogne seront élus (ou ré-élus) en septembre par un scrutin uninominal majoritaire. 

Le sénat est une assemblée d’élus qui, avec l’assemblée nationale, constitue le parlement français.

A ce titre, le sénat a pour mission première: le vote de la loi, le contrôle du gouvernement, et l’évaluation des politiques publiques. 

Nos grands électeurs de Dordogne auront RDV en septembre à Périgueux le matin pour le 1er tour et l’après-midi pour une 2ème tour si nécessaire.

Entre les deux tours, ils pourront déjeuner, invités par les sénateurs qui trouvent là l’occasion de regrouper leurs électeurs potentiels.

http://junior.senat.fr/les-videos/les-elections-senatoriales-comment-ca-marche-les-explications-en-video.html

Patricia Huret et Roland Maquaire. Brantôme. 









jeudi 16 octobre 2025

La Micro-Folie de Nontron vient d’ouvrir ses portes.

Qu’est-ce qu’une Micro-Folie?

C’est un Musée Numérique, un dispositif culturel de proximité inscrit dans le programme « Petites villes de demain ». Une démarche en faveur de la Culture en milieu rural. La commune de Nontron a postulé et a été sélectionnée pour bénéficier de ce programme. 

Il est porté par le ministère de la Culture et coordonné par La Villette en lien avec 12 établissements nationaux fondateurs*.

Véritable plateforme culturelle de proximité, le réseau Micro-Folie permet de rendre la culture accessible à tous en réunissant plusieurs milliers (environ 6000 à ce jour) de chefs-d’œuvre de nombreuses institutions et musées régionaux, nationaux et internationaux ainsi que par un partenariat avec Arte.Les partenariats avec le tissu culturel et social des lieux d’accueil des Micro-Folies sont également vivement encouragés. C'est un outil pour valoriser les actions culturelles locales. 

Combien y en a-t-il?

Lancé en 2017, le déploiement de ces dispositifs a atteint, à l'automne 2024, 500 Micro-Folies actives (en France et à l'étranger) dont 81% dans des territoires prioritaires.

Le ministère de la culture et le ministère de la cohésion des territoires ont affiché un objectif de 700 Micro-Folies en 2026, dont 70 en Nouvelle Aquitaine (59 déjà actives à ce jour) dont Nontron. 

Une Micro-Folie propose des contenus culturels ludiques et technologiques pouvant s'installer dans tous les lieux existants (médiathèque, salle des fêtes, lieu patrimonial, hall de mairie...) et ne nécessitant aucune infrastructure particulière.

La maison de la Micro-Folie à Nontron face à la poste


Pour qui? 

Les Micro-Folies sont ouvertes à tous et gratuitement. 

La Micro Folie de Nontron est située près du château, en face la poste. Elle est ouverte au public sans rdv les jeudis et vendredis après-midis de 14 à 17 h ainsi que les samedis matins de 9 h à 13 h. Les matinées en semaine sont réservées aux scolaires. 

Des événements ponctuels et gratuits seront organisés. Le premier aura lieu le 12 décembre à 20 h. Il s'agira de la diffusion d'un ballet. Notez bien la date, les places sont limitées. 

De quoi ces équipements sont-ils composés? 

Le Musée numérique est un dispositif composé d'un écran géant, sur lequel est diffusé un film scénarisant les œuvres des institutions et musées partenaires, et de tablettes individuelles synchronisées (20 à Nontron) qui offrent des contenus additionnels pédagogiques et ludiques. On peut sélectionner individuellement sur sa tablette, les oeuvres que l'on veut mettre en mémoire pour obtenir des détails et des descriptions. Trois casques de réalité virtuelle viennent compléter le dispositif de Nontron. 

Andrée Giraudeau, notre ancienne libraire, est la médiatrice de Nontron

Qui finance?

L’Etat prend en charge à 80% le financement du projet via l’Établissement Public du Parc et de la Grande Halle de la Villette qui accompagne techniquement chaque porteur de projet autour du choix du matériel dédié selon la déclinaison de sa Micro-Folie. Le reste est financé par du mécénat. 

Il prend en charge l’adhésion au réseau Micro-Folie durant la première année, ainsi que la formation des médiateurs et le suivi technique. C’est Andrée Giraudeau, (l'ancienne libraire de Nontron!) qui est la médiatrice à Nontron. 

Une cotisation de 1 000 euros correspondant à l’adhésion au réseau de Micro-Folie devra être prise en charge intégralement par le porteur de projet (mairie de Nontron) à partir de la deuxième année.

La municipalité de Nontron assume le salaire à mi-temps de l'animatrice. Dommage que la communauté de communes n'ait pas adhéré à ce projet culturel. Les enfants des écoles des communes du nontronnais se voient exclus de l'accès à cette opportunité culturelle. 

Heureusement pour Nontron, des mécènes nontronnais ont soutenu et permis le financement  des sols, de l'écran et les fauteuils du salon "réalité virtuelle" de l'équipement. 

*Les établissements fondateurs: Le Centre Pompidou, le Château de Versailles, la Cité de la Musique –Philharmonie de Paris, le Festival d’Avignon, l’Institut du monde arabe, le Louvre, le Musée national Picasso-Paris, le musée d’Orsay, le Musée du quai Branly-Jacques Chirac, l’Opéra national de Paris, Grand Palais, Universcience et La Villette.


Il n'y a pas d'inauguration officielle? 

La Micro Folie de Nontron a ouvert ses portes le 16 octobre mais l’inauguration officielle n’aura pas lieu dans l’immédiat compte-tenu de la période pré-électorale des municipales 2026. En effet, 6 mois avant des élections, la communication des collectivités aux élections municipales et communautaires est soumise à des règles particulières, définies par le code électoral.


Patricia Huret- Brantôme

mercredi 10 septembre 2025

Café Pluche: aider les professionnels victimes des pesticides.

Ce 4 septembre 2025, le Café Pluche et le Groupe Ribéracois du CDD Périgord Vert, organisent leur café-citoyen de rentrée, en accueillant l’association Phyto-Victimes, devant une trentaine de participants. Serge Pertuis, co-président du Café et initiateur de cette rencontre, en assure l’animation. Les trois intervenants sont Raymonde Choisy, secrétaire de l’association, accompagnée de Stessy Rekkas, chargée de communication et formatrice, et Xavier Choisy, retraité, qui a été malade d’une leucémie en lien direct avec les produits utilisés durant sa vie de maraîcher. Xavier est le mari de Raymonde.


Phyto-Victimes est une association d’aide aux professionnels victimes des pesticides ou produits phytosanitaires, créée en 2011 par quelques dizaines de victimes de ces produits. Elle soutient et accompagne les professionnels malades dans leur démarche administrative, travaille à faire évoluer la législation, et a contribué à la création du Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides. Faisant de la prévention des maladies un axe majeur, l’association intervient dans les lycées agricoles et auprès de tous les publics concernés sur l’ensemble du Territoire, métropole et outre-mer.

Avant que Raymonde et Stessy nous décrivent les objectifs et les modes d’action de Phyto-Victimes, une vidéo nous est proposée, premier épisode d’une web-série diffusée sur YouTube : trois témoignages poignants de lanceurs d’alerte, un vigneron, un salarié d’une entreprise de traitement du bois et un éleveur de vaches laitières. Tous trois atteints de la maladie de Parkinson, directement imputable à leur activité professionnelle.

Les intervenants

C’est enfin Xavier qui se présente à nous : 40 ans de maraîchage. Quand il s’installe, il est conscient de la dangerosité des produits mais n’a pas de solutions alternatives. Il ne passera au bio qu’en 2009. Deux mois après son départ à la retraite, en 2018, sa leucémie est diagnostiquée. Après l’échec d’un premier traitement, il devra recourir à une greffe totale de moelle osseuse. Sept ans plus tard, Xavier est aujourd’hui guéri, mais pour toujours fragile. Avec calme et sérénité, il témoigne, il alerte, il dénonce le danger de ces produits si les précautions d’usage maximales ne sont pas prises.


Jean-Luc Rambert, agriculteur à la retraite et adhérent de la Confédération paysanne, est invité à donner son point de vue : il dénonce avec verve le modèle agro-productiviste et plaide pour une agriculture biologique, respectueuse des milieux naturels, centrée sur la production d’aliments sains, et libérée de la course au toujours plus.

Philippe Brousse, technicien à la Chambre d’Agriculture de la Dordogne, participe activement aux formations Certiphyto qui visent à accompagner les professionnels concernés par l’usage de ces produits.

Jean-Luc Pujols, biologiste de formation s’étonne qu’on avance si lentement, voire que l’on recule avec la Loi Duplomb, alors que l’on connait le danger, et s’interroge sur les déclics, individuels et collectifs, qui conduiront à un (tardif) changement de modèle.    

De nombreux échanges viennent clore cette rencontre très riche.

Un grand merci aux intervenants et au Café Pluche.

Paul Brejon - Président du CDD Périgord Vert

mardi 26 août 2025

Le PLUi-H Périgord-Nontronnais ... suite

En même temps ou après l’exposition des panneaux PLUi-H qui ont circulé dans lacommunauté de communes entre mai et juin 2025,

https://www.perigord-nontronnais.fr/vivre-habiter/urbanisme-2/documents-plu-i-scot-

plh/

certaines municipalités ont, à minima, mis à disposition des habitants la carte du zonage

provisoire de leur commune. La communauté de communes insiste bien sur le fait que

c’est un document de travail à l’instant T. Il est donc nécessaire de rester très vigilant sur

l’évolution de ces projets.

Globalement la superficie des zones U (urbaines) diminue dans le but de lutter contre

l’étalement urbain et la densification des parcelles devrait être encouragée ce qui

réduira l’artificialisation des sols. Des zones constructibles vont être reversées en zone

N (Naturelle) ou A (Agricole) et perdre de leur valeur.

Pour les cartes de zonage provisoires connues on constate que les zones N ou A offrent

de très grandes surfaces d’un seul tenant. Y a-t-il un lien avec le développement de

l’agrivoltaïsme ? Les communes avaient fourni, en janvier 2024, à leur référent

préfectoral l’emplacement des zones propices à la production des énergies renouvelables

(ZAEnR). Depuis aucune information n’a été donnée.

Dans le respect des critères de densification et d’artificialisation les priorités de chaque

commune ne sont pas toujours connues des habitants. Mais on sait que les communes

peuvent décider de créer des espaces paysagés protégés, des espaces patrimoniaux, des

arbres remarquables, des STECAL (secteurs de taille et de capacités d’accueil limitées)

c’est-dire les secteurs ou l’habitat réversible (résidences légères et démontables) pour un

habitat permanent pourront s’installer.

D’autre part, en septembre 2025 passera devant une commission mixte paritaire (7

sénateurs +7 députés) puis devant le Conseil constitutionnel, l’amendement de l’article

L151-12 du code de l’urbanisme qui permettrait « l’installation d’une résidence démontable

constituant l’habitat permanent de ses utilisateurs lorsqu’elle constitue le domicile d’un exploitant

agricole et qu’elle accueille le siège de son exploitation » sans artificialiser les sols.

Le règlement qui accompagne la carte du zonage est en cours d’élaboration et « devrait

tenir compte des différents temps de concertation passés ». Mais pour une même zone ex : Ur1

les règles d’utilisation et des contraintes diverses peuvent varier d’une commune à

l’autre. Il faudra aussi être très attentif aux règles de division des grandes parcelles.

La CCPN annonce une réunion publique en octobre 2025. Avant ou après l’arrêt du

projet prévu à l’automne 2025 ?

L’information, diversement partagée par les communes, reste cruciale.

A suivre…

jeudi 7 août 2025

Café citoyen du 4 juillet: Municipales 2026 : nouvelle donne, nouveaux engagements !

A l’invitation du Groupe Ribéracois du CDD Périgord Vert, nous sommes réunis au Café Pluche ce premier vendredi du mois de juillet pour évoquer les élections municipales de mars 2026. Au menu, trois témoignages de maires et un point sur les changements découlant de la récente loi sur les municipales 2026.

Nous sommes sur la commune de Comberanche-Epeluche (environ 170 habitants), et c’est tout naturellement sa maire, Muriel Cassier, toujours en activité et en cours de 2ème mandat, qui témoigne :

 « Il faut en avoir vraiment envie car le mandat de maire de village est un gros investissement personnel, y compris en terme familial ». 

Il se double d’un engagement à la Communauté de communes du Périgord Ribéracois (CCPR). La municipalité compte actuellement 7 conseillers (maire inclus) et s’appuie sur du bénévolat. Avoir une bonne secrétaire de mairie est essentiel. Céline, son adjointe (co-présidente du Café Pluche), indique que toutes les décisions sont discutées en conseil municipal. Elle s’interroge sur l’application de la parité femme/homme dans les très petites communes et trouve qu’elle peut représenter un frein si elle impose de devoir rechercher des femmes qui ne se sont pas motivées.


Deuxième témoignage, celui de Monique Boineau-Serrano, retraitée et maire de Chassaignes (82 habitants), commune qui a connu au cours des dernières décennies un changement total de population, aujourd’hui très cosmopolite. Elle est en cours de 2ème mandat. Le conseil municipal compte 7 conseillers (maire inclus), 5 femmes et 2 hommes. La parité requise par la nouvelle loi ne sera peut-être pas simple à obtenir ! Même si elle est bien entourée, tout repose sur la maire qui est en outre vice-présidente de la CCPR, en charge du périscolaire et des personnes âgées, siège au GAL (Groupe d’Action Local du Pays Périgord Vert) et à la commission préfectorale en charge des OQTF. Son mandat exige une disponibilité maximale, un réel sens de l’écoute des gens, avec une composante sociale importante. Elle évoque la mairie, lieu de rencontre et les possibilités de mutualisation avec d’autres communes. Elle partage déjà positivement le secrétariat de mairie et l’employé communal avec sa collègue de Combéranche Epeluche, et se dit prête à éventuellement fusionner avec une autre commune voisine. Note finale : elle termine toujours ses Conseils communaux de façon conviviale autour de crêpes.

C’est enfin Régis Defraye, jeune retraité, maire de Verteillac (environ 600 habitants) qui témoigne. Il achève un 1er mandat. En 2020, il crée un collectif de citoyens qui organise une 1ère réunion publique qui à la surprise générale rassemble 100 participants. Répartis en 10 tables de 10, ils vont imaginer comment sortir Verteillac d’une certaine torpeur ce village qui a perdu une centaine d’habitants. Il en ressort 78 propositions. Une 2ème réunion publique permettra de prioriser et d’en conserver 24. C’est de ce collectif que naîtra la liste de 15 personnes qui se présenteront aux élections de 2020 et seront élus (9 hommes et 6 femmes). Devenu maire, Régis va repenser le fonctionnement de la vie municipale, ne conservant que 3 commissions d’élus (Urbanisme, Finances et Appel d’Offres) et transformant les 11 autres (sécurité, sport, transport, communication, écologie, …) en des comités présidés par des conseillers municipaux et largement ouverts aux citoyens non élus de la commune, voire d’experts ou de personnes ressources de communes avoisinantes. Quand la commission culture de l’ancienne municipalité se résumait à 2 élus, le nouveau comité culture compte 18 personnes qui ont défini un plan de développement culturel à 5 ans. Chaque élu a une délégation totale sur sa compétence, le maire n’intervient pas, c’est sa façon de les responsabiliser et ça marche ! Autre valorisation des conseillers municipaux mise en place : chaque élu, et pas seulement le maire et ses adjoints, reçoit un dédommagement financier de 60 euros par mois, le total des indemnités possible est ainsi partagé avec l’ensemble du Conseil ce qui motive les conseillers et couvre leurs frais de déplacement. Leitmotiv du maire et de son équipe : participation citoyenne et démocratie implicative. Le danger de la participation citoyenne ? : c’est de donner le pouvoir à une minorité qui décide…

Dans une 2ème partie de ce café-citoyen, sont présentées et discutées les nouvelles règles qui présideront aux prochaines municipales de mars 2026. La discussion s’engage à partir du diaporama de l’Association des Maires de France. Les deux modifications majeures sont la parité généralisée aux communes de moins de 1000 habitants et les listes bloquées.

Sur la parité, certains s’interrogent sur son applicabilité aux très petites communes. D’autres rappellent que quelles que soient les difficultés qui pourront être rencontrées ici ou là, le principe de parité a fait progresser la société partout où il a été introduit.

Sur le principe de la liste bloquée, les élus et habitants de petites communes rurales considèrent que les habitudes bien ancrées de listes où l’on peut rayer un nom, en ajouter un, voire panacher dans l’hypothèse où il y a 2 listes, vont être contrariées. Comment vont réagir les électeurs ? Y aura-t-il un afflux de bulletins nuls ? Ce principe ne va-t-il pas politiser les élections et pousser à la constitution de 2 listes quand jusqu’à présent une liste rassemblait les bonnes volontés sur la base d’un souhait partagé et consensuel de faire vivre les petites communes en question ?

Les échanges se poursuivent tout au long de la soirée dans le cadre champêtre du Café Pluche, en bord de Dronne.

Merci aux maires pour leurs témoignages, aux participants pour leur écoute et leurs questions, au Café Pluche pour son accueil !

Pour en savoir plus : sites internet de l’AMF et de l’UDM 24 

Paul Brejon et Jean-Luc Pujols     

samedi 5 juillet 2025

Réaction à l’article "l’alternance" du 30 juin 2025

Si je comprends très bien l’importance d’avoir plus de femmes dans les conseils municipaux et pas tout à la fin de la liste, quelque chose d’autre me tracasse beaucoup plus.

Dans certaines métropoles (Paris, Lyon, Marseille) il est prévu de voter directement pour le maire.

Et dans les communautés de communes – rien. (Mais peut-être que j’ai raté un épisode?)

Pourtant les présidents ont de plus en plus de pouvoir sans être élus. Puis, ils peuvent imposer leur feuille de route.

En fait, cette feuille de route – jamais présentée explicitement m’inquiète.

Il y a déjà quelques années, un élu avait mentionné un regroupement de trois communautés de communes (Périgord nontronnais, Dronne Belle, Périgord Limousin), j’avais désapprouvé, car la plupart des habitants du « nontronnais » ne savent toujours pas quelles communes en font partie. Pour être certains que les citoyens ne se manifestent encore moins que maintenant c’est une option parfaite.

Communauté de communes Dronne Belle 16 communes (dont des communes nouvelles) je ne pensais pas que Biras en faisait partie. 11 222 habitants en 2019 sur 504,20 km².

Communauté de communes du Périgord Nontronnais 28 communes, 15 112 hab. (2021) sur 560,30 km².

Communauté de communes Périgord-Limousin 22 commues 14 028 hab. (2021) sur 499,70 km².


Le 20 juin le journal Sud Ouest a publié un article intitulé « La Coquille : un salon inversé pour les achats publics responsables en Périgord vert » L’événement s’est tenu le 10 juin.

https://www.sudouest.fr/lieux/dordogne/la-coquille/la-coquille-un-salon-inverse-pour-les-achats-publics-responsables-en-perigord-vert-24803232.php

Admirez « l’enthousiasme » des présidents des comcoms (2 présidents et 2 vice-présidents) trois les bras croisés le quatrième tient le microphone.

4 comcom ont participé les 3 déjà citées plus la Communauté de communes Isle-Loue-Auvézère en Périgord 28 communes, 13 663 hab. (2021) sur 533,50 km².

Au mois de mai 2025 un nouveau guide touristique est sorti « destination Périgord Vert, guide touristique ». Je l’ai pris dans un restaurant.

Les trois comcom nontronnais, Dronne Belle et Périgord Limousin plus un omineux « Naturellement Périgord » qui a un bureau à Excideuil.

Le journal Sud Ouest écrit « le nouveau guide touristique « Destination Périgord vert » [a été dévoilé], dans le cadre des appels à projets de la Nouvelle Organisation touristique des territoires (Nott) et de l’Accompagnement aux changements des territoires touristiques (ACTT), portés par la Région Nouvelle-Aquitaine. »

Faut-il comprendre que la région veut faire disparatraître les communes et territoires traditionnels ? Serait-ce une volonté de l’État ? Et en mettant en avant l’égalité femmes-hommes on évite de parler des vrais enjeux ? Les questions à poser aux candidats ?


Sigrun Strunk, Javerlhac


Lien vers l’article guide touristique

https://www.sudouest.fr/dordogne/thiviers/perigord-vert-un-nouveau-guide-touristique-pour-faire-rayonner-le-secteur-24327737.php



lundi 30 juin 2025

Pour que vive le bénévolat en Périgord Vert

Grâce au précieux bénévolat on peut vivre des moments apaisés, oublier un peu une actualité qui angoisse, loin des médias d’info en continu et des réseaux sociaux toxiques.

Les collectivités ont des bénévoles dans les comités des fêtes et les activités sportives et elles s’en réjouissent.

Des associations qui font lien développent aussi avec de nombreux bénévoles retraités et actifs des activités diverses qui font souvent le bonheur des habitants.

Pour : 

- promouvoir la démocratie participative dans nos communes rurales.

- protéger l’environnement.

- multiplier des espaces d’écoute et de partage.

- mener des activités multi-culturelles.

- aider à la mobilité pour tous.

- gérer une recyclerie, un atelier de réparation.

- aider à l’installation d’agriculteurs en bio.

etc. etc.

Mais tout l’enjeu est d’avoir un minimum de budget pour compléter les cotisations des adhérents et c’est là que la bât blesse.

Une aide financière pour la communication, l’acquisition à défaut d’une mise à disposition par la collectivité d’un local, ou son aménagement  ou l’achat de matériels est nécessaire.

En ces temps troublés ou les esprits se rabougrissent, des élus considèrent à tort que l’argent mis dans ces associations est de l’argent perdu.

Non, les associations ne nuisent pas à l’économie et au contraire sont d’un recours précieux pour combler de nombreuses lacunes des collectivités pour la vie sociale.

Si l’on chiffre le temps des bénévoles en salaires, les bénéfices invisibles sont importants.

Certes les collectivités sont confrontées à des contraintes budgétaires et cherchent à réduire voir supprimer les subventions.

Il faut chercher ailleurs pour réduire les dépenses de fonctionnement et d’investissements.

Les associations avec les bénévoles créent de la richesse humaine et économique.

Les élections municipales approchent, un arbitrage est possible dans les plans d’actions en faveur du bénévolat, pour les élus qui veulent intégrer ces données,  et concentrer les efforts financiers sur des investissements absolument nécessaires.

Aux électeurs de décider de l’avenir du bénévolat et Périgord Vert.


Francis Le Goyet - St Front la Rivière




L’alternance

La parité est le moyen de permettre une représentation plus égalitaire entre les hommes et les femmes dans le conseil municipal. La loi exige une liste comportant en alternance un homme, une femme, un homme, une femme, un homme… Ou bien, ne l’oublions surtout pas ! une femme, un homme, une femme, un homme, une femme…Si c’est un homme qui est en tête, il y aura une femme de moins dans le conseil municipal, si c’est une femme, il y aura un homme de moins puisqu’il y a un nombre impair de conseillers sur une liste. 

Alors pourquoi l’alternance ? Tout simplement pour que les femmes ne soient pas reléguées en fin de liste !! 

La légitimité des femmes dans la vie politique est systématiquement dévaluée à cause : 
- des stéréotypes sexistes qui restent dominants. On réserve aux femmes l’éducation et le social, voire, éventuellement, la culture… 
- de la persistance des violences sexistes et sexuelles qui servent à « remettre les femmes à leur place » dans un ordre sexué inégalitaire ou la persistance d’un « paternalisme pseudo bienveillant » pervertissant la notion même d’égalité. 
- de la sur-valorisation des qualités masculines qui réservent aux hommes l’urbanisme, les travaux, la sécurité, le sport… 
- d’une présomption de compétence des hommes alors que 49% des femmes ont une formation supérieure tandis que celle des hommes est de 40% (Chiffres de 2021). 
- de « l’esprit de club » réservé aux hommes, ce qui leur permet de construire des réseaux, de conserver le pouvoir et, éventuellement, préparer une future réélection. 
- de la volonté du maire de protéger son pouvoir à l’aide d’un petit groupe dévoué, le reste du conseil et en particulier les femmes en est réduit à une chambre d’enregistrement muette. 

Liste non exhaustive…! 

C’est encore trop souvent un homme qui est tête de liste. Dans la communauté de communes Périgord Nontronnais seulement 7 sur les 28 maires sont des femmes. Elles sont également désavantagées dans les conseils municipaux puisque le nombre de candidats est impair, le nombre de femmes est inférieur à celui des hommes. 

Le mode d’élection des élus communautaires joue contre la parité. Sur 42 délégués, communautaires de la Communauté de Communes Périgord Nontronnais, 11 sont des femmes ; le bureau comprend 9 hommes et 4 femmes ! 

Malgré la parité et l’alternance, le choix de la tête de liste est un enjeu majeur pour une meilleure représentation des femmes car il permet de rééquilibrer la répartition des responsabilités, des délégations, des indemnités, de favoriser créativité et partage du pouvoir. 

La parité généralisée a mis fin à cette anomalie démocratique qui assignaient les femmes à leur condition de sexe et de naissance. Enfin !

Marie Pauthier- Piégut Pluviers

lundi 9 juin 2025

Municipales 2026: la parité c’est autant de femmes que d’hommes.

 La parité c’est autant de femmes que d’hommes dans le conseil municipal !

« Toutes les personnes placées dans des situations identiques sont soumises au même régime juridique, sont traitées de la même façon, sans privilège et sans discrimination » Raymond Odent.

C’est l’égalité entre hommes et femmes !

Les femmes ont la même capacité de créer, d’innover, de proposer, de choisir, de décider, d’agir que les hommes !

Il peut rester encore quelques homo sapiens, appartenant à un monde archaïque, qui acceptent mal cette parité voulue par la loi, et se plaisent à la confondre avec la mixité qui n’a jamais assuré l’égalité de traitement ni de responsabilité.

La parité, ça marche !

On trouve en 2020 (dernières élections municipales) :

46,6% de femmes dans les conseils municipaux des communes de plus de 1000 habitants qui appliquent la parité et seulement 37,6% de femmes dans les conseils municipaux des communes de moins de 1000 habitants où la parité n’existe pas.

Si les femmes sont encore minoritaires c’est , tout simplement, qu’elles ne sont pas assez souvent tête de liste car le nombre de conseillers est toujours impair. (En nontronnais, sur les 28 maires, sept seulement sont des femmes). 


Marie Pauthier - Piégut Pluviers

mercredi 21 mai 2025

Café citoyen à Thiviers le 31 mai.

Nous vous invitons à participer au café citoyen organisé en partenariat avec la bibliothèque de Thiviers le samedi 31 mai 2025 à partir de 15h. 

La thématique abordée sera : les lanceuses et lanceurs d'alerte et l'emprise.

Nous aborderons ce thème passionnant sous forme d'échanges participatifs et préparerons ensemble nos interrogations pour les soumettre à Francis Chateauraynaud qui nous rejoindra à 16h.

Francis Chateauraynaud est sociologue et directeur d'études en sociologie à l'école des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris. C'est lui qui a inventé le terme de lanceur d'alerte en 1996 et il a écrit 2 ouvrages, sur la notion de lanceurs d'alerte et plus récemment sur l'emprise.

Venez nombreux, c'est un sujet passionnant !

A bientôt,

Noëlla Chatenoud, Hannah Burgeot et Romane Poquet. Thiviers. 





mardi 13 mai 2025

Compte-rendu du Café citoyen « Imaginaires collectifs » de Thiviers

 Imagination, responsabilité citoyenne et pouvoir d’agir.

Compte-rendu du mardi 22 avril 2025 à L'HanGare, Thiviers - 18h-20h30

Mardi soir, nous avons exercé une capacité profondément humaine : celle d’imaginer. Et cette capacité-là, aujourd’hui, est en crise.  " Le changement climatique est avant tout le plus grand échec de l’imagination dans l’histoire humaine. " 

Rob Hopkins, fondateur du mouvement des Villes en Transition, nous alerte sur un phénomène aussi invisible qu’essentiel : la crise de l’imagination.

Pour lui, si nous peinons à changer collectivement face aux bouleversements écologiques et sociaux, c’est parce que nous avons désappris à imaginer, à se projeter.

Nous savons très bien ce que nous ne voulons plus : les inégalités, les crises écologiques, l’isolement, la perte de sens… Mais quand il s’agit de dire ce que nous voulons vraiment, ce que nous sommes prêts à construire ensemble, là… ça devient plus flou.

Face à cette crise, Rob Hopkins propose une réponse étonnamment simple et puissante : réapprendre à rêver, à jouer, à créer, à s’émerveiller.

Car on ne protège que ce que l’on aime, et l’on ne peut aimer que ce qui nous émeut. C’est donc à partir de cette reconnexion sensible au monde que peut naître une imagination fertile, joyeuse, contagieuse.

Imaginer un lieu, une rue, un village, ce n’est pas fuir la réalité, c’est lui offrir une direction nouvelle, un avenir désirable.

En cultivant ensemble ces imaginaires, en les partageant à plusieurs, nous devenons citoyens au sens fort : capables de faire des choix, de prendre position, de nourrir la politique au sens de l’organisation de notre vie commune.

RESSOURCES

📚 Livre de Rob Hopkins : Et si... on libérait notre imagination pour créer le futur que nous voulons ?

🔎 Site internet officiel : https://www.robhopkins.net/

🌱 Ville en transition : https://transitionnetwork.org/

Hannah Arendt

Être citoyen, ce n’est pas seulement voter ou suivre des règles. C’est « prendre part à la construction du monde », faire usage de sa parole, de son jugement, de son imagination.

Hannah Arendt nous rappelle que la politique ne commence pas avec les institutions, ni avec les élections. La politique, selon elle, commence " là où des êtres humains se rassemblent pour délibérer, pour agir, pour construire un monde commun ".

Elle insiste : "être citoyen, ce n’est pas seulement voter ou suivre des règles. C’est *prendre part à la construction du monde", faire usage de sa parole, de son jugement, de son imagination.

Et cette capacité suppose qu’on puisse se représenter ce monde, le penser autrement. C’est là que les imaginaires collectifs deviennent des leviers puissants.

RESSOURCES

💭 La philosophie de Hannah Arendt : Parole de philosophe (de loin le meilleur contenu trouvé sur Hannah Arendt ! )

📚 Condition de l'homme moderne, Hannah Arendt

Brigitte Manaud & Kris de Ridder

Echanges citoyens

- Brigitte Manaud, ancienne directrice de la médiathèque de Thiviers, nous a raconté la genèse du projet, débuté en 1986.

La première bibliothèque a vu le jour dans 24m2, puis plusieurs agrandissements ont suivi jusqu'à aboutir à la Médiathèque telle que nous la connaissons aujourd'hui.

Brigitte a observé que plus la taille de la bibliothèque augmentait, plus de monde venait. C'est d'ailleurs le cœur de ce projet : un accès à la connaissance et à l'émerveillement au plus grand nombre.

Une preuve magnifique que la persévérance citoyenne peut transformer durablement un territoire.

- Kris de Ridder, co-fondateur de L'HanGare, a partagé avec nous sa capacité à rêver, à contempler ce qui est beau.

Ce projet il l'imaginait depuis de nombreuses années : remettre en valeur ce bâtiment abandonné et en faire un lieu pour le collectif.

Il retient une choses importante : « Dire plus souvent oui que non ».

Le lendemain, Kris m’a fait part du rêve qu’il souhaitait pour la suite : voir L'HanGare devenir un lieu exemplaire en terme d'autogestion, basé sur la confiance et la prise de responsabilité de chacun.e. 

Futurs désirés - Nos visions pour demain

Les participants se sont répartis en quatre groupes pour faire le bilan puis imaginer différents lieux du territoire, voici un résumé :

📌 Place de la République, Thiviers

Bilan actuel :

Parking gris, bruit, manque de végétation, absence d’activités collectives, on ne souhaite pas y rester.

Futur désiré :

Une place festive qui favorise la rencontre : La grande place sera végétalisée avec des sentiers, des bancs et un bassin. Un bâtiment collectif, entouré de jardins coopératifs, d'ateliers, d'un kiosque à musique et d'un amphithéâtre, seront au cœur de cette place. Autour, un bar, une épicerie, une brasserie, une boulangerie, un hôtel, un manège à pédales et un point d’eau potable animeront l’espace.

Des œuvres choisies par les enfants et des façades colorées égayeront la place, où se mêleront rires, musique, nature et générations.

📌 Rue Jean Jaurès, Thiviers

Bilan actuel :

Façades délabrées, rues trop goudronnées, couleurs tristes et grises, très peu de commerces et d'habitants, sentiment de désolation et de tristesse

Futur désiré :

Les façades seront rénovées et colorées, le goudron remplacé par un revêtement naturel et perméable. Une fontaine entourée de végétation émergera au rond-point, des bancs jalonneront la rue, et l’ancien Ehpad sera réhabilité. La rue sera plus ouverte et végétalisée avec des jardins partagés, ateliers communs, ruches et arbres fruitiers.

De petits commerces et des espaces associatifs animeront le quartier, mêlant générations et cultures. Les voitures resteront en périphérie, remplacées par des navettes et vélos-taxis. L’art envahira les rues avec la complicité des enfants, l’eau de pluie sera récupérée, la musique et les chants d’oiseaux rythmeront la vie d’un lieu vibrant de créativité, de partage et d’espoir.

📌 Place du Château, St-Jean-de-Côle

Bilan actuel :

Décor très beau mais figé, surtout en hors saison : désertification, absence de vie quotidienne, sentiment d’inachèvement.

Futur désiré :

La place sera piétonne, les enfants joueront en sécurité, il y aura une fontaine, une balançoire et de nombreux bancs, tandis qu’un café animé toute l’année accueillera les habitants. Les sonnettes de vélos résonneront dans un espace encore plus végétalisé.

La Maison des associations, ouverte à toutes les générations, proposera des ateliers d’expérimentation et d'accompagnement pour les jeunes vers les métiers manuels. Les volets seront enfin ouverts, une population plus jeune et plus mélangée s’installera à l’année, se retrouvant autour des tables de la place et dans les commerces voisins.

📌 Place du Cimetière, Thiviers

Bilan actuel :

Grand vide, poubelles, route passante, manque d’attractivité, bâtiments industriels.

Futur désiré :

Le cimetière deviendra une forêt protégée, propice au recueillement et au pèlerinage. La grande place sera enherbée et pavée de matériaux perméables. Les enterrements laisseront place aux humusations en calèche, et l'ancienne marbrerie funéraire accueillera une belle pépinière maraîchère.

Les poubelles seront remplacées par un compost public et des espaces d’échange gratuit. Une mare, alimentée par l’eau de pluie, enrichira le paysage. Les anciens bâtiments industriels seront végétalisés et investis par des artistes.

La propriété privée sera repensée en propriété d’usage, et l'approvisionnement local privilégiera le réseau ferroviaire, libérant la départementale du trafic de camions.



+ DE RESSOURCES

📚 Bibliothèque de Thiviers : Bibliographie Participation citoyenne et décroissance (une table sous l'escalier présente les ouvrages en lien avec le Café citoyen, n'hésitez pas à demander)

📚Socialter, " Décroissance.s, réinventer l'abondance ! " avec Thimothée Parrique : Hors série

📚Ralentir ou périr, Timothée Parrique (à retrouver à la Bibliothèque)

📚 Paresse pour tous, Hadrien Klent (à retrouver à la Bibliothèque)

🔎 Fréquence Commune, La coopérative des communes participatives : https://www.frequencecommune.fr/

🔎 Rencontres citoyennes organisées par le Département du 6 au 27 mai

💭 Prochains Cafés citoyens

Samedi 31 mai à 15h — Bibliothèque de Thiviers

Café citoyen suivi de la conférence de Francis Chateauraynaud, sociologue, inventeur de la notion de « lanceur d'alerte ».

→ Adresse : 3 Espace Rodolphe Charles Cézard, 24800 Thiviers


Jeudi 12 juin — Cocon des Canailles

Café citoyen sur la thématique des monnaies locales !

Préparation en cours, réunion d'organisation prévue le 2 juin à 17h au Cocon des Canailles, n'hésitez pas à nous dire si vous souhaitez nous aider !

→ Adresse : 923 Moulin du Touroulet route du, 24800 Chalais


💡 Projets en cours
Nous commençons à imaginer ensemble plusieurs grands projets :

Fête des Possibles
Festival AlimenTerre (cinéma & débats sur l'agriculture et l'alimentation durable)
Festisol - Festival des Solidarités (événements solidaires en novembre)
Envie de rejoindre l’organisation ? Vous avez des idées à partager ?
N’hésitez pas à nous contacter !


✉️ Contacts
Romane : romane.poquet@gmail.com / 06 84 77 65 35
Hannah : anne.burgeot@orange.fr
Noëlla : noella.chatenoud@free.fr

Sortie gestion durable des zones humides.

 Le SRB (.Syndicat de Rivières du Bassin) Dronne avec la commune de Petit-Bersac organisent une animation ce samedi 17 mai sur la commune pour sensibiliser le grand public au enjeu de la gestion durable des zones humides. Vous êtes cordialement invités et vous pouvez diffuser l’affiche ci-jointe sur vos sites de communication, cela permettra de faire connaitre l’événement.

 

Jean Luc PUJOLS, conseiller municipal de Petit Bersac 06 71 64 04 26 pour vos réservations de cette sortie nature qui sera commentée par : Karim ALAOUI