vendredi 27 mars 2026

Elections municipales, les professions de foi, du rêve à la réalité.

A la lecture des professions de foi, dans le nontronnais, certains sujets dont l'écologie ont été oubliés, ou perçu comme peu prioritaire ou considéré comme peu mobilisateur, oui qui pourrait diviser. 

Parmi les sujets absents ou peu visibles, on trouve :

- le PCAET ( plan climat)

- la qualité de l'eau ( PFAS).

- la qualité de l'air ( exemple le brûlage des déchets verts).

- la protection de la biodiversité, faune et flore.

- les coupes rases pour protéger nos forêts et lutter contre le réchauffement climatique.

- les projets photovoltaïques notamment l'agrivoltaïsme.

- l' entretien de nos ruisseaux et rivières.

- le renforcement de nos pistes cyclables, la flow vélo n'est  faite que   pour les touristes.

- le transport en commun pour laisser moins de place à la voiture.

- la végétalisation et le fleurissement de nos bourgs et villages, combien de communes avec le label village fleuri, un ? deux ? 

- la réduction des pesticides (pour la santé !).

- les mobilités durables.

- la qualité du bio dans les cantines.

- le manger local sur nos marchés.

- la réduction de la facture énergétique (isolation des logements). 

- le ZAN (préservation des espaces pour l'agriculture)

- la gestion des déchets dont le compostage

et la liste n'est loin d'être exhaustive...

Il y a donc un manque de considération sur ces sujets, on était en droit d'attendre à ce que les candidats anciens ou nouveaux, s'engagent clairement ces sujets  d'autant qu'ils font consensus dans le public qui soutien notamment les mesures de transition écologique.

Nos petites communes 25 sur 28 n'ont pas  les compétences pour agir sur l'énergie, l'industrie, l'agriculture et on ne trouve donc pas ces sujets dans les professions de foi.

Que reste t'il comme compétences pour ces petites communes ? 

La gestion de la vie quotidienne, petites routes communales, gestion des bâtiments publics, parfois écoles et cantines, salle des fêtes, gestion du cimetière, un peu d'urbanisme local, la vie sociale et l'animation, l'état civil, le maintien de l'ordre public, et les situations d'urgence. Le plus souvent, un maire 3 adjoints et 11 conseillers, une secrétaire de mairie parfois à mi-temps, un ou deux cantonniers, gèreront la commune. Le maire assistera au conseil communautaire qui a pour compétences :

le développement économique

l' aménagement du territoire

la gestion des déchets

l' eau et l'assainissement (selon les cas)

et le plus souvent : 

les transports locaux

les équipements culturels et sportifs

la politique du logement

l'action sociale

Le maintien de l'échelon communal repose donc essentiellement sur le lien social par la proximité avec les habitants, faire vivre la démocratie locale. l'intercommunalité permet d'être plus efficace pour agir collectivement.

Pour être un bon maire il faut surtout des qualités humaines, écouter les habitants sans arrogance, travailler dans l'intérêt collectif, pas personnel, expliquer clairement les décisions, informer régulièrement les habitants dans des comptes rendus clairs et précis, être très transparent, être motivé par le poste, pas par le pouvoir.

Francis LE GOYET     St Front la Rivière

mercredi 25 mars 2026

Une régression démocratique.

Dans près de 70 % des communes ont connait déjà le maire avant d'aller voter, où est le suspense ?.

Cette nouvelle loi semble un peu débile pour nombre d'électeurs, faut pas chercher plus loin le nombre d'abstentions, le désintérêt pour les électeurs.

Autant supprimer les élections dans ces petites communes, s'il n'y a qu'une liste, pour faire des économies.

On trouve moins de légitimité au maire quand il est élu face à personne, plus de bataille, plus de réunions publiques, plus de porte à porte, plus d'enjeu.

Comment faire sérieusement 2 listes dans une commune de 500 ou moins d'habitants , à moins de chercher le conflit sans autre but.

Des gens se sentent plus utiles dans des associations, conseils de développement, culturelles ,aides à la création d'entreprises, caritatives,  des espaces de vie sociale (EVS) que d'être conseiller municipal d'une petite commune ou le maire est omnipotent pourtant avec de faibles compétences obligatoires qui sont réservées aux communautés de communes.

Une seule avancée démocratique, la parité avec le nombre de femmes élues.

Pour le reste, il faut souhaiter que le bilan sera positif.

Francis LE GOYET- St Front la Rivière

jeudi 12 mars 2026

Découvrir une zone humide à Petit- Bersac.

 Samedi 21 Mars 2026, à la découverte d’une zone humide à Petit- Bersac

Le groupe Ribéracois du Conseil de Développement Durable du Périgord Vert (CDDPV) organise en partenariat avec le Café Pluche et la librairie la Lisière, une première sortie nature : visite commentée par Gauthier Watelle, écologue et fondateur de la librairie naturaliste La Lisière à Aubeterre-sur-Dronne, dans le cadre magnifique de la zone humide de Mirand à Petit-Bersac.

Rendez-vous à partir de 9h au château du Mas de Montet à Petit-Bersac.

Réservation obligatoire, avant le 18 mars par mail : cdd.perigordvert@gmail.com, ou par téléphone : 06 78 01 83 31 (Jean-Luc) ou 06 80 91 10 14 (Paul)

Frais de participation (incluant le casse-croute) :  12 € pour les adhérents du CDDPV, 15 € pour les non-adhérents, 3 € pour les moins de 10 ans.

Paul Bréjon Président du CDDPV.



vendredi 6 mars 2026

Patrimoine et archives

 Vert Périgord.

Terre occitane, terre de poésie, terre de légendes, terre de mémoires, terre d’histoire, terre d’asile, terre de savoir-faire, terre de gastronomie…terre d’excellence !

De mystérieuses forêts, de frémissantes rivières, de vertes prairies, des paysages préservés, de multiples châteaux somptueux ou modestes, de sages demeures nobles, d’humbles fermes, de modestes églises, de vieux puits, d’antiques croix de carrefour, des lavoirs rustiques …

C’est un héritage, c’est un patrimoine ! C’est une mémoire, c’est un témoignage c’est ce qui fait le sentiment d’appartenance, de solidarité, de diversité permettant d’accueillir et de partager.

Ce patrimoine est en danger. Pour éviter une perte irrémédiable, il faut l’entretenir, le protéger et, même, le sauver.

La richesse commune de cette terre miséreuse, étonnamment généreuse, se dissimule souvent au coeur des églises mais, au fil du temps, elle a été oubliée, elle a disparu, elle a été volée… des sculptures, du mobilier, des tableaux mais aussi des objets de culte (calices, ciboires, ostensoirs en argent, en vermeil, parfois en or) se sont volatilisés par ignorance, par désintérêt, par manque de protection d’églises peu à peu vidées de leurs paroissiens exilés loin du pays ou qui, restant de culture chrétienne, se sont éloignés du culte.

Le constat est rude. Pour prendre un exemple, le Ministère de la Culture (1) indique, que sur 104 calices du XVIIIe siècle, inscrits ou classés pour le département de la Dordogne, 44 ont été volés ou ont disparu (dont 4 dans la communauté de communes Périgord Nontronnais).

Datés du XVIIIe siècle, ils peuvent atteindre de 5 à 10 000€ en salle des ventes selon leur ancienneté et leurs poinçons (2). Quand ils sont trop difficiles à revendre, ils partent en Belgique, aux pays-Bas, aux Etats-unis et ailleurs…ou pire à la fonte…

Ainsi disparaissent non seulement des oeuvres d’art offertes par de riches seigneurs et d’opulents notables mais aussi des oeuvres, authentiquement émérites, toujours émouvantes car elles racontent la sueur et l’espérance des artisans, des paysans, des villageois. Ces vieilles pierres, ces statues , ces objets témoignent d’évènements souvent oubliés, mais ils sont la trace de la contribution laborieuse de toute une communauté soudée par sa mémoire, une mémoire qui s’ancre dans un espace, un geste, une chanson, une image, un objet…

Il arrive que beaucoup d’objets, de sculptures, de statues, répertoriés ou non, disparaissent mais, parfois, renaissent au hasard de la lecture d’un document ancien consulté par un vieil historien amateur, amoureux de son pays. Il explore avec soin les riches archives communales, rarement classées. Parfois, même, la découverte inopinée, à des milliers de kilomètres, d’une carte postale ancienne révèle des informations longuement recherchées et miraculeusement retrouvées.

Les églises sont souvent une charge financière trop lourde pour les collectivités (4) qui ne mesurent pas assez la valeur qu’elles apportent à l’image d’un Périgord authentique encore préservé.

Quand des communes de Dordogne n’ont pas les moyens de protéger leurs objets d’art religieux.

Elles peuvent faire appel à la DRAC Aquitaine (3) pour obtenir des aides et aussi au Conservatoire Diocésain d’Art Sacré du Périgord qui peut assurer la protection de ces objets tandis que la commune reste propriétaire des biens en ayant la possibilité de les reprendre temporairement ou définitivement..

De la même façon, les archives des petites communes sont laissées à la bonne volonté de quelques passionnés qui tentent de mettre un peu d’ordre dans des documents de toute nature sans avoir les compétences d’un archiviste. Pourtant la gestion des archives fait partie des dépenses obligatoires de la commune qui doit fournir à chaque élection municipale un récolement (5) avec copie au Directeur Départemental des Archives.

Le Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale de la Dordogne peut aider les collectivités territoriales à gérer leurs archives. Il est souvent difficile pour les communes de savoir quelles archives peuvent être éliminées (demande d’élimination obligatoire).

L’archiviste qui se rend dans la commune intervient sur le classement thématique, la réalisation d’un inventaire, l’exploitation du patrimoine archivistique, la mise à jour des classements, la formation et la sensibilisation du personnel communal… Ces prestations sont payantes mais permettent aux communes de conserver des archives auxquelles elles sont attachées dans la commune plutôt que de les déposer aux Archives départementales. (6)

(1) Ministère de la Culture « Rechercher un bien volé ou disparu ».

Le Ministère de la Culture a publié un guide pratique d’auto-évaluation permettant de vérifier l’état du bâtiment, la sécurisation des églises… 100 pages.

(2) Les objets du XIXe siècle (poinçon Minerve) sont vendus autour de 4000€ car ils sont plus récents et moins rares..

(3) DORDOGNE - CAOA

Barbara Sibille  -  DRAC Nouvelle Aquitaine

4) Depuis la loi de séparation des églises et de l’Etat (1905) qui instaure le principe de laïcité, « les lieux de culte et les objets les garnissant sont affectés à la commune » car l’Eglise n’avait pas voulu s’organiser en association cultuelle. La commune ne peut pas vendre un bien ou un objet qui n’a pas fait l’objet d’une d’une désaffection et après un décret de déclassement ce qui est très rare concernant les objets. La commune peut bénéficier de subventions pour travaux, sécurisation des biens…

5) Code du Patrimoine art. L212

6) guide de l’association des archivistes français http://www.archivistes.org

Marie Pauthier - Piégut Pluviers

Contre-expertise de 35 arbres au château de Puyguilhem.

 Madame, Monsieur,

Veuillez recevoir ce courrier d'information et de renouvèlement de la demande d'une contre-expertise de 35 arbres au château de Puyguilhem. 

Ce courriel est adressé à toutes les institutions concernées, aux membres de la commission départementale, aux élus du territoire et à tous nos soutiens. 

Face à la gestion des risques, l’expertise en arboriculture ornementale, un métier en plein essor.

Dans les années 1980/90, ils n’étaient qu’une poignée à exercer ce métier en France et en Europe. Dans les années 2000, la demande des collectivités et des administrations en charge de la gestion d’un patrimoine arboré, est en pleine expansion. A ce jour on compte environ 250 experts issus de cabinets privés ou de structures publiques.

Comment devient-on expert de l’arboriculture ornementale ?

Cette profession n’est pas règlementée. Une simple assurance responsabilité civile ”Expert de l’Arboriculture Ornementale” est suffisante, sans contrepartie de diplôme ou d’expérience…

Cependant, des formations diplômantes et des stages existent en France.

En formation initiale, deux “diplômes” : une Licence Pro et un Certificat de Spécialisation (expert stagiaire).

Pour les professionnels de l’arboriculture en exercice, des stages complémentaires sur des sujets très spécifiques sont dispensés par des scientifiques ou des experts chevronnés.

Quelle est la fonction principale d’un expert en arboriculture ?

La mission la plus courante pour l’expert est d’évaluer les risques de rupture au regard d’éléments décelables, sur la base d’indices visibles et de données mesurées. Il produit alors un diagnostic de sécurité de l’arbre. Il engage donc, dans une certaine mesure, sa responsabilité.

Outre une connaissance approfondie et toujours actualisée :  

des qualités et défauts structurels de chaque espèce dans un contexte donné,

des maladies (particulièrement liées aux champignons lignivores) mettant en échec la résistance et la stabilité,

des réactions, dans le temps long, de l’arbre à différentes perturbations.

Pour cela, il s’aide d’outils comme la tarière de Pressler, le pénétromètre ou le tomographe, en respectant leurs protocoles d’utilisation.

Il n’est pas rare, que 2 experts arrivent à des conclusions différentes car le principal biais qui guette l’expert est « sa propre aversion au risque1 ».

Pour le dire sans détour : « Si tu n’es pas sûr de toi, si tu as peur des conséquences de tes préconisations… tu proposes d’abattre… une fois abattu, le risque de se tromper a définitivement disparu… »

Pour parer à ce biais, un bon expert se doit de travailler en réseau. Pour partager l’expérience et les savoirs, échanger sur les cas complexes et sur des problématiques spécifiques…

L’alliance :

du manque d’expérience, et, parfois, d’actualisation de la formation,

de l’aversion au risque,

de l’isolement,

d’une insuffisante maîtrise des outils.

C’est pourquoi les fondateurs du collectif ont demandé au donneur d’ordre, dès janvier 2025, la contre-expertise sur 35 sujets. Les collectivités territoriales d’importances n’hésitent jamais à confronter 2 avis d’experts pour les arbres d’une grande valeur patrimoniale, ce qui est le cas à Puyguilhem.

À ce jour, il ne semblerait qu’aucun des services de l’État concernés, ni la CDNPS2, ni la CMN3, n’aient de personnel compétent pour évaluer le “sérieux” d’une expertise de « Tenue Mécanique des arbres ». Pourtant tous valident l’abattage d’arbres patrimoniaux, sur foi d’une seule expertise (que nous, professionnels et ex professionnels, jugeons, pour le moins, “déficiente”).

En conséquence, le collectif renouvelle sa demande pour la programmation d’une contre-expertise phytosanitaire, physiologique et biomécanique 35 arbres sur le site classé du château de Puyguilhem et reste ouvert à une rencontre avec les services concernés.


 Étienne Barteau, Secrétaire du collectif « l’Arbre Patrimoine Collectif »

1 European Consulting Standards in Tree Work – La Lettre de l’arboriculture n° 126 – SFA.

2 Commission Départementale de la Nature, du Patrimoine et des Sites.

3 Centre des Monuments Nationaux.