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jeudi 2 juillet 2026

Réflexions sur la stratégie de développement économique de la CCPN

Après les vives discussions ou passes d'armes, "la fête est finie, on ne mord pas la main qui nous nourrit," une élection remise en cause, "les sangliers et les chevreuils" de nombreux défis sont à relever.

Le premier défi pour un EPCI (Etablissement public de coopération intercommunale) consiste à trouver un équilibre entre la maîtrise des dépenses et le maintien d'un service de qualité plutôt que de rechercher les économies comme une fin en soi.

Faire des économies est un sujet souvent débattu, les dotations de l'état sont à la baisse,  alors que la  hausse de la fiscalité locale pour les ménages et les entreprises doit être limitée. 

L'augmentation des coûts ( énergie, salaires, entretien des infrastructures) oblige l'EPCI à rechercher des gains d'efficacité.

Cette recherche d'économies ne doit pas devenir une obsession et avoir des effets négatifs au risque de reporter ou abandonner des investissements, réduire la qualité des services publics, mettre la pression sur les agents territoriaux. L'EPCI doit  mener des politiques ambitieuses sur la transition énergétique et écologique, la mobilité et le développement économique y compris avec les métiers d'art.

Une feuille de route favorable au développement économique pour rendre ou maintenir un territoire attractif, pour aider à créer des emplois est nécessaire une fois réglé le problème des économies qui ne doit pas être considérée encore une fois  comme une fin en soi.

L'EPCI dispose de nombreux leviers pour soutenir le développement des entreprises.  

- Aménager et gérer des zones d'activités , proposer des terrains ou les locaux, accompagner la création, la reprise, la transmission, mettre en place des aides financières en partenariat avec la Région.

- Favoriser l'installation de nouvelles activités par une stratégie de promotion du territoire, une offre immobilière adaptée, un accompagnement personnalisé, du très haut débit partout.

- Maintenir les commerces de proximité dans les bourgs, aider à la reprise des commerces menacés, favoriser les services itinérants ( épiceries, santé, services publics).

"Le maintien de ces services contribue à  préserver des emplois et attirer des nouveaux habitants".

- soutenir l'agriculture et les circuits courts, le tourisme rural, les métiers d'art et les savoir faire locaux, l'économie sociale et solidaire.

- Améliorer les conditions d'emploi : agir sur la mobilité, les logements des actifs, l'accueil des familles, les espaces de télétravail, les tiers lieux.

- Développer les compétences avec France Travail, les entreprises, les organismes de formation, les chambres consulaires.

- Encourager l'innovation.

En conclusion,  les politiques les plus efficaces combinent une coopération entre élus, entreprises et les habitants souvent oubliés, ( des ressources humaines existent dans les associations), les infrastructures de qualité, une coordination avec les autres collectivités et les acteurs économiques, une évaluation régulière des résultats.

L'EPCI a le rôle d'animateur, de coordinateur du développement économique, sans se substituer aux acteurs économiques eux-mêmes. Une bonne culture économique et financière de l'ensemble des élus fait également partie des facteurs clés de réussite pour faire face aux défis majeurs de la (CCPN) Communauté de Communes du Périgord Nontronnais.


Francis LE GOYET.   St Front la Rivière

mardi 16 juin 2026

Les difficultés à gérer une entreprise... et dans le nontronnais ?

La fermeture d'entreprises n'est pas due uniquement aux délocalisations mais parfois à des fautes de gestion,  des erreurs stratégiques, à une mauvaise gestion financière, à un manque d'adaptation aux évolutions du marché,  à un endettement excessif, à une concurrence accrue, à un manque d'innovations technologiques, à un changement du comportement des consommateurs. L'appât du gain, la recherche du profit excessif à court terme fragilisent  les entreprises. Ce profit immédiat prend le dessus sur l'investissement. 

Dans les  grandes entreprises un système d'incitation poussent au court terme, souvent sous la pression des actionnaires, à la recherche de l'enrichissement personnel des dirigeants, rémunérations excessives, dividendes élevés. Les intérêts personnels peuvent passer avant ceux des salariés, et de l'entreprise. La peur et l'incertitude peuvent jouer mais les entreprises solides ont investi sur les salariés, la formation, accepté des profits plus modestes, privilégié la qualité , la réputation, gardé une vision de long terme. Il ne faut pas généraliser beaucoup pensent transmission plutôt qu'enrichissement personnel et la réponse varie beaucoup selon les secteurs. 

Une règle d'or, avoir des fonds propres suffisants, un bon coussin de sécurité, pour passer les crises, encaisser des pertes temporaires, investir, financer une restructuration, une diversification, trouver de bons partenaires. Une entreprise peut être rentable sur le papier mais vulnérable si ses fonds propres sont faibles. Dans le nontronnais de nombreuses entreprises ont disparu au cours des 30 dernières années voir plus, pour des raisons  diverses et parfois celles indiquées ci-dessus, malheureusement pour le tissu économique de notre territoire. 

Francis LE GOYET St Front la Rivière

Convention territoriale globale avec la CAF en nontronnais

 La CCPN (Communauté de communes Périgord Nontronnais) a invité la population à participer à une réunion, en présence de ses différents services concernés et de la responsable de la CAF (Caisse d’allocations familiale) à 3 dates et lieux différents pour réfléchir à la nouvelle Convention territoriale globale qui entrera en vigueur en 2027. Il devrait y avoir une restitution de ces réunions à une date qui n’a pas encore été indiquée.

La convention territoriale globale est « le cadre contractuel stratégique et politique de référence établi entre la CAF et la CCPN pour renforcer l’efficacité, la cohérence et la coordination des services mis en place pour les habitants du territoire ».

Elle est mise en place pour maximum 5 ans et doit proposer des objectifs et un plan d’actions en cohérence avec l’offre globale au niveau de la communauté de communes.

Lors de la première réunion à Piégut-Pluviers (03/06/26), les thèmes proposés étaient : petite enfance, enfance jeunesse, parentalité, animation vie sociale (mobilité, inclusion numérique, associations…), logement et cadre de vie, accès aux droits, handicap…

J’ai fait le choix de participer aux thèmes mobilité, logement et cadre de vie.

Des associations telles que le Vime ont permis des progrès considérables et font école. Les déplacements doivent être programmés et le coût reste élevé mais c’est une première réponse à la nécessité de pouvoir se déplacer.

Le diagnostic sur le logement montre qu’il existe une très grande inadéquation entre les logements proposés et les souhaits des habitants. Les logements, particulièrement en centre ville mais aussi ailleurs, sont souvent inadaptés (escaliers pénibles, manque de clarté, manque de commodités, étroitesse des pièces, bruit… isolation inexistante ou défectueuse).

« Aérer » les rues en démolissant certaines constructions est envisagé. Il reste que les coûts de rénovation et d’isolation sont largement supérieurs aux moyens des propriétaires occupants ou bailleurs même en cumulant toutes les aides possibles. A cela s’ajoute la zéro artificialisation des sols qui réduit le foncier constructible alors que les gens souhaitent très majoritairement une maison avec un jardin. Ils ne veulent pas vivre à la campagne comme ils vivent en ville ! Les échanges sur cette question ont montré que des personnes, des familles renoncent à s’installer sur le territoire de la CCPN à cause de cette impossibilité à louer, acquérir ou faire construire le logement qui répond aux critères actuels..

Malgré les multiples études, projets, programmes, concours d’architecture, budgets participatifs… mettant l’accent sur la nécessité d’allier les projets urbains et les aménagements paysagers pour revitaliser les centres villes, ce cadre de vie souffre toujours de désertification. Seuls les commerces en lien physique avec la population (commerces de bouche, coiffeurs, instituts de beauté, cafés, fleuristes, pressing, etc..) survivent tant bien que mal. Les lieux de convivialité et de culture, quand ils existent, participent à l’attractivité de la localité.

Tous les autres sont victimes des nouvelles formes de consommation. 100 à 300 colis peuvent être échangés par mois dans le plus petit locker installé sur un parking (locker qui rapporte entre 50€ et 100€ par mois).

Si on multiplie par le nombre (inconnu à ma connaissance) de lockers installés sur le territoire, on prend conscience de l’ampleur des échanges qui échappe au territoire de la CCPN. Cette évolution est inéluctable. Mais, entre mairie, église et monuments aux morts, les rideaux de fer sont tirés !

Les coupes rases pratiquées, y compris en limite des bourgs, renforcent les puits de chaleur, la force des vents, l’érosion des sols due aux pluies ruisselantes, entrainent le destockage immédiat du carbone en augmentant la pollution, massacrent la beauté de nos paysages. Le cadre de vie rural ou urbain est ainsi mutilé pour des dizaines d’années.


Marie Pauthier- Piégut Pluviers

lundi 15 juin 2026

Qu’est-ce que la CAF Caisse d’allocations familiales ?

La Sécurité Sociale comprend 5 branches :

-Branche maladie : soin, maternité, invalidité décès

-Branche famille : Caisse Nationale des Allocations Familiales (101 CAF) : prestations familiales, handicap, logement)

-Branche Accidents du travail, Maladies professionnelles

-Branche retraite : retraite et invalidité

-Branche recouvrement : collecte des cotisations de l’Urssaf

S’ajoute depuis 2022 la caisse de solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et handicapées.

Le financement de la branche famille de la sécurité sociale provient des cotisations sociales versées par les employeurs, de la contribution des salariés (pour certaines prestations), de la contribution sociale généralisée (CSG), de la contribution au remboursement de la dette sociale, (CRDS), taxe sur les salaires, taxe intérieure sur les produits énergétiques.

C’est la branche famille de la Sécurité sociale qui finance à son tour la CNAF constituée de 101 CAF qui n’ont pas de budget autonome.

La CNAF est un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public. (Code de la sécurité sociale) Les employés des CAF ne sont pas fonctionnaires. Ils sont régis par le code du travail.

Les 4 missions de la CAF :

- Aider les familles à concilier vie familiale, professionnelle et vie sociale (Prestations d’accueil, congé parental, garde des enfants).

- Faciliter les relations parentales, favoriser le développement de l’enfant et soutenir les jeunes (Allocations familiales, complément familial, allocations de rentrée scolaire, allocation logement pour les étudiants). Médiation familiale, lieux d’accueil, d’écoute, aide aux vacances, foyers de jeunes travailleurs

- Créer les conditions favorables à l’autonomie, à l’insertion sociale et professionnelle (RSA, prime d’activité, allocations adultes handicapés. Aides financières individuelles, aide à domicile, accompagnement social).

- Accompagner les familles pour améliorer leur cadre de vie et leurs conditions de logement (Allocations logement, aide personnalisée au logement, prime de déménagement, prêt à l’amélioration de de l’habitat, Fonds de solidarité logement, centre sociaux.

La CAF contribue à l’économie locale en fournissant des aides, la CCPN fournit aussi des aides aussi au moyen du CIAS (Centre Intercommunal d’Action Sociale). Quel est le pourcentage de contribution de chacun ?

Sur l’ensemble de la Dordogne 1 Périgourdin sur 5 bénéficie d’au moins une aide de la CAF. En 2024, la CAF a distribué 471 M€ à 74 000 personnes.


Marie Pauthier. Piégut Pluviers


samedi 9 mai 2026

Café citoyen au café Pluche: quel regard sur la pauvreté?

Le café-citoyen du 3 avril 2026, organisé par le groupe Ribéracois du CDD Périgord Vert, en partenariat avec le Café Pluche, a réuni une trentaine de participants sur ce thème peu abordé de la pauvreté. C’est tout naturellement à Rémi Rousseau, l’un de nos adhérents, ancien d’ATD Quart Monde et de son université populaire d’Ile-de-France, que nous nous sommes adressés.


Rémi a associé à son intervention deux acteurs sociaux du Ribéracois, porteurs de témoignages sur la situation à l’échelle locale, Virginie Deschamps de l’APLB (Association Père Le Bideau) et Xavier Prouteau, de l’équipe qui portait le projet TZCLD (Territoire zéro chômeur longue durée) sur le territoire Ribéracois.

Rémi nous rappelle en ouverture la signification originelle d’ATD : Agir Tous pour la Dignité. Née en 1958, cette ONG s’est d’abord focalisée sur le bidonville de Noisy-le-Grand en région parisienne.

Quand on parle de pauvreté, de quoi parlons-nous ?

Pour l’ONU, c’est un seuil de 2 US $ par jour et par personne. Indicateur inadapté à la situation de la France qui retient celui de 1288 € net par mois pour une personne vivant seule (07/2025). Soit environ 60 % du revenu médian. Cette limite ne tient pas compte de la satisfaction des besoins élémentaires essentiels.

Afin de comprendre la pauvreté et de sortir des lieux communs et autres idées toutes faites, ATD Quart Monde a conduit en partenariat avec l’Université anglaise d’Oxford une recherche pluridisciplinaire, sur une période de 3 ans, qui a associé, ce qui est notable, des personnes en situation de pauvreté. Il en est notamment ressorti huit dimensions de la pauvreté :

-Privation matérielle et de droits

-Peurs et souffrances

-Dégradation de la santé physique et mentale

-Maltraitance sociale

-Maltraitance institutionnelle

-Isolement

-Contraintes de temps et d’espace

-Compétences acquises et non reconnues

Plusieurs facteurs de risque ont été identifiés : le chômage, l’emploi précaire, l’isolement, la composition de la famille, la faiblesse voire l’inexistence de certaines pensions de retraite, l’âge, le handicap et l’origine. Et treize exemples d’actions concrètes témoignant d’un niveau de vie en dehors de la pauvreté ont été listés.

En France, les mesures monétaires sont essentiellement le RSA, l’AAH (allocation adulte handicapé) et l’ASPA (allocation de solidarité personne âgée) : on notera qu’elles sont toutes les trois inférieures au seuil de pauvreté. Elles sont complétées par des mesures sociales comme l’APL (aide personnalisée au logement), les allocations familiales, les chèques énergie notamment. Quoi qu’il en soit, le constat est qu’environ 10 millions de personnes vivent en France sous le seuil de pauvreté selon de dernier rapport du Secours Catholique de novembre 2025. Parmi elles, 350 000 vivent dans la rue, en grande précarité, et notamment 32 000 enfants.

Virginie Deschamps anime des ateliers d’accompagnement des personnes relevant du RSA au sein de l’Espace ressource de l’APLB à Ribérac. Elle témoigne de son quotidien, alerte sur l’intensification de la pauvreté qui a doublé entre 2011 et 2024. Dans le Ribéracois, comme dans le Nontronnais, le pourcentage de foyers allocataires du RSA s’établit à 9%, ce qui est sensiblement moins dégradé que dans le Mussidanais (14%) ou le Sarladais (16%). Les profils que Virginie accompagnent sont majoritairement des femmes (55%), vivant seules (54%), des familles monoparentales (30%), des travailleurs pauvres (30%) et des plus de 50 ans (31%). Elle nous dit son inquiétude dans la situation actuelle où les besoins augmentent et où les aides diminuent.

Xavier Prouteau, cadre retraité de l’industrie, s’est fortement impliqué dans le projet TZCLD que Danielle Delpey et Viviane Goethals étaient venues présenter lors du café-citoyen de juin 2023. Il nous rappelle que la Constitution de la 4ème république (1948) stipulait le devoir de travailler et le droit à un emploi. L’idée qui a présidé à cette démarche territoriale est d’utiliser le coût en terme de dépense publique d’un chômeur pour créer un « emploi à but d’emploi » (EBE) en CDI. L’emploi en question, réservé à une personne éloignée de l’emploi et motivée, doit correspondre à un service non concurrentiel. 21 communes de la CCPR s’étaient associées à ce projet qui a mobilisé beaucoup d’énergie et n’a finalement pas été retenu, sans la moindre explication, en dépit de l’appréciation très positive des autorités de l’Etat consultées en amont. Un immense gâchis !

En guise de conclusion, Rémi Rousseau nous alerte sur les pièges inhérents aux regards sur la pauvreté : préjugés, idées fausses, méconnaissance, fakenews et leurs conséquences sur les personnes en situation de précarité et de pauvreté :

– discours sur « l’assistanat » ou « les profiteurs »

– discrimination de « l’autre »

–  dans les médias, le laisser-dire des idées fausses sans contradicteurs.

Et de citer enfin Geneviève Anthonioz de Gaulle, "laisser porter atteinte à la dignité des citoyens, c’est porter atteinte aux valeurs fondamentales de ladite société", et Nelson Mandela, "vaincre la pauvreté ce n’est pas un geste de charité, c’est un acte de justice".

 

Paul Brejon.  Président du CDD. 

https://conseildeveloppementdurableperigordvert.fr/pauvrete-et-citoyennete/

mardi 7 avril 2026

Rénovation thermique de l’habitat ancien.

Maisons paysannes de France- Dordogne

Le café-citoyen du 6 mars, organisé par le groupe Ribéracois du CDD Périgord Vert, en partenariat avec le Café Pluche, aborde la question de la rénovation thermique de l’habitat rural ancien. Notre intervenant est Jean-François Savier, délégué Dordogne-Périgord de Maisons Paysannes de France.

Cette association, reconnue d’utilité publique, compte 7000 adhérents répartis en 80 délégations départementales. Elle œuvre depuis une cinquantaine d’années avec l’objectif de restaurer, réhabiliter, construire, dans le respect du patrimoine rural et en harmonie avec le paysage environnant. 

Avec passion, Jean-François Savier nous alerte : une maison ancienne, disons d’avant 1948, fonctionne différemment d’une maison moderne. La cause principale réside dans les matériaux utilisés : ciment, parpaings, béton pour cette dernière, matériaux naturels pour les maisons anciennes : dans le Ribéracois, pierre calcaire, dite à tête de chat, maçonnée à l’argile, sans ciment.

Ce parc ancien représente au niveau national le tiers du parc bâti, soit environ dix millions de logements.

Village patrimonial (source : CAUE).

Maisons Paysannes s’appuie au plan technique sur le Centre de restauration du bâti ancien, le CREBA. L’association dénonce l’usage du Diagnostic de performance énergétique (DPE), dont les méthodes de calcul reposent implicitement sur les performances de matériaux modernes et pénalisent systématiquement les maisons anciennes, dont les qualités, notamment d’inertie et d’adaptation aux épisodes caniculaires, sont ignorées.  En outre ces DPE proposent des solutions d’isolation thermique des murs à base de plaques de plâtre, laines de verre et de roche, qui peuvent s’avérer contre performantes et générer des désordres dans l’habitat ancien, alors que des solutions à base d’isolants biosourcés existent et seraient à mettre en œuvre. Elles sont malheureusement plus chères !

Un regroupement de sept associations œuvrant dans le champ du patrimoine bâti (G7 Patrimoine), a été créé en 2022, autour d’une alerte : « Non à l’industrie du prêt à isoler ». Les conclusions de ce G7 Patrimoine, visant notamment à créer un DPE propre à l’habitat ancien, ont été présentées en mars 2025 au Sénat, et bien accueillies. Le passage à l’Assemblée nationale est attendu avec impatience !

L’intervention de Jean-François Savier, chaleureusement remercié, suscite de nombreuses questions des participants à cette soirée-débat, qui se prolonge devant quelques agapes. 

Voir l'article sur le site:

https://conseildeveloppementdurableperigordvert.fr/renovation-thermique-de-lhabitat/

Paul Brejon et Jean-Luc Pujols


Quel commerce rural demain en Périgord Vert ?

Certains s'alarment de la disparition des petits commerces qui apportent des services et du lien social mais qui ont du mal à vivre. Des politiques devraient venir sur le terrain pour aider à accompagner ces commerçants, soutenir nos élus qui se battent pour trouver des solutions. La lourdeur administrative , les contrôles incessants , les excès de zèle,  les charges fiscales et sociales, les loyers trop élevés, ajoutés au charges financières, dégoutent  les plus courageux qui finissent par tirer le rideau.

Le commerce rural souffre aussi de la concurrence des grandes et moyennes surfaces du secteur principalement sur Nontron. L'éloignement et le prix des carburants ne sont pas pris suffisamment en compte pour les consommateurs.

Pourtant des solutions existent pour toucher une clientèle plus large au delà du bourg, commande en ligne, livraison locale, épiceries ambulantes, food trucks, multiservices( café, bar, épicerie et poste, colis ), vente directe producteurs, marchés, amap,  pour ceux qui cherchent qualité, proximité et transparence.

Le digital devient également indispensable même pour un petit commerce.

Mais les défis à relever sont nombreux, baisse du nombre d'habitants, faible pouvoir d'achat, population âgée,  dépendance à la voiture, très faible rentabilité pour dégager un revenu pour vivre convenablement. Le commerce rural n'est pas totalement mort mais plus petit, plus polyvalent, plus connecté, plus local.

Francis LE GOYET.  St Front la Rivière

vendredi 27 mars 2026

Elections municipales, les professions de foi, du rêve à la réalité.

A la lecture des professions de foi, dans le nontronnais, certains sujets dont l'écologie ont été oubliés, ou perçu comme peu prioritaire ou considéré comme peu mobilisateur, oui qui pourrait diviser. 

Parmi les sujets absents ou peu visibles, on trouve :

- le PCAET ( plan climat)

- la qualité de l'eau ( PFAS).

- la qualité de l'air ( exemple le brûlage des déchets verts).

- la protection de la biodiversité, faune et flore.

- les coupes rases pour protéger nos forêts et lutter contre le réchauffement climatique.

- les projets photovoltaïques notamment l'agrivoltaïsme.

- l' entretien de nos ruisseaux et rivières.

- le renforcement de nos pistes cyclables, la flow vélo n'est  faite que   pour les touristes.

- le transport en commun pour laisser moins de place à la voiture.

- la végétalisation et le fleurissement de nos bourgs et villages, combien de communes avec le label village fleuri, un ? deux ? 

- la réduction des pesticides (pour la santé !).

- les mobilités durables.

- la qualité du bio dans les cantines.

- le manger local sur nos marchés.

- la réduction de la facture énergétique (isolation des logements). 

- le ZAN (préservation des espaces pour l'agriculture)

- la gestion des déchets dont le compostage

et la liste n'est loin d'être exhaustive...

Il y a donc un manque de considération sur ces sujets, on était en droit d'attendre à ce que les candidats anciens ou nouveaux, s'engagent clairement ces sujets  d'autant qu'ils font consensus dans le public qui soutien notamment les mesures de transition écologique.

Nos petites communes 25 sur 28 n'ont pas  les compétences pour agir sur l'énergie, l'industrie, l'agriculture et on ne trouve donc pas ces sujets dans les professions de foi.

Que reste t'il comme compétences pour ces petites communes ? 

La gestion de la vie quotidienne, petites routes communales, gestion des bâtiments publics, parfois écoles et cantines, salle des fêtes, gestion du cimetière, un peu d'urbanisme local, la vie sociale et l'animation, l'état civil, le maintien de l'ordre public, et les situations d'urgence. Le plus souvent, un maire 3 adjoints et 11 conseillers, une secrétaire de mairie parfois à mi-temps, un ou deux cantonniers, gèreront la commune. Le maire assistera au conseil communautaire qui a pour compétences :

le développement économique

l' aménagement du territoire

la gestion des déchets

l' eau et l'assainissement (selon les cas)

et le plus souvent : 

les transports locaux

les équipements culturels et sportifs

la politique du logement

l'action sociale

Le maintien de l'échelon communal repose donc essentiellement sur le lien social par la proximité avec les habitants, faire vivre la démocratie locale. l'intercommunalité permet d'être plus efficace pour agir collectivement.

Pour être un bon maire il faut surtout des qualités humaines, écouter les habitants sans arrogance, travailler dans l'intérêt collectif, pas personnel, expliquer clairement les décisions, informer régulièrement les habitants dans des comptes rendus clairs et précis, être très transparent, être motivé par le poste, pas par le pouvoir.

Francis LE GOYET     St Front la Rivière

vendredi 6 mars 2026

Patrimoine et archives

 Vert Périgord.

Terre occitane, terre de poésie, terre de légendes, terre de mémoires, terre d’histoire, terre d’asile, terre de savoir-faire, terre de gastronomie…terre d’excellence !

De mystérieuses forêts, de frémissantes rivières, de vertes prairies, des paysages préservés, de multiples châteaux somptueux ou modestes, de sages demeures nobles, d’humbles fermes, de modestes églises, de vieux puits, d’antiques croix de carrefour, des lavoirs rustiques …

C’est un héritage, c’est un patrimoine ! C’est une mémoire, c’est un témoignage c’est ce qui fait le sentiment d’appartenance, de solidarité, de diversité permettant d’accueillir et de partager.

Ce patrimoine est en danger. Pour éviter une perte irrémédiable, il faut l’entretenir, le protéger et, même, le sauver.

La richesse commune de cette terre miséreuse, étonnamment généreuse, se dissimule souvent au coeur des églises mais, au fil du temps, elle a été oubliée, elle a disparu, elle a été volée… des sculptures, du mobilier, des tableaux mais aussi des objets de culte (calices, ciboires, ostensoirs en argent, en vermeil, parfois en or) se sont volatilisés par ignorance, par désintérêt, par manque de protection d’églises peu à peu vidées de leurs paroissiens exilés loin du pays ou qui, restant de culture chrétienne, se sont éloignés du culte.

Le constat est rude. Pour prendre un exemple, le Ministère de la Culture (1) indique, que sur 104 calices du XVIIIe siècle, inscrits ou classés pour le département de la Dordogne, 44 ont été volés ou ont disparu (dont 4 dans la communauté de communes Périgord Nontronnais).

Datés du XVIIIe siècle, ils peuvent atteindre de 5 à 10 000€ en salle des ventes selon leur ancienneté et leurs poinçons (2). Quand ils sont trop difficiles à revendre, ils partent en Belgique, aux pays-Bas, aux Etats-unis et ailleurs…ou pire à la fonte…

Ainsi disparaissent non seulement des oeuvres d’art offertes par de riches seigneurs et d’opulents notables mais aussi des oeuvres, authentiquement émérites, toujours émouvantes car elles racontent la sueur et l’espérance des artisans, des paysans, des villageois. Ces vieilles pierres, ces statues , ces objets témoignent d’évènements souvent oubliés, mais ils sont la trace de la contribution laborieuse de toute une communauté soudée par sa mémoire, une mémoire qui s’ancre dans un espace, un geste, une chanson, une image, un objet…

Il arrive que beaucoup d’objets, de sculptures, de statues, répertoriés ou non, disparaissent mais, parfois, renaissent au hasard de la lecture d’un document ancien consulté par un vieil historien amateur, amoureux de son pays. Il explore avec soin les riches archives communales, rarement classées. Parfois, même, la découverte inopinée, à des milliers de kilomètres, d’une carte postale ancienne révèle des informations longuement recherchées et miraculeusement retrouvées.

Les églises sont souvent une charge financière trop lourde pour les collectivités (4) qui ne mesurent pas assez la valeur qu’elles apportent à l’image d’un Périgord authentique encore préservé.

Quand des communes de Dordogne n’ont pas les moyens de protéger leurs objets d’art religieux.

Elles peuvent faire appel à la DRAC Aquitaine (3) pour obtenir des aides et aussi au Conservatoire Diocésain d’Art Sacré du Périgord qui peut assurer la protection de ces objets tandis que la commune reste propriétaire des biens en ayant la possibilité de les reprendre temporairement ou définitivement..

De la même façon, les archives des petites communes sont laissées à la bonne volonté de quelques passionnés qui tentent de mettre un peu d’ordre dans des documents de toute nature sans avoir les compétences d’un archiviste. Pourtant la gestion des archives fait partie des dépenses obligatoires de la commune qui doit fournir à chaque élection municipale un récolement (5) avec copie au Directeur Départemental des Archives.

Le Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale de la Dordogne peut aider les collectivités territoriales à gérer leurs archives. Il est souvent difficile pour les communes de savoir quelles archives peuvent être éliminées (demande d’élimination obligatoire).

L’archiviste qui se rend dans la commune intervient sur le classement thématique, la réalisation d’un inventaire, l’exploitation du patrimoine archivistique, la mise à jour des classements, la formation et la sensibilisation du personnel communal… Ces prestations sont payantes mais permettent aux communes de conserver des archives auxquelles elles sont attachées dans la commune plutôt que de les déposer aux Archives départementales. (6)

(1) Ministère de la Culture « Rechercher un bien volé ou disparu ».

Le Ministère de la Culture a publié un guide pratique d’auto-évaluation permettant de vérifier l’état du bâtiment, la sécurisation des églises… 100 pages.

(2) Les objets du XIXe siècle (poinçon Minerve) sont vendus autour de 4000€ car ils sont plus récents et moins rares..

(3) DORDOGNE - CAOA

Barbara Sibille  -  DRAC Nouvelle Aquitaine

4) Depuis la loi de séparation des églises et de l’Etat (1905) qui instaure le principe de laïcité, « les lieux de culte et les objets les garnissant sont affectés à la commune » car l’Eglise n’avait pas voulu s’organiser en association cultuelle. La commune ne peut pas vendre un bien ou un objet qui n’a pas fait l’objet d’une d’une désaffection et après un décret de déclassement ce qui est très rare concernant les objets. La commune peut bénéficier de subventions pour travaux, sécurisation des biens…

5) Code du Patrimoine art. L212

6) guide de l’association des archivistes français http://www.archivistes.org

Marie Pauthier - Piégut Pluviers

mercredi 26 novembre 2025

Le fonctionnement d’un méthaniseur en activité

Pour donner une suite « terrain » au café-citoyen de mai dernier au cours duquel deux gestionnaires de méthaniseurs avaient présenté leur expérience, le groupe Ribéracois du CDD Périgord Vert a organisé le 31 octobre 2025 la visite d’un méthaniseur en activité, situé sur la commune de Condat-sur-Trincou. Les contacts de Dronne-et-Belle ont été également conviés. 

Le jour « j », nous sommes quatorze pour cette visite organisée conjointement par Jean-Louis Chanseau, référent CDD Périgord Vert du Ribéracois, et par Benjamin Serena, conseiller Energies de la Chambre d’agriculture de la Dordogne. Nous sommes accueillis par l’un des trois agriculteurs à l’origine de ce méthaniseur, Bertrand Esclavard.

Il s’agit d’une unité de méthanisation agricole, créée par trois agriculteurs, un céréalier, un éleveur caprin et un éleveur porcin. Les intrants proviennent de leurs trois exploitations (déchets végétaux, fumier et lisier), auxquels s’ajoutent les déchets d'une fabrique de gâteaux frais (Mademoiselle Desserts) et d’une fabrique de gâteaux secs (St-Michel), distantes de moins de 10 km.

Ici, contrairement aux méthaniseurs de Saint-Aquilin et de Beaumontois-en-Périgord, l’installation produit du gaz méthane, directement injecté dans le réseau de GRDF (station à l’entrée du site). Les sous-produits de la production gazière sont les digestats, liquide et solides, qui sont épandus sur les 600 ha des trois exploitations, en substitution d’engrais chimiques.

Après une période de rodage, l’installation est rentrée dans sa 2ème année d’exploitation. Elle correspond à un investissement de l'ordre de 5.5 Millions d'euros, financés en partie par le Conseil régional et l’Ademe (Agence publique de la transition écologique), par un financement participatif et majoritairement par les trois porteurs du projet. Le site est bien tenu. Au sens du code de l’environnement, c’est une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE), soumise à enregistrement.


Elle a donné lieu à d’importantes études préalables : conception et dimensionnement des différents composants, choix d’un principe de fonctionnement, études d’impact...Les interventions humaines sont limitées. Le fonctionnement est permanent. Les capacités de stockage des fosses de digestat liquide ont été surdimensionnées afin d'effectuer les épandages au meilleur moment en fonction des cultures de chaque exploitation.

Au terme des explications qui nous sont données, chacun peut mesurer l’intérêt énergétique, environnemental et à terme économique de ce type d’installation (Il y en a quatorze actuellement en service sur l’ensemble du Département), ainsi que l’énergie qu’il a fallu pour transformer l’idée de départ en un équipement opérationnel.

Merci à Bertrand Esclavard et à Benjamin Serena. 

Merci à Jean-Louis Chanseau, organisateur de cette sortie.  

Après cette matinée découverte, la majorité des participants se retrouvent à Saint-Pierre-de-Côle, au restaurant ouvrier La Marmite, pour poursuivre les échanges devant un excellent repas.

Paul Brejon


Une association dans le Nontronnais pour défendre notre cadre de vie.

Après les éoliennes et les méthaniseurs XXL, une nouvelle source d’électricité verte, sème la discorde dans nos campagnes. Les entreprises de production d’énergie sillonnent les zones rurales à la recherche de terrains pour y installer des champs de panneaux solaires. Les agriculteurs voient dans l’agrivoltaïsme une nouvelle manne financière. Le risque de spéculation foncière existe. La chambre d’agriculture de la Dordogne vote en faveur de ces projets en commission CDPENAF( commission départementale de prévention des espaces naturels, agricoles et forestiers). A la cession du 30 novembre 2021, cette chambre précise pourtant que l'installation des panneaux photovoltaïques doit de faire prioritairement sur des bâtiments agricoles neufs ou existants.

Des panneaux photovoltaïques au dessus des troupeaux de vache ou des moutons sont en gestation dans le Nontronnais et en d’autres endroits du Périgord vert ( St Pierre de Frugie, Paussac) , ça change le paysage pour les riverains et les promeneurs. La course ne fait que commencer !.

Il ne s’agit pas de s’opposer systématiquement aux énergies renouvelables mais des incohérences économiques existent avec des projets très loin des zones urbaines qui consomment beaucoup d’électricité.

Des conséquences agricoles avec un risque de perte de souveraineté alimentaire, baisse de production agricole sous les panneaux, la terre doit garder sa fonction nourricière.

L’installation de jeunes agriculteurs deviendra impossible par l’envolée des prix du foncier et avec une incitation à la non transmission par des propriétaires rentiers. Le troupeau n’est qu’un alibi pour justifier les projets, Un risque de détournement du métier d’agriculteur avec une production réduite existe.

Conséquences sur la biodiversité , avec une flore et faune appauvries sous les panneaux, destruction d’ habitats naturels au moment des travaux, végétation moindre sous les panneaux pour le captage du CO2. Ces zones présentent des sensibilités environnementales indéniables.

Quid du démantèlement au bout de 40 ans ?

Conséquences sociales avec la dégradation paysagère avec des risques de saturation visuelle, de dépréciation immobilière, de désertification avec un frein sur l’arrivée de nouveaux habitants, des touristes. Risques de clivage entre habitants et agriculteurs et entre agriculteurs eux-mêmes.


Des habitants se réuniront à 18h le 1er décembre à la salle des fêtes de St Martial de Valette pour créer l’association Causses et Granite du Nontronnais en vue de s’opposer pour les raisons évoquées ci-dessus contre les projets portés par la Sté VALECO sur les communes de St Martial, Sceau St Angel, Nontron, St Pardoux la Rivière pour une surface totale de près d'une centaine d’hectares.

Un PLUI H en cours sur la CCPN doit entre autres impérativement fixer des règles de distances avec les riverains, au moins 500 mètres. Une réunion PLUI H est prévue le 2 décembre à 18h à la salle des fêtes de Nontron.

La charte du PNRPL qui a pour objet de protéger les paysages, de contribuer à la qualité de vie, doit se positionner clairement pour protéger les riverains dans le cadre de sa nouvelle charte.

L'association invite les habitants à se mobiliser, à prendre la mesure de ce qui se prépare, plus nous serons nombreux, plus nous serons entendus. Il faut agir avant qu'il ne soit trop tard. On ne peut pas laisser s'installer cette aberration agrivoltaïsme à grande échelle. Il est préférable d'installer des panneaux sur des toits, des parkings ou autres sites artificialisés.

Des élus partagent déjà notre position, les communes de St Martial et St Saud ont déjà délibéré contre. Les retombées fiscales ne doivent pas servir d'alibi aux communes.

Outre VALECO , PHOTOSOL un autre installateur à un projet sur Nontron à Brégout,  qui pose un problème de vue particulièrement inquiétant.

Dans un autre département, le préfet des Pyrénées Orientales précise qu'il faut éviter les terrains aux pentes trop fortes qui sont forcement très visibles depuis le versant opposé et c'est le cas à Brégout avec 11 hectares pour des moutons. 

Défendons notre cadre de vie. 

Francis LE GOYET -  St Front la Rivière

samedi 15 novembre 2025

Festisol 28 au 30 Nov: programme complet.

 Festisol débarque à Thiviers et environs, prenez connaissance du programme tout chaud, tout neuf ...

C'est du 28 au 30 novembre, c'est un programme riche, varié, intense, conçu autour de la solidarité et de la rencontre, pour discuter, échanger, réfléchir, écrire, regarder, cuisiner, soutenir, et faire communauté toutes et tous .ensemble.

Il y a plusieurs activités sur inscription, n'hésitez pas, faites le pas, venez, c'est vraiment un moment privilégié pour rencontrer de nouvelles personnes et faire ensemble.

Tous nos partenaires et nous-mêmes qui avons œuvré à ce beau programme espèrent bien vous y retrouver nombreux. Pour toute inscription ou information complémentaire, vous pouvez me contacter au 06 82 69 18 05.

Merci de votre intérêt et à très vite !

Hannah Burgeot - Thiviers









lundi 10 novembre 2025

Festival Alimenterre et Festival des Solidarités

L’antenne du CDD Périgord-Limousin propose une 1ère édition du Festival Alimenterre et du Festival des Solidarités qui se déroulera à Thiviers et environs.

Le jeudi 20 novembre à 19h à Miallet aura lieu la projection du film Transmettre en partenariat avec Terre de Liens, suivie d’un débat et d’un buffet paysan. A l’heure où la paysannerie est en voie de disparition dans notre pays, il est fondamental de se poser la question de la transmission des exploitations agricoles. Ce film aborde la question de manière à la fois très pratique et très sensible …



Le vendredi 28 novembre à 20h30 aura lieu le lancement de Festisol à Thiviers, en partenariat avec le cinéma Le Clair, avec la projection du film ‘La Terre des Vertus’. Les Jardins ouvriers des Vertus à Aubervilliers font face aux aménagements liés aux JO 2024 et à la pression foncière. Quand les tractopelles du Grand Paris menacent, la résistance s’organise, les expérimentations citoyennes fleurissent. Film impressionniste et politique, la Terre des Vertus conte les défis et les espérances de ce jardin-monde. Et il nous évoque des situations brûlantes d’actualité sur notre propre territoire.

La projection sera suivie d’une discussion et de la présentation du Programme de Festisol autour d’un pot convivial.



Le samedi 29 novembre, nous proposons avec la Cie Souffle de Danse un stage de danses sacrées en cercle qui aura lieu dans la magnifique salle de pratique du Breuilh à Saint-Pierre de Frugie. Les objectifs de ce stage sont d'expérimenter, le temps d’une journée : la puissance des danses rituelles, la stimulation du processus créatif, et la joie de partager, tout simplement.



Et si vous le souhaitez, vous pourrez partager le soir-même vos découvertes de la journée à l'occasion d'une soirée scène ouverte qui aura lieu à l'HanGare à Thiviers, dans le cadre du Festival des Solidarités, dont le programme complet arrive très bientôt ! En cas de difficulté pour vous inscrire via le QR Code, contactez le 06 82 69 18 05.


Hannah Burgeot -Thiviers

mardi 7 octobre 2025

Visite du méthaniseur de Condat sur Trincou.

Le groupe Ribéracois du CDD Périgord Vert organise le vendredi 31 octobre 2025 une journée de découverte d’un méthaniseur en activité sur la commune de Condat-sur-Trincou.

Vous trouverez  ci-dessous le flyer, toutes les informations utiles et le programme de cette journée, avec un déjeuner à Saint-Pierre-de-Côle.

Si vous êtes intéressé(e)s, merci de vous inscrire avant le 25 octobre. 

Bien cordialement,

Jean-Louis Chanseau- administrateur, référent du Ribéracois

Nota : n'hésitez pas à transmettre cette invitation à vos proches susceptibles d'être intéressés.






mercredi 1 octobre 2025

Réunions d'information sur les projets de centrales photovoltaïques.

 A l'initiative de l'aménageur et industriel VALECO, deux réunions d’information sur le projet de  centrales photovoltaïques auront lieu :

- à Saint Pardoux la Rivière, salle ancien presbytère: 6 place Henri Brives le 8 Octobre 2025 de 16 h à 19 h

-à Saint Martial de Valette, salle des fêtes le 9 Octobre 2025 de 16 h à 19 h.


Les projets concernent les communes de Nontron, Saint Pardoux la Rivière, Saint Martial de Valette, Sceau Saint Angel et Le Bourdeix. Soit environ 100 hectares connus à ce jour.



mardi 26 août 2025

Le PLUi-H Périgord-Nontronnais ... suite

En même temps ou après l’exposition des panneaux PLUi-H qui ont circulé dans lacommunauté de communes entre mai et juin 2025,

https://www.perigord-nontronnais.fr/vivre-habiter/urbanisme-2/documents-plu-i-scot-

plh/

certaines municipalités ont, à minima, mis à disposition des habitants la carte du zonage

provisoire de leur commune. La communauté de communes insiste bien sur le fait que

c’est un document de travail à l’instant T. Il est donc nécessaire de rester très vigilant sur

l’évolution de ces projets.

Globalement la superficie des zones U (urbaines) diminue dans le but de lutter contre

l’étalement urbain et la densification des parcelles devrait être encouragée ce qui

réduira l’artificialisation des sols. Des zones constructibles vont être reversées en zone

N (Naturelle) ou A (Agricole) et perdre de leur valeur.

Pour les cartes de zonage provisoires connues on constate que les zones N ou A offrent

de très grandes surfaces d’un seul tenant. Y a-t-il un lien avec le développement de

l’agrivoltaïsme ? Les communes avaient fourni, en janvier 2024, à leur référent

préfectoral l’emplacement des zones propices à la production des énergies renouvelables

(ZAEnR). Depuis aucune information n’a été donnée.

Dans le respect des critères de densification et d’artificialisation les priorités de chaque

commune ne sont pas toujours connues des habitants. Mais on sait que les communes

peuvent décider de créer des espaces paysagés protégés, des espaces patrimoniaux, des

arbres remarquables, des STECAL (secteurs de taille et de capacités d’accueil limitées)

c’est-dire les secteurs ou l’habitat réversible (résidences légères et démontables) pour un

habitat permanent pourront s’installer.

D’autre part, en septembre 2025 passera devant une commission mixte paritaire (7

sénateurs +7 députés) puis devant le Conseil constitutionnel, l’amendement de l’article

L151-12 du code de l’urbanisme qui permettrait « l’installation d’une résidence démontable

constituant l’habitat permanent de ses utilisateurs lorsqu’elle constitue le domicile d’un exploitant

agricole et qu’elle accueille le siège de son exploitation » sans artificialiser les sols.

Le règlement qui accompagne la carte du zonage est en cours d’élaboration et « devrait

tenir compte des différents temps de concertation passés ». Mais pour une même zone ex : Ur1

les règles d’utilisation et des contraintes diverses peuvent varier d’une commune à

l’autre. Il faudra aussi être très attentif aux règles de division des grandes parcelles.

La CCPN annonce une réunion publique en octobre 2025. Avant ou après l’arrêt du

projet prévu à l’automne 2025 ?

L’information, diversement partagée par les communes, reste cruciale.

A suivre…

La politique touristique dans le nord de la Dordogne

Au mois de novembre 2023 les communautés de communes Dronne Belle, Isle Loue Auvézère en Périgord, Périgord Limousin et Périgord Nontronnais ont déposé leur candidature dans le cadre de l’appel à projet de la région Nouvelle Aquitaine « Nouvelle Organisation Touristique des Territoires (NOTT). L’objectif, la création d’une destination commune. Le nom, qui était déjà décidé au moment de la délibération dans le Périgord Nontronnais « Destination Périgord Vert ». (DélibérationN°CC-DEL-2023-141). Pour mener à bien le projet, une cheffe de projet a été engagée en 2024.


Puis, le 6 novembre 2024 au moins 120 acteurs du tourisme très divers (offices de tourismes, hébergeurs, associations, entrepreneurs du secteurs touristique, etc.) se sont retrouvés au château d’Excideuil dans le but de faire appel à l’intelligence collective pour l’élaboration d’un projet commune. Au moment de la présentation de la journée Pascal Mechinau avait souligné que le cadre du projet ne pouvait être débattu et qu’il était impossible d’associer des communautés de communes hors de la Dordogne. Pourtant, d’élargir aux communes du Parc Naturel Régional Périgord Limousin aurait fait du sens.

Le journal Sud Ouest s’est fait l’écho de l’événement dans son édition du 11 novembre 2024.

En découvrant le « Guide touristique Destination Périgord Vert » j’étais très déçue. Comme il s’agit d’une première version, toutes les espoirs sont permis pour l’édition 2026.


Il y a bien une carte du territoire au début de la brochure, toutefois, les lieux à visiter ne renvoient pas à la carte.

Il n’y a aucune introduction pour éclairer le visiteur sur les contours du territoire touristiques, de ces charmes, ces atouts.

On se demande quelle est la spécificité de la destination. En plus on retrouve les rubriques habituelles comme châteaux, musées, grottes etc.

Je viens de consulter la synthèse de la rencontre de novembre 2024. Le guide touristique ne s'en inspire absolument pas. Presque tout le monde avait souligné l’importance de la couleur verte, l’omniprésence de l’eau, le chant des oiseaux, les produits (des cèpes, au cuir en passant par la pierre et le bois).

En feuilletant le guide, j’ai trouvé une mention du parc naturel sur la page 53 juste avant la partie « activités » en gros titre « … et plus encore ». Un grand effort d’invisibilisation ? Ou plus prosaïquement pas assez d’argent mis sur la table par ledit parc ?

Donc quelle n’était pas ma surprise de trouver deux villages situés en Corrèze!

Parmi les châteaux on en trouve deux en Charente et deux en Dordogne hors secteur ! A ce point, j’ai abandonné d’essayer de trouver la moindre cohérence dans ce guide touristique.

Pour l’instant ce projet d’une identité touristique commune n’a aucune consistance.

D’un autre côté dans chaque communauté de communes on essayera de tirer la couverture à soi. Exemple la délibération N°CC-DEL- 2025-067 du 26 mai 2025 du Périgord Nontronnais.

(Réflexion sur l’usage du château de Nontron une fois les travaux terminés.-

« Ainsi lors de différentes réunions, notamment dans le cadre de la mutualisation des Offices de Tourisme des quatre EPCI du Périgord Vert, il a été souligné la nécessité de créer un ou des lieux de visites touristiques dans une perspective de développement de l’activité touristique du territoire et cette proposition a reçu le soutien de la Région Nouvelle Aquitaine. L’idée a donc été soumise au service Tourisme de La Région de faire du château du Périgord Nontronnais, ce lieu emblématique, en cohérence avec l’offre touristique globale de la CCPN et de ses trois EPCI voisins. »

En début d’année la ville de Nontron avait notifié son désaccord de déménager l’office du tourisme dans le château (où il se trouvait avant la rénovation!) (13 février 2025 finances , délibération retirée.)

Logiquement, un guide touristique de la destination Périgord Vert ne devrait contenir que des offres et informations sur le périmètre du territoire. Or, dès le début, il a été décidé d’ouvrir les annonces payantes aux prestataires et sites touristiques hors territoire. (Délibération N°CC-DEL- 2025-016 du 13 février 2025 Périgord Nontronnais).

Dordogne ou Périgord ?

Une étude de 2012 qui est toujours sur le site du Comité départemental du tourisme, écrit « L’accolade des deux noms de marques semble faire l’unanimité, Dordogne-Périgord. »

Au début des années 1990, le comité départemental du tourisme de la Dordogne a lancé une grande campagne de promotion des quatre Périgords (blanc, noir, pourpre, vert). Les dépliants existaient également en anglais et en allemand. Dans ce dépliant le Périgord Vert s’étendait au-delà de Ribérac et Saint-Aulaye jusqu’à la Roche-Chalais. Cette dernière commune se trouve maintenant dans la communauté de communes Portes sud Périgord.

Des élus et autres acteurs commencent à mettre le mot Périgord à toutes les sauces. Où se trouve « naturellement Périgord » et où la « communauté de communes Portes sud Périgord » et la « communauté des communes portes du Périgord » ? D’accord je triche pour la dernière coomcom qui est en Charente et a pris soin de se nommer « La Rochefoucauld - Portes du Périgord ».

L’origine du terme « Périgord vert »

Comme écrit plus haut le terme est généralement accepté depuis les années 1990. Mais il ne s’agit pas d’une invention du comité de tourisme.

En 1986 paraît l’article « Regards sur le tourisme en Périgord au milieu des années 1980 » Les auteurs Michel Genty et Régis Delbru connaissent surtout le Périgord noir et blanc (dans ce dernier on trouve la vallée de la Dronne.) Le Périgord vert n’est mentionné que deux fois, sans précision de son étendue. Citation : ”En dehors de ces zones fortes et moyennes, le tourisme en Périgord, partout diffus, est plus particulièrement sensible dans la vallée de la Dordogne autour de Bergerac, dans les vallées de l'Auvezère et de l'Isle (en amont de Périgueux surtout), ainsi que dans le Périgord Vert, dans la Double et le Landais.”

Charles Jeannot écrit en 1967, je cite ”Un effort louable et intelligent dans ce domaine [le tourisme] a permis aux autorités, municipalités et syndicat d'initiative du Nontronnais, de lancer une petite campagne pour le développement du tourisme local. Sous le nom juste et beau de « Périgord vert », Nontron et sa région invitent les touristes, les voyageurs et les vacanciers à venir nombreux apprécier la beauté des sites et des paysages et l'abondance d'une table justement réputée.”

Conclusion, le Périgord vert est une invention du nontronnais :-).

Bibliographie

Genty Michel, Delbru Régis. Regards sur le tourisme en Périgord au milieu des années 1980. In: Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, tome 57, fascicule 4, 1986. Tourisme, milieu et société. pp. 541-558;

doi : https://doi.org/10.3406/rgpso.1986.3066

https://www.persee.fr/doc/rgpso_0035-3221_1986_num_57_4_3066

Jeannot Charles. Les fonctions urbaines de Nontron (Dordogne). In: Norois, n°54, Avril-Juin 1967. pp. 241-256;

doi : https://doi.org/10.3406/noroi.1967.1828

https://www.persee.fr/doc/noroi_0029-182x_1967_num_54_1_1828

Sigrun Strunk -  Javerlhac


Préparation de Festisol et Alimenterre le 8 septembre à Thiviers

 L’Automne citoyen se rapproche à grands pas !

Dès le 6 octobre, notre territoire vibrera au rythme de rencontres, d’échanges et d’événements autour de l'imagination, de la solidarité et de la convivialité.

Avant cela, il y a tout un programme à imaginer, peaufiner et organiser ensemble.
C’est le moment de rejoindre l’aventure et de partager vos idées. 

📌 Une réunion d’organisation est prévue au HanGare à Thiviers pour préparer Festisol et Alimenterre avec Hannah
 Lundi 8 septembre à 18h30


Que vous soyez déjà impliqué ou que ce soit votre première fois, vous êtes les bienvenu·es.


Plus on est nombreux à participer à la préparation, plus les événements seront vivants et à l’image de celles et ceux qui les font vivre.

À bientôt,

Hannah, Romane, Noëlla


lundi 30 juin 2025

Ouverture d'un cabinet médical: réunion publique le 2 juillet à Bourdeilles.

 Une très bonne nouvelle pour la commune de Bourdeilles et la Communauté de communes Dronne et Belle:

L’association Médecins Solidaires a retenu la commune de Bourdeilles pour l’ouverture d’un cabinet médical. 




Les agences régionales de santé en lien étroit avec les préfets, et les élus de ces territoires, ont identifé des“zones rouges”, à l’échelle de l’intercommunalité, au sein desquelles une permanence médicale doit être mise en place en absolue priorité.





En 2024:

-87 % du territoire est classé en désert médical dans les 1254 intercommunalités (EPCI).

-6 millions de français n’avaient pas de médecin traitant. 


Taux de patients n’ayant pas de médecin traitant en 2024: 




L'ouverture d'un cabinet médical à Bourdeilles permettra à des médecins généralistes de réaliser des consultations, 40 heures par semaine, 50 semaines par an.

Réunion d'information sur le fonctionnement de ce nouveau lieu de santé le mercredi 2 juillet, 19h à la salle des fêtes de Bourdeilles.


Par Patricia Huret- Brantôme. 




dimanche 8 juin 2025

Café citoyen le 12 juin: monnaies locales et complémentaires.

Jeudi 12 juin 2025 de 18h à 20h

Lieu : Cocon des Canailles, Guinguette du Touroulet - 923 Moulin du Touroulet route du, 24800 Chalais

 Nous vous invitons au prochain café citoyen :

Monnaies Locales et Complémentaires

Et si notre manière d’échanger influençait profondément notre économie locale, nos relations et nos choix de société ?

Ce café citoyen vous invite à explorer les enjeux, les limites et les possibles autour des monnaies locales et complémentaires.

👉 En introduction, Xavier proposera une mise en contexte ludique de l’économie et de la création monétaire, avant d’illustrer concrètement la « fuite des capitaux » et de nous présenter le rôle et les bénéfices des monnaies locales.

👉 Le Trèfle, monnaie locale de notre territoire, sera présent pour présenter leur projet et répondre à toutes vos questions.

👉 Ensuite, place aux tables rondes participatives : en petits groupes, vous pourrez réfléchir, échanger, et partager vos points de vue autour de thématiques variées : freins et motivations, systèmes alternatifs, fictions et réalités monétaires, ou encore la place de l’argent dans nos vies.

👉 Enfin, nous clôturerons avec une restitution collective de nos échanges et ressentis, pour faire émerger des pistes d’action ou de réflexion pour notre territoire.


Un moment pour apprendre, débattre, rêver… et pourquoi pas, amorcer une transition locale !

Petite restauration sur place et bar ouvert 🍻

RESSOURCES

Médiathèque de Thiviers

Pour chaque Café citoyen, la médiathèque de Thiviers nous prépare des bibliographies et filmographies adaptées aux thématiques abordées. N'hésitez pas à leur demander conseil ! ☺️

Romane Poquet- Thiviers.