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jeudi 7 août 2025

Café citoyen du 4 juillet: Municipales 2026 : nouvelle donne, nouveaux engagements !

A l’invitation du Groupe Ribéracois du CDD Périgord Vert, nous sommes réunis au Café Pluche ce premier vendredi du mois de juillet pour évoquer les élections municipales de mars 2026. Au menu, trois témoignages de maires et un point sur les changements découlant de la récente loi sur les municipales 2026.

Nous sommes sur la commune de Comberanche-Epeluche (environ 170 habitants), et c’est tout naturellement sa maire, Muriel Cassier, toujours en activité et en cours de 2ème mandat, qui témoigne :

 « Il faut en avoir vraiment envie car le mandat de maire de village est un gros investissement personnel, y compris en terme familial ». 

Il se double d’un engagement à la Communauté de communes du Périgord Ribéracois (CCPR). La municipalité compte actuellement 7 conseillers (maire inclus) et s’appuie sur du bénévolat. Avoir une bonne secrétaire de mairie est essentiel. Céline, son adjointe (co-présidente du Café Pluche), indique que toutes les décisions sont discutées en conseil municipal. Elle s’interroge sur l’application de la parité femme/homme dans les très petites communes et trouve qu’elle peut représenter un frein si elle impose de devoir rechercher des femmes qui ne se sont pas motivées.


Deuxième témoignage, celui de Monique Boineau-Serrano, retraitée et maire de Chassaignes (82 habitants), commune qui a connu au cours des dernières décennies un changement total de population, aujourd’hui très cosmopolite. Elle est en cours de 2ème mandat. Le conseil municipal compte 7 conseillers (maire inclus), 5 femmes et 2 hommes. La parité requise par la nouvelle loi ne sera peut-être pas simple à obtenir ! Même si elle est bien entourée, tout repose sur la maire qui est en outre vice-présidente de la CCPR, en charge du périscolaire et des personnes âgées, siège au GAL (Groupe d’Action Local du Pays Périgord Vert) et à la commission préfectorale en charge des OQTF. Son mandat exige une disponibilité maximale, un réel sens de l’écoute des gens, avec une composante sociale importante. Elle évoque la mairie, lieu de rencontre et les possibilités de mutualisation avec d’autres communes. Elle partage déjà positivement le secrétariat de mairie et l’employé communal avec sa collègue de Combéranche Epeluche, et se dit prête à éventuellement fusionner avec une autre commune voisine. Note finale : elle termine toujours ses Conseils communaux de façon conviviale autour de crêpes.

C’est enfin Régis Defraye, jeune retraité, maire de Verteillac (environ 600 habitants) qui témoigne. Il achève un 1er mandat. En 2020, il crée un collectif de citoyens qui organise une 1ère réunion publique qui à la surprise générale rassemble 100 participants. Répartis en 10 tables de 10, ils vont imaginer comment sortir Verteillac d’une certaine torpeur ce village qui a perdu une centaine d’habitants. Il en ressort 78 propositions. Une 2ème réunion publique permettra de prioriser et d’en conserver 24. C’est de ce collectif que naîtra la liste de 15 personnes qui se présenteront aux élections de 2020 et seront élus (9 hommes et 6 femmes). Devenu maire, Régis va repenser le fonctionnement de la vie municipale, ne conservant que 3 commissions d’élus (Urbanisme, Finances et Appel d’Offres) et transformant les 11 autres (sécurité, sport, transport, communication, écologie, …) en des comités présidés par des conseillers municipaux et largement ouverts aux citoyens non élus de la commune, voire d’experts ou de personnes ressources de communes avoisinantes. Quand la commission culture de l’ancienne municipalité se résumait à 2 élus, le nouveau comité culture compte 18 personnes qui ont défini un plan de développement culturel à 5 ans. Chaque élu a une délégation totale sur sa compétence, le maire n’intervient pas, c’est sa façon de les responsabiliser et ça marche ! Autre valorisation des conseillers municipaux mise en place : chaque élu, et pas seulement le maire et ses adjoints, reçoit un dédommagement financier de 60 euros par mois, le total des indemnités possible est ainsi partagé avec l’ensemble du Conseil ce qui motive les conseillers et couvre leurs frais de déplacement. Leitmotiv du maire et de son équipe : participation citoyenne et démocratie implicative. Le danger de la participation citoyenne ? : c’est de donner le pouvoir à une minorité qui décide…

Dans une 2ème partie de ce café-citoyen, sont présentées et discutées les nouvelles règles qui présideront aux prochaines municipales de mars 2026. La discussion s’engage à partir du diaporama de l’Association des Maires de France. Les deux modifications majeures sont la parité généralisée aux communes de moins de 1000 habitants et les listes bloquées.

Sur la parité, certains s’interrogent sur son applicabilité aux très petites communes. D’autres rappellent que quelles que soient les difficultés qui pourront être rencontrées ici ou là, le principe de parité a fait progresser la société partout où il a été introduit.

Sur le principe de la liste bloquée, les élus et habitants de petites communes rurales considèrent que les habitudes bien ancrées de listes où l’on peut rayer un nom, en ajouter un, voire panacher dans l’hypothèse où il y a 2 listes, vont être contrariées. Comment vont réagir les électeurs ? Y aura-t-il un afflux de bulletins nuls ? Ce principe ne va-t-il pas politiser les élections et pousser à la constitution de 2 listes quand jusqu’à présent une liste rassemblait les bonnes volontés sur la base d’un souhait partagé et consensuel de faire vivre les petites communes en question ?

Les échanges se poursuivent tout au long de la soirée dans le cadre champêtre du Café Pluche, en bord de Dronne.

Merci aux maires pour leurs témoignages, aux participants pour leur écoute et leurs questions, au Café Pluche pour son accueil !

Pour en savoir plus : sites internet de l’AMF et de l’UDM 24 

Paul Brejon et Jean-Luc Pujols     

lundi 30 juin 2025

Pour que vive le bénévolat en Périgord Vert

Grâce au précieux bénévolat on peut vivre des moments apaisés, oublier un peu une actualité qui angoisse, loin des médias d’info en continu et des réseaux sociaux toxiques.

Les collectivités ont des bénévoles dans les comités des fêtes et les activités sportives et elles s’en réjouissent.

Des associations qui font lien développent aussi avec de nombreux bénévoles retraités et actifs des activités diverses qui font souvent le bonheur des habitants.

Pour : 

- promouvoir la démocratie participative dans nos communes rurales.

- protéger l’environnement.

- multiplier des espaces d’écoute et de partage.

- mener des activités multi-culturelles.

- aider à la mobilité pour tous.

- gérer une recyclerie, un atelier de réparation.

- aider à l’installation d’agriculteurs en bio.

etc. etc.

Mais tout l’enjeu est d’avoir un minimum de budget pour compléter les cotisations des adhérents et c’est là que la bât blesse.

Une aide financière pour la communication, l’acquisition à défaut d’une mise à disposition par la collectivité d’un local, ou son aménagement  ou l’achat de matériels est nécessaire.

En ces temps troublés ou les esprits se rabougrissent, des élus considèrent à tort que l’argent mis dans ces associations est de l’argent perdu.

Non, les associations ne nuisent pas à l’économie et au contraire sont d’un recours précieux pour combler de nombreuses lacunes des collectivités pour la vie sociale.

Si l’on chiffre le temps des bénévoles en salaires, les bénéfices invisibles sont importants.

Certes les collectivités sont confrontées à des contraintes budgétaires et cherchent à réduire voir supprimer les subventions.

Il faut chercher ailleurs pour réduire les dépenses de fonctionnement et d’investissements.

Les associations avec les bénévoles créent de la richesse humaine et économique.

Les élections municipales approchent, un arbitrage est possible dans les plans d’actions en faveur du bénévolat, pour les élus qui veulent intégrer ces données,  et concentrer les efforts financiers sur des investissements absolument nécessaires.

Aux électeurs de décider de l’avenir du bénévolat et Périgord Vert.


Francis Le Goyet - St Front la Rivière




lundi 14 avril 2025

Café Citoyen à l’Hangare Thiviers, 22 avril.

 Nous vous attendons nombreux pour ce deuxième Café Citoyen à l’Hangare, Thiviers, le mardi 22 avril de 18h à 20h30. 

Cet événement invite à explorer ce que pourrait être notre rue, notre village, notre communauté de communes...si l’on libérait notre capacité à rêver ensemble. 

Face aux crises, l’imaginaire n’est pas un luxe : c’est un outil de transformation. À travers des moments de partage, de créativité et de réflexion, nous cultiverons des récits positifs, ancrés dans le réel, pour construire un futur désirable, local, solidaire et vivant. 

Au programme  : 

- Table ronde avec Kris de Ridder et Brigitte Manaud, 

- Echanges et discussions citoyennes, 

- Invitation à imaginer ensemble,

- Réflexions communes sur la suite du Café citoyen.


Romane Poquet, Noëlla Chatenoud, Hannah Burgeot. Thiviers.


samedi 15 mars 2025

Forum Ouvert Citoyen à Thiviers

Nous organisons un Forum Ouvert Citoyen à Thiviers, à l'HanGare, Samedi 22 Mars de 15h à 18h.

Cette initiative fait suite à un premier Café Citoyen en Février, qui a réuni trente personnes, et s'est prolongé par des séances de travail collectives sur des thématiques liées au territoire les vendredis après-midis suivants.

Cette fois-ci le Forum Ouvert Citoyen permettra d’avoir une vision plus complète des besoins, des envies et des idées des participants, et de commencer à élaborer des projets et des actions concrètes.

Au programme :

-Une plénière d’ouverture pour se rencontrer 

-“La place du marché”: partager librement ses besoins, ses idées, ses envies…

-Conversations collaboratives et mise en mouvement des thématiques en petits groupes 

-Convergence des idées : restitution et actions concrètes à venir.

C'est pourquoi nous vous invitons à nous rejoindre samedi 22 mars à partir de 15h à l'Hangare de Thiviers. Toutes les informations utiles sont sur le flyer ci-joint.

Dans l'attente de vous rencontrer, nous vous adressons nos salutations les plus sincères.



Romane Poquet, Noëlla Chatenoud, Hannah Burgeot. Thiviers

lundi 24 février 2025

Compte-rendu du Café Citoyen du 13/02/2025 à l’HanGare Thiviers

Bilan de la rencontre :

• Participants : 30 personnes

• Entrepreneurs présents : 8

• Associations citées : 23

• Élu : 1 (adjoint au Maire de Thiviers Jean François Bost)

• Collectivité territoriale : 1 (ComCom Périgord Limousin - CTG - Convention Territoriale Globale, rattaché à la CAF). 

• Autre : 1 (CGT)


Objectifs de la rencontre :

Le projet que nous souhaitons créer vise à renforcer les liens et la transversalité entre les initiatives existantes et celles que nous souhaitons développer. L'idée est de construire des synergies entre les acteurs du territoire, et de favoriser une collaboration entre citoyens, associations, entreprises, agents territoriaux et élus à travers des actions concrètes.

Exemples inspirants comme exemples d'intelligence collective :

• A Poitiers : expérience d’une Assemblée Citoyenne menée par la commune et animée par l’association Fréquences communes

• Dans le Périgord : 

• - Initiative émanant du Maire de Verteillac pour favoriser la participation citoyenne dans sa commune et en faire un Village Vivant. 

• - Gco sur le Nontronnais avec entre autres l’association citoyenne Les petits ruisseaux

• - Une commission extra-municipale de la transition écologique à Bergerac mêlant élus et citoyens.

•

Thématiques abordées :


Nous avons discuté de nombreux sujets pour améliorer notre territoire, avec une attention particulière à :

• Lien social et vivre ensemble

• Sécurité sociale alimentaire

• Transports collectifs et mobilité durable

• Autonomie, réappropriation

• Démocratie participative et Référendums citoyens 

• Accès aux soins et au logement

• Éducation et partage de connaissances

• Implication des jeunes

• Diversité culturelle 

• Identité et corps territorial 


Ressources évoquées :

• Guinguette du Touroulet : Conférence sur la sécurité sociale alimentaire le 7 mars à 19h.

• CIAS Périgord-Limousin : Collaboration avec l'Université de Limoges  pour permettre l'utilisation des tickets restaurant dans les commerces locaux : plan alimentaire local.

• Expérimentation territoriale Où atterrir ? En cours sur le Nontronnais, et qui prend racine dans les travaux de Bruno Latour 

• Livre ‘La subsistance au quotidien’, de Geneviève Pruvost


Rappel important :

• Distanciation de la politique partisane : nous nous engageons à éviter les clivages politiques et à réfléchir ensemble sur ce qui est bon pour notre territoire, en privilégiant la collaboration et le vivre-ensemble.

• Prise de parole : nous avons rappelé l'importance de respecter les règles de prise de parole et de favoriser un dialogue ouvert et équilibré.


Prochaines étapes, les formats proposés :

• Création d'un groupe Télégram auquel sont invités celles et ceux qui ont mentionné leur accord, pour nous organiser en autonomie et trouver les informations pour les prochaines réunions. Une organisation en sous-groupes est proposée, selon les choix qui ont été faits ensemble jeudi soir. Commencez à échanger et proposer des rencontres, ou d’autres thèmes si vous le souhaitez.

• Un espace de travail ouvert sera accessible chaque vendredi de 14h à 18h à l’HanGare pour ceux qui veulent se retrouver et travailler ensemble.

• Nous continuerons à proposer des plénières une fois par mois pour faire le point des avancées. Le prochain rendez-vous aura lieu le samedi 22 mars après-midi à L’HanGare (sans doute sous la forme d’un Forum ouvert).

• Des conférences avec des intervenants extérieurs seront organisées ponctuellement.

Les premiers groupes de travail :

Nous vous invitons à venir nous retrouver dès le vendredi 21 février de 14h à 18h à L’HanGare.
Des petits groupes se sont déjà formés pour travailler sur : 

• Le diagnostic territorial (sous forme d'enquête, élaborer un questionnaire, trouver des thématiques etc.). RV vendredi 21/02 de 14h à 15h30.

• Lien social. RV vendredi 21/02 de 15h30 à 18h pour réfléchir à  l’implication des jeunes.

• L’organisation de l’événement du 22 mars. RV le vendredi 28/03 à 14h.


Noëlla Chatenoud, Hannah Burgeot et Romane Poquet. --Thiviers

jeudi 13 février 2025

La Mairie est à vous! (suite)

 Suite à l'article "La Mairie est à vous!" du 25/08/24, voici une proposition de formation pour les futurs candidats aux municipales en Périgord Vert. 

Cette formation proposée par Fréquences Communes aura lieu à Milhac de Nontron (24470) du 15 au 18 mai prochains. 


🌟 Une session de formation en mai dédiée aux facilitatrices et facilitateurs de listes citoyennes et participatives  🌟

À un peu plus d'un an des municipales 🗓️, les démarches citoyennes pour animer des listes citoyennes et participatives se multiplient un peu partout sur le territoire 🌱 .

En complément des week-end d'accompagnement de vos listes par notre Horde 🤝, Fréquence Commune vous propose une formation « Facilitateur.trice de liste » 🧑‍🏫 afin de permettre à des membres de vos collectifs de monter en compétence dans l'animation des temps d'échanges et de travail jusqu'en mars 2026.

Cette formation/action est destinée à toutes les personnes qui souhaitent progresser 🚀dans la facilitation d'un collectif en gouvernance partagée dans un cadre politique et veulent découvrir et pratiquer les outils incontournables de l'intelligence collective 🧠 et leur puissance 💪 pour faire émerger des idées 💡 et aider aux prises de décisions collectives. 🗳️

Durant 3 jours le groupe de stagiaires 🧑‍🎓, accompagné par Thomas et Bruno de Fréquence Commune, sera en immersion dans une commune imaginaire 🏘️ où la démocratie et l'avis des citoyens ne comptent pas beaucoup …. Pas si imaginaire en fait ! 

Motivé.e.s pour lancer une liste participative et citoyenne, les membres du collectif vont apprendre à se connaitre 🤗, ils et elles vont mettre en place les bases de leur fonctionnement ⚙️, définir une gouvernance partagée et lancer ses cercles de travail 🔄. Ils travailleront sur leur schéma municipal en cherchant comment co-construire les décisions avec les habitant.e.s 🤝. Enfin, ils choisiront le processus pour sélectionner leurs candidat·es et nommer leur tête de liste...

Nous avons conçu la formation pour vous permettre de multiplier les cas pratiques d'animation avec des outils d'intelligence collective 🧠, pour expérimenter des temps d'animation dans un cadre bienveillant 🤗 et avoir des retours collectifs pour vous améliorer. 📈

Ce voyage 🧭 se veut être un condensé de ce que vivront les collectifs qui présenteront des listes participatives et citoyennes aux élections municipales de mars 2026.

📆 La formation se déroulera du jeudi 15 mai à 18h au dimanche 18 mai à 12h en Dordogne (24) dans le magnifique lieu « Parenthèses imaginaires » dans la commune de Milhac de Nontron.📍

Le coût tout compris de cette formation est de 499€ 💰 : 170€ pour payer les formateurs et 329€ pour les 3 nuits 🛌, les petits déjeuners 🥐 et les 5 repas 🍲 du vendredi midi au dimanche midi. Le repas du jeudi soir étant une auberge espagnole ou chacun pourra faire découvrir ses spécialités.

170€ c'est un tarif militant pour limiter, autant que possible, la barrière financière et permettre au plus grand nombre de participer. Si vous souhaitez donner un peu plus, libre à vous… 🙏

Vous avez jusqu’au 28 février pour postuler !⏳   Inscription ici!

La formation se tiendra pour un minimum de 16 et un maximum de 24 stagiaires. Nous prendrons les volontaires dans l'ordre des inscriptions, le critère principal étant d'être effectivement dans une liste qui se présente aux municipales de 2026. 

💡Si vous ressentez le besoin que certain·e.s d'entre vous montent en compétence de facilitation pour votre liste, vous pouvez décider de vous cotiser au sein du collectif pour payer la formation à un ou deux membres qui viendront se former. En venant à plusieurs d’un même collectif vous économiserez en frais de transports 🚗 et vous serez surtout beaucoup plus forts dans la facilitation demain. 💪


Roland Maquaire- Brantôme


vendredi 7 février 2025

Premier Café citoyen le 13 Février à Thiviers.

 Nous vous invitons à un Café Citoyen : un lieu d’échange, d’inspiration et d’action pour réenchanter notre territoire (à l'échelle de la ComCom Périgord Limousin).


Premier rendez-vous : Jeudi 13 février de 18h à 20h, à L’HanGare - 19 rue Pierre Semard, Thiviers. Café Citoyen ouvert à toutes et tous, entrée libre.

Pour ceux qui le souhaitent la soirée se poursuivra autour d'une auberge espagnole. Vous pouvez amener un petit quelque chose à grignoter.

Le Café Citoyen, c’est un espace convivial où chacun peut s’exprimer, partager ses idées et découvrir les initiatives locales qui façonnent notre quotidien. C’est aussi un lieu où collectivités et habitants peuvent se retrouver autour d’un même objectif : remettre du dialogue au cœur de nos vies et élaborer des projets communs qui ont du sens avec des outils de l'intelligence collective.

Pourquoi venir ?

Pour faire entendre notre voix et co-construire des solutions concrètes

Pour soutenir les structures locales et les porteurs de projets engagés

Pour créer du lien entre habitants et collectivités/élus

Pour réenchanter notre territoire avec des initiatives porteuses d’avenir.

Autour d'un verre, des discussions, des échanges, des perspectives d'actions …  Rejoignez-nous et faisons ensemble de notre territoire un espace de vie inspirant et plus participatif !

A bientôt !


 Noëlla Chatenoud, Hannah Burgeot et Romane Poquet. --Thiviers




vendredi 31 janvier 2025

Un déficit de démocratie dans une commune du Périgord Nontronnais

 Plutôt que de rechercher à renforcer le statut des élus, ne faut-il pas agir sur l'ouverture de la participation citoyenne.


S'il est vrai que pour certains élus, ceux qui cherchent avant tout une assise financière, le cumul indemnités et retraite, le casse tête bureaucratique, état, préfecture, EPCI, (établissement public de coopération intercommunale) pose problème et la participation citoyenne est mise aux oubliettes.

A un niveau plus élevé avec le cumul des mandats, maire, président EPCI etc... faire de la politique est une source de revenus principale voire exclusive.

Pourtant de nombreuses communes intègrent la participation à leur processus de décision, un système de gestion moins vertical, plus inclusif qui génère de la confiance aux habitants envers les élus. Le conseil municipal et intercommunal sont ouverts au public, mais peu de personnes y participent et surtout ne sont pas encouragées à venir par certains élus. La participation citoyenne c'est chronophage, ça peut déranger , il faut se former à cet exercice.

Pourtant quand on donne la parole aux habitants, ça fonctionne, ça crée du lien, c'est un rapport gagnant/gagnant.

Un déficit de démocratie dans une commune ?

Voici deux exemples concrets dans cette commune au cours des 3 dernières années.

- message de la mairie reçu par mail le 11 février 2023:

"Mesdames, Messieurs,

Nous vous informons que nous stoppons la diffusion des comptes-rendus des réunions du Conseil municipal par mail.

La mise en place de ce service avait pour but une meilleure information des habitants de la commune, mais pour certains, ceci était une énième manière de décrier les décisions du Conseil municipal.

Nous vous rappelons, que les comptes-rendus de réunions sont affichés sur les panneaux d’affichages de la commune et consultables en Mairie."

Tout le monde a le droit de s'exprimer et cela n'a pas à intervenir dans la mise en place de la communication des comptes rendus municipaux. Les habitants peuvent demander des comptes à ceux qui ont été élus par eux, c'est le principe même de l'élection, rendre les élus responsables devant les électeurs. Que se passe-t-il quand les élus ne peuvent plus rendre des comptes aux habitants, simplement parce qu'ils sont privés de compétences pour prendre les bonnes décisions?

- compte rendu municipal du 20 janvier 2022:

Monsieur le maire donne lecture aux conseillers de l'ensemble des mails envoyés par M... Ce récit à laisser ( je passe sur l'orthographe !) la plupart des conseillers indifférents.

Les mails envoyés concernaient  les propositions suivantes : un fléchage pour piétons et cyclistes pour plus de sécurité, des panneaux pédagogiques sur ce parcours, un dispositif d'accueil des nouveaux arrivants, un compostage; des investissements peu onéreux pour la commune.

Pour l'indifférence, quel cynisme, quel mépris, l'indifférence est peut être la forme la plus raffinée de la jalousie. "Le pire pêché envers nos semblables, ce n'est pas de les haïr mais de les traiter avec indifférence, c'est l'essence même de l'inhumanité " (George, Bernard SHAW)

Voici un bel exemple de démocratie pour une participation de tous à la vie communale (dans une autre commune):

« Cela fait plusieurs années que nous menons des démarches participatives et proposons des animations variées sur la commune », indique Dominique .... Pour aller au contact des personnes plus éloignées de la vie communale, il a été décidé de tirer au sort une trentaine de citoyens inscrits sur la liste électorale.

Initiée pour la première fois en 2017, la démarche consiste à s’appuyer sur les avis des personnes répondant à l’invitation pour deux matinées d’échanges en mairie, sur les projets communaux : le Dis moi-tout ou presque « Environ la moitié des destinataires ont répondu présent, ce qui nous permet de constituer des groupes d’une quinzaine de personnes », précise Elisabeth... animatrice développement local.

Des temps d’échanges ludiques et libres

« L’une des clés de réussite est l’animation de ces temps de rencontres afin de mettre les participants à l’aise et de permettre à tous, même aux timides, de s’exprimer », précise-t-elle.

Concrètement, plusieurs techniques d’animations ont été testées, par exemple le bâton de parole (le bâton est passé d’une personne à une autre, sachant que seule la personne qui le détient est habilitée à s’exprimer), ou encore le jeu de la rivière de positionnement (pour réagir à une information, les participants se positionnent dans la salle, d’un côté ou de l’autre, selon leur avis).

Autre facteur de réussite de ces temps d’échanges, le fait de laisser une liberté de parole aux participants, d’accepter d’entendre ce qui est dit, sans jugement. Pour favoriser cette expression libre de tous, les élus ont décidé d’être en retrait lors de ces réunions. Seuls le Maire et le premier adjoint assistent aux débats, mais n’interviennent pas.

A l’heure du bilan de cette première année, les retours sont très positifs : « Les gens sont satisfaits, et même enthousiastes ! Plusieurs participants aimeraient continuer, ont découvert et appris des choses sur la vie de la commune, donnent leur avis…. Cela nous interpelle aussi dans nos pratiques. », indique Elisabeth ..., animatrice de ces réunions.

Avec un effet boule de neige sur la participation.


L’ensemble des animations menées par la municipalité porte ses fruits, et de nouvelles personnes viennent aux différents événements et réunions proposés. « Cette convivialité, tissée au quotidien, créé aussi de nouvelles amitiés », se réjouissent les élus. « Des jeunes retraités qui ont plus de temps, prennent également part à la démarche. ». Et d’ajouter : « L’objectif c’est que les citoyens soient acteurs de la politique de développement durable et plus largement de la politique communale… et peut être un jour les préparer à prendre part à la vie communale ! »

La consultation citoyenne est très répandue dans de nombreuses régions , les habitants participent aux réunions très conviviales, ils se sentent considérés, n'oublions pas qu'ils payent des impôts pour faire vivre la commune.

En vue des prochaines élections municipales les candidats devront prendre cet engagement envers les habitants.

Et comme le rappelait récemment un des contributeurs dans le blog "citoyens Périgord vert" :

"La démocratie a donc encore des ressorts. Les citoyens sont parfaitement capables de se saisir de questions importantes et lourdes". 


Francis LE GOYET.  -  St Front la Rivière

Administrés.

 C'est à dessein que j'ai utilisé le terme administré et volontairement que je n'ai pas employé de guillemets dans mon article du 3 janvier 2025 car il apparait que les citoyens de la CCPN (communauté de communes Périgord vert) ne sont, à ce jour, que des administrés.

D'une part, ils n'ont que les procès verbaux (obligatoires) des communes et de la CCPN comme source d'information mais qui n'est délivrée qu'avec des semaines ou des mois de retard car le PV doit être approuvé avant d'être publié.

D'autre part, ils n'ont aucun moyen d'exprimer leurs interrogations et leur(s) réflexion(s).

Les contributions, qu'ils sont encouragés à fournir (bulletin CCPN N°4 décembre 2024)

- Continuez à participer • p16, ne sont publiées que tous les 2 mois environ et personne ne sait si et comment elles sont prises en compte.

Pour ceux qui ont une « demande particulière • elle est traitée de façon différenciée selon les municipalités. Certaines ont eu un échange constructif avec leurs administrés, d'autres ont refusé tout dialogue.

Dans les p 14 à 17 du bulletin CCPN N°4 le PLUi-H (Plan local d'urbanisme intercommunal habitat) devient le sujet : «le PLUi-II remplacera... le

PLUi-Il dit quoi et comment... Le PLUi-Il précisera... etc.....

Cette formulation gomme toutes les responsabilités.

Dans l'élaboration de ce PLUI-H, les élus de la CCPN sont accompagnés de 5 prestataires :

Espace-Ville mandataire

Ectare environnement

Habitat et Stratégie

Gilles Maurel Patrimoine Gauci et Associés avocats

qui apportent leurs compétences techniques pour appliquer les choix du PADD.(Plan d'aménagement et de développement durable) 

Comment vont travailler les élus et les intervenants? Aucune information ne filtre... Il est même impossible d'obtenir ne serait-ce que la composition du comité technique... alors que rien ne justifie ce refus.

Le document publié sur trois pages dans le bulletin N°4 est si vague qu'il devient oiseux.

A cela s'ajoute l'omission.

Comme l'indique l'éditorial du N°4, la CCPN a réalisé de grands et beaux projets d'envergure mais ses difficultés financières sont totalement passées sous silence ainsi que leurs conséquences...

Nous sommes des citoyens régis comme des administrés.

Marie Pauthier - Piégut Pluviers

vendredi 30 août 2024

Café Pluche citoyen : les moulins de la Dronne

 


Nous vous donnons rendez-vous au Café Pluche, le vendredi 6 septembre à 18h30.

En partenariat avec le Café Pluche, ce café-citoyen sera consacré aux moulins de la Dronne et à ceux qui les font vivre. 


Frédéric Pradeau du Moulin de la Pauze, Alain Duchez du Moulin d'Epeluche et Sylvie Berardi du Moulin de Salles, viendront nous présenter trois histoires de moulins, illustrant la diversité des projets possibles et leur passion commune.


Le débat sera comme chaque fois suivi d’un apéro convivial et de quelques agapes.

Entrée libre, curiosité acceptée, convivialité recommandée...

Pour tous renseignements : 06 80 91 10 14

A bientôt !


Jean-Luc Pujols et Paul Brejon, administrateurs du CDD Périgord Vert

dimanche 25 août 2024

2026: La Mairie est à vous!

 C’est avec ce slogan que le réseau Actions Communes a mobilisé plus de 500 personnes la semaine dernière à Vaour dans le Tarn.

L’objectif: préparer les prochaines élections municipales de 2026. 

2026, c’est bientôt... c’est demain!

Pendant 4 jours intenses, des ateliers (une cinquantaine!) et des conférences ont été conduits par 30 intervenants.es et 15 animatrices et animateurs. 




Il s’agissait d’imaginer une alternative à la classique liste de candidats préparée (en toute discrétion quelques semaines avant l’élection!), proposée et conduite par une personne (un homme sénior dans la majorité des cas) qui se propose pour être « maire ». 

Ce futur « maire » sachant s’entourer de copains, amis et connaissances fidèles « du même bord »…sans étiquette…

Quelques femmes (hé oui, la loi oblige à la parité).

Comment s’étonner que les citoyens se sentent peu concernés dans cette démarche? 


Miser plutôt sur l’intelligence collective!

Le réseau Actions Communes propose d’autres pistes. 

Par exemple: à l’initiative de quelques personnes, convier la population à des réunions citoyennes d’information, organiser un collectif, des listes participatives. 

Mettre ensemble les bonnes volontés, partager et confronter les idées dans l’écoute et la bienveillance, trouver des modes nouveaux pour finaliser une liste. 

C’est une voie moins conventionnelle, moins habituelle. Dans notre culture, on y est peu préparé. 

Mais c’est une voie tellement plus enthousiasmante!!

C’était l’objet même des journées à Vaour. 


Des témoignages d’expériences vécues suite aux élections de 2020.


Plusieurs élus de diverses communes, du petit village de Vaour (400 habitants) à la ville de Poitiers (90 000 habitants ) ont apporté des éclairages sur les méthodes, les réussites et les échecs, les conseils, les écueils à éviter. Instructif et édifiant!


 Aucun tabou, de la transparence.


Tous les sujets ont été abordés dans les ateliers: construire une stratégie de mobilisation, différentes étapes du parcours d’une liste, doit-on finaliser un programme ou laisser une part à décider au fur et à mesure avec les citoyens… 


Mais aussi des sujets plus délicats:  gouvernance partagée d’une liste, fusion de liste avec les partis politiques (comment ne pas se faire avoir?), répartition des délégations …et des indemnités (selon les besoins et non selon les appétences!). Désignation des candidats et de la tête de liste à la fin et non au début, en fonction des compétences de chacun. Pourquoi pas une élection de la tête de liste sans candidat? (Les membres de la liste choisissent celui ou celle qui semble le plus apte). 


Beaucoup de solutions  possibles pour exercer vraiment la « démocratie » et ouvrir la politique (dans son sens le plus noble) aux citoyens. 


 Des liens pour ceux qui se disent: »Ah! Ça m’aurait bien intéressé ! »

https://www.actionscommunes.org/

https://www.actionscommunes.org/boite-a-outils/boussole-democratique/



Patricia Huret- Brantôme

lundi 29 juillet 2024

Préparer les élections 2026

Du jeudi 22 au dimanche 25 août 2024 se dérouleront à Vaour (Tarn) les Rencontres Nationales des listes et communes participatives, organisées par Actions Communes, Fréquence Commune et la commune de Vaour.


Depuis 2019, Fréquence Commune accompagne les listes participatives et les équipes municipales qui tentent de réinventer la démocratie par le bas, en redonnant du pouvoir aux habitants et habitantes et en recréant les conditions de la discussion collective.


En 2021 est né l’association Actions Communes, le réseau des communes et collectifs participatifs, en filiation directe de la coopérative Fréquence Commune.


A l’occasion de ces cinquièmes Rencontres Nationales, les équipes d’Actions Communes et de Fréquence Commune espèrent accueillir plusieurs centaines de participants pour des échanges sous forme d’ateliers, de tables rondes et de séances plénières.


Pour connaitre le programme, suivez le lien:

https://vaour.fr/wp-content/uploads/2024/07/Programme-des-Rencontres-Nationales-a-Vaour-V6-num.pdf


Roland Maquaire- Brantôme


mardi 30 avril 2024

PLUI-H : CONTRIBUTION du CDD Périgord Nontronnais

Pour un équilibre territorial

Ebaucher un Plan d’Urbanisme Intercommunal c’est bien-sûr l’occasion de réfléchir aux

enjeux d’équilibre territorial. Certaines fonctions d’intérêt public peuvent difficilement

échapper, ne serait-ce que par le coût des infrastructures, à une localisation unique et

centrale sur le territoire (la piscine ou le cinéma par exemple). De même que les zones

d’activité économique ont tout intérêt à privilégier la proximité d’un axe routier important.

Mais d’autres fonctions nécessitent plutôt des réponses de proximité davantage propices

aux liens entre les habitants, et plus sensibles à la diversité de leurs initiatives.


En 2021 le CDD (Conseil de Développement Durable) a proposé à la CCPN d’encourager le

développement de l’Animation de la Vie Sociale sur plusieurs pôles du territoire. Depuis

2022 quatre associations se sont créées afin de porter ce développement à partir de ces

différents pôles. Récemment agréée ou aspirant à cet agrément, ces associations sont Atlas

24 sur Nontron et ses communes voisines, Le Vime sur Piégut et ses communes voisines,

Association d’Idées sur Saint Pardoux et ses communes voisines, ainsi que Le Rendez-vous

sur Javerlhac et ses communes voisines.


Un besoin d’espaces d’accueil dédiés à la vitalité sociale du territoire

Mais ce choix comporte aussi quelques exigences de complémentarité, de cohésion et de

moyens. Parlons d’abord des moyens, à commencer par la nécessité d’un local dédié sur

chaque pôle territorial. En effet, l’accueil des habitants est une fonction essentielle de tout

projet d’Animation de la Vie Sociale. Pas besoin d’infrastructure importante, l’attribution

d’un local communal dédié, ou le loyer d’un local privé soutenu par la collectivité d’accueil,

peuvent suffire. En effet, il s’agit juste de disposer d’un espace d’accueil permanent bien

repéré, une base pour aller vers les habitants dans leurs différentes communes, et pour

répondre aux besoins spécifiques du projet.

Bon nombre d’activités évènementielles ou ponctuelles peuvent ensuite se décliner dans les

salles publiques des communes de chaque territoire. Ces équipements sont donc

complémentaires d’un espace dédié à l’association, d’où peut rayonner son projet

d’Animation de la Vie Sociale territorial. Bien d’autres associations bénéficient d’espace

dédié, notamment aux sports, et on ne demande pas aux joueurs de foot ou de rugby ou de

tennis, de jouer chacun à leur tour sur une prairie polyvalente.


Afin de soutenir le choix stratégique d’un équilibre territorial voulu par la CCPN il est

important que le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal prévoie, en concertation avec les

communes-pôles, de donner les moyens à chaque association qui porte un projet

d’Animation de la Vie Sociale, de disposer d’un lieu d’accueil de qualité pour recevoir les

habitants de son territoire et pouvoir y monter des projets avec eux.


Un choix stratégique d’aménagement du territoire


Un porteur de projet, économique ou social, peut facilement s’implanter sur le point le plus

attractif d’un territoire et appeler les habitants/clients/usagers à venir à lui. Un supermarché

à Nontron peut afficher de bons résultats, avec excellent chiffre d’affaire, nombreux

consommateurs et salariés (ça c’est le verre à moitié plein). Pendant ce temps-là, de

nombreux petits commerces de proximité peuvent souffrir ou fermer dans les autres

communes (ça c’est le verre à moitié vide). Cette référence commerciale ne concerne

« que » l’accès aux biens de consommation, mais l’éloignement croissant des services

publics aux habitants participe à la même frustration. Ainsi se développe un sentiment d’être

des citoyens de seconde classe, déconsidérés même méprisés. Face à cela, une communauté

de communes rurale ne peut pas se permettre l’indifférence, et la CCPN a eu la volonté de

maintenir ou d’implanter certains services (Centres de loisirs ou Médiathèques, par

exemple) sur plusieurs pôles de son territoire.


Des territoires de vitalité sociale en réseau


Mais l’Animation de la Vie Sociale c’est encore autre chose, et ce n’est pas seulement

permettre aux habitants d’accéder à un guichet ou des services. C’est aussi et surtout

permettre à ces habitants d’être acteurs dans des services ou des activités, supports de lien

social, de porter eux-mêmes des initiatives et d’être valorisés dans leur réalisation. C’est

aussi la possibilité pour les élus associatifs porteurs de ces projets, de participer à un

dialogue citoyen avec les collectivités territoriales et les institutions sociales, et de leur

présenter des propositions. Un partenariat gagnant-gagnant qui permet de mobiliser des

ressources externes au bénéfice des habitants, de leurs projets et de leurs territoires. Ainsi,

le choix du Périgord Nontronnais se fonde sur une vision de l’organisation territoriale

différente de la seule logique libérale ou administrative. Il veut favoriser un autre modèle de

développement de la vitalité sociale, basé sur plusieurs dynamiques territoriales en réseau.

Si l’Animation de la Vie Sociale a besoin de se développer dans la proximité d’un territoire

vécu, elle a aussi besoin de s’inscrire dans la cohérence d’un territoire administratif, en

l’occurrence, la Communauté de communes. La complémentarité spatiale, le dialogue, voire

la coopération, entre associations partageant les mêmes valeurs et les mêmes partenariats

institutionnels, est une construction nécessaire. Mais une construction ascendante et

volontaire, fondée sur le respect des diversités, sera toujours préférable, et plus désirable

pour les citoyens, qu’une cohésion imposée à partir d’en haut ou d’une domination centrale.

Pour le résumer autrement, à la « théorie du ruissellement » nous préférons le principe de

subsidiarité.


L’équipe du CDD Périgord Nontronnais

vendredi 1 septembre 2023

Le Rendez-vous: l'espace de vie sociale en Javerlhacois!

 L'association Le Rendez-vous, est un espace de vie sociale pour le Javerlhacois

Au mois de juin 2022, le Conseil de développement durable  a présenté la démarche et l'intérêt de l'animation de la vie sociale à Saint-Martial-de-Valette.

 Suite à cela, en octobre 2022, un groupe de travail de quinze personnes s'est constitué dans le javerlhacois.


Le groupe s'est réuni pour préparer la création d'une association sur les sept communes de Connezac, Hautefaye, Javerlhac-et-la Chapelle-Saint-Robert, Lussas-et-Nontronneau, Soudat, Teyjat, Varaignes.

Dès le mois de mars 2023, donc avant la constitution de l'association, trois événements ont eu lieu.

-une soirée jeux de société dans la salle des fêtes de Nontronneau,

-une soirée contes et chansons accompagnée par trois fileuses au château de Varaignes,

-un atelier pâtisserie pour les enfants à la salle de la Garenne, Javerlhac.


Après neuf mois de réunions itinérantes dans les sept communes et discussion avec les élus des communes, l'assemblée générale constitutive du Rendez-vous s'est tenue le 4 juillet 2023 dans la salle de la culture à Javerlhac. Environ 25 personnes étaient présentes.

Plusieurs membres du groupe de travail ont présenté le projet et ont répondu aux questions de l'assemblée. Puis a eu lieu le vote de constitution de l'association et de son conseil d'administration.


Après un apéritif dinatoire les douze membres du conseil d'administration se sont réunis et ont élu le bureau.

Présidente, Sarah Pagès

Président adjoint, Vincent Zugmeyer

Trésorière, Chloé Martineau

Trésorière adjointe, Chloé Bourdeau

Secrétaire, Fanny Pezerat

Secrétaire adjointe, Frédérique Huard


27 août 

Randonnée cycliste familiale autour de Connezac et Hautefaye ”A la rencontre des métiers de nos campagnes”.

8 septembre

Covoiturage à Oradour-sur-Vayre pour assister à un spectacle de cirque acrobatique par la Smart Cie.

23 et 24 septembre à Soudat un musée éphémère ”empreinte de temps, empreintes de vie” autour d'anciens objets d'école, des métiers du fil (couture, tissage) et du bois. Vous pourriez y apporter vos propres objets, y compris ceux dont vous ignorez l'utilisation. Le comité des fêtes de Soudat allumera le four à pain lors du vernissage le 23 septembre à 18 h à la salle des fêtes. 

Sigrun Strunk, Javerlhac

samedi 29 juillet 2023

Café citoyen: « territoire zéro chômeur longue durée »

Un café citoyen consacré à « territoire zéro chômeur longue durée »

Ce 2 juin, premier vendredi du mois, se tenait au Café Pluche le 10ème café citoyen organisé conjointement avec le CDD Périgord Vert. 

Thème de la soirée : l’initiative « territoire zéro chômeur longue durée », portée dans le Ribéracois par Danielle Delpey, secondée par Viviane Goethals, toutes deux présentes. 

Nous sommes une vingtaine pour partager d’abord la projection du film « Nouvelle cordée » centré sur l’expérimentation de la commune de Mauléon dans les Deux-Sèvres, puis échanger au cours d’une discussion à bâtons rompus. 

Le film prend appui sur la première « Entreprise à But d’Emploi » (EBE), créée début janvier 2017 à Mauléon avec l’embauche de 16 personnes durablement privées d’emploi, selon le vocable préféré à chômeurs longue durée. Durant plus d’une heure et demie, nous assistons à la naissance de cette entreprise très originale qui développe des activités non concurrentielles avec le secteur marchand, à partir de l’analyse fine de besoins non satisfaits de personnes ou de communes : petits travaux d’entretien, de jardinage, de menuiserie, d’aide aux personnes... La connexion se fait assez naturellement avec les logiques de territoire zéro déchets, notamment par des activités de tri de déchets permettant une valorisation partielle de la matière triée, activités non économiquement rentables dans l’économie classique. 

Le plus émouvant est d’assister à la transformation de ces personnes qui, grâce à la reprise volontaire d’une activité, associée à un salaire (SMIC) et à un contrat directement en CDI, sortent de leur isolement, de leur galère, et reprennent confiance en eux en retrouvant un équilibre de vie. L’engagement du maire de Mauléon a bien entendu été déterminant, tout comme celle de cet ancien DRH qui assure la direction de la jeune entreprises ESIAM.  

En trame de fond, le film présente l’émergence de cette préoccupation portée par Patrick Valentin d’ATD Quart-Monde, et sa volonté d’éradiquer le chômage de longue durée. Sa démarche repose sur 3 principes : personne n’est inemployable, ce n’est pas le travail qui manque, ce n’est pas non plus l’argent.  Son combat, soutenu par un député, se concrétisera par une première loi votée à l’unanimité des parlementaires en 2016 et portant sur une expérimentation dans 10 territoires.

Une 2ème loi suivra en 2020 portant sur l’extension à 50 autres territoires. C’est aussi en 2020 que sous l’impulsion de Danielle Delpey, Ribérac se lance dans la démarche exigeante de montage d’un dossier afin d’obtenir l’habilitation « territoire zéro chômeur longue durée » et de pouvoir créer une EBE.  

Ce projet, porté par l’association ribéracoise PREVER, a ainsi été présenté par madame Delpey à l’ensemble des maires des 44 communes de la Communauté de communes du Périgord Ribéracois, afin de constituer un territoire homogène et continu, ce qui constitue une obligation pour l’agrément de la candidature. Seules 21 d’entre elles sont rentrées dans l’expérimentation suite au vote de chaque conseil municipal, certaines, qui ont voté pour, en sont exclues par les communes limitrophes qui ont voté contre (3 seulement) ou qui n’ont pas voté estimant le principe de l’expérimentation trop complexe ou irréaliste. 

Au cours des échanges avec l’assistance, les 2 représentantes de PREVER ont répondu aux multiples interrogations que ce projet suscite. Le territoire de Ribérac fait partie de 138 autres projets en lice.


Paul Brejon - administrateur du CDD Périgord Vert


1)  Réalisé en 2019 par Marie-Monique Robin 

2) Cette habilitation permettra de recevoir de l’Etat une aide de 18000 € par personne embauchée, et de bénéficier de fonds d’amorçage.


Café citoyen: Plan Climat Air Energie Territorial du Périgord Ribéracois

Le 11ème café citoyen, organisé conjointement par le CDD Périgord Vert et le Café Pluche, a réuni une trentaine de participants, le vendredi 7 juillet. Comme les précédents, il est organisé et animé par Jean-Luc Pujols.

Etait invité le vice-président délégué à la Transition énergétique et au Développement durable de la Communauté de communes du Périgord Ribéracois (CCPR), Allain Tricoire, accompagné de la responsable du service Développement territorial de la CCPR, Sara Wenig. 

Devant un auditoire très attentif, les deux intervenants ont présenté de façon précise et détaillée l’avancement de ce PCAET, dont la dernière version du plan d’actions a été approuvée le 15 avril 2021.

Mais l’histoire est plus ancienne. C’est en effet en 2014 que le Ribéracois, qui compte à l’époque 19 800 habitants, se lance de façon volontaire dans la démarche d’élaboration de son « Plan climat » (la loi ne l’imposant pas pour les communautés de communes de moins de 20 000 habitants) :

-Désignation d’un vice-président en charge du sujet, Allain Tricoire, maire d’Allemans

-Réalisation d’un diagnostic territorial

-Réponse de la CCPR à des « Appels à projet », notamment celui intitulé « Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte », en 2015, dont la CCPR sera lauréate ; projet qui va lui permettre de bénéficier d’une enveloppe de 500 000 €, destinée à réduire les consommations énergétiques et à augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique.

Parmi les premières opérations, on note : 

1) une thermographie aérienne de l’ensemble des habitats du territoire (déperditions de chaleur importantes par les toits), consultable en mairie, 

2) la création d’un guichet unique d’aide aux particuliers en matière de réduction de leur consommation d’énergie, situé à Verteillac, 

3) la création d’un bâtiment BEPOS à Siorac, loué à la MFR, 

4) l’objectif 2050 de neutralité carbone et d’équilibre entre production et consommation d’énergie.

Dès lors, la démarche est lancée et ne s’arrêtera plus. Le principe du PCAET est acté en 2017, puis ses axes et objectifs définis en 2019, et le projet dans son ensemble en 2020. Il est alors soumis aux autorités régionale et nationale, puis l’objet d’une consultation publique en octobre 2020, avant l’approbation en CCPR d’avril 2021.

Six axes prioritaires sont retenus :

-Piloter et diffuser le Plan Climat

-Un aménagement durable du territoire

-Le pays Ribéracois, une collectivité responsable

-Une transition énergétique réussie

-Vers une mobilité durable

-Vers un territoire résilient

Ces axes se déclinent en 18 objectifs et 40 actions.

Depuis 2021, la CCPR a été lauréate de six appels à projet de l’ADEME ou de la Région Nouvelle-Aquitaine, qui lui ont apporté les financements nécessaires au déploiement du plan d’actions, ainsi qu’une reconnaissance régionale et nationale. 

Ces projets visent notamment :

La protection et la valorisation des milieux naturels, et la préservation de la biodiversité (plantations solidaires, développement de l’éco-pâturage, outils pédagogiques et de sensibilisation des enfants, projet de Réserve naturelle régionale (RNR) du site des tourbières de Vendoire, signature d’un bail emphytéotique avec le Conservatoire d’espaces naturels (CEN) de Nouvelle-Aquitaine, pour la gestion du site naturel des Rebeyrolles à Villetoureix)

La mobilité durable et l’approbation d’un Schéma directeur cyclable (90 km de linéaire d’aménagements cyclables via la création de deux voies vertes, 220 km de jalonnement, maillage cyclable de l’ensemble des communes, aménagement de zones à vitesse modérée en centre-bourg, tous publics visés).

Six sous-commissions sont mobilisées, composées d’élus, d’agents, de partenaires institutionnels et d’experts ; elles traitent de Communication, de Mobilité, d’ENR, d’Alimentation, de Biodiversité et d’Exemplarité de la collectivité.

Au terme de cette très complète présentation, les participants ont pu poser leurs questions sur les différentes composantes de ce PCAET et obtenir les éclaircissements attendus, avant de remercier chaleureusement Allain Tricoire et Sara Wenig.

La Présidente du CDD Périgord Vert, Françoise Rovère, propose à Allain Tricoire d’associer le CDD aux réflexions qu’il conduit, notamment dans la sous-commission en charge de la mobilité. 


Propos retranscrits par Paul Brejon- administrateur du CDD Périgord Vert


1) Le territoire de la CCPR consomme 450 GWh, dont 48% dans l’habitat et 30% dans le transport, tandis que les émissions de Gaz à effet de serre proviennent à 50% du monde agricole.

2)  Bâtiment dit à énergie positive, c’est-à-dire dont les faibles consommations sont compensées par sa production d’énergie

3) Le PCAET est accessible à tous, sur le site de la CCPR (www.ccpr24.fr)

4)  Agence de la transition écologique (anciennement, Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie)

5) Energies renouvelables

samedi 22 avril 2023

Visite d'un centre de tri et un lieu d'enfouissement des déchets ménagers

 Le CDD (Conseil de développement durable) et le SMD3 (Syndicat départemental des déchets de Dordogne) proposent quelques visites des centres de traitement des déchets au départ des villes du Périgord Vert. J'ai participé à celle du 12 avril 2023 au départ de Nontron.

Première halte, le centre de tri à Couloumieix-Chamiers. Nous avons droit à une présentation et de l'histoire du SMD3, puis chacun prend son petit récepteur audio avec écouteurs. On comprend l'utilité de ce matériel dès qu'on entre dans le premier bâtiment destiné au tri. Le niveau du bruit est tel qu'il est impossible de comprendre les explications du guide sans ce dispositif.



Dans la cour, des énormes ballots de matériaux déjà triés qui attendent d'être enlevés par des entreprises spécialisées dans le recyclage. A l'entrée du premier bâtiment, il y a deux compartiments avec d'énormes monticules de déchets à trier. Devant l'un des deux un camion est en train de décharger son contenu. De l'autre côté des tas, un tracteur remplit son godet de matériel et le verse sur un tapis roulant en hauteur. Par divers mécanismes les objets sont séparés. Une soufflerie sépare le plus léger (certains emballages plastiques) du plus lourd. Un des tapis roulants passe sous un scanneur optique qui reconnait les matériaux qui y passent. Le centre a été modernisé pour avoir moins de tri à faire manuellement. A la fin, papiers, cartons, métaux et plastiques sont séparés.

  Ce qu'on peut mettre dans les bennes jaunes : papier, carton, canettes alu, emballages plastique de tout genre etc. Par contre si l'on emboite plusieurs objets différents, leur tri est impossible. D'essayer de les déboiter prendrait trop de temps et ils partent à l'enfouissement. Des objets de seulement un centimètre ne peuvent pas être triés, car trop petits. Il est donc préférable de garder les bouchons sur les bouteilles plastiques. Au fait, les bouteilles d'huile peuvent bien aller dans les sacs jaunes, du moins en Dordogne.

Ce qui ne va jamais dans la benne jaune : verre, textile (vêtements et chaussures etc.), déchets organiques (épluchures, restes de repas, feuilles etc.) ainsi que des couches et autres articles hygiéniques utilisés.

Finalement, la grande majorité de nos déchets sont recyclables et ne sont pas à leur place dans le sac noir.

A midi nous nous rendons au centre d'enfouissement de Saint-Laurent-des-Hommes où on nous sert un pique-nique offert par le SMD3 et préparé par un traiteur qui n'utilise presque pas d'emballage à usage unique. Les restes de repas serviront apparemment à nourrir des sangliers d'élevage.

Le centre d'enfouissement de Saint-Laurent-des-Hommes existe depuis environs 20 ans et pourra être utilisé jusqu'en 2033. Le site fait 50 ha et ne peut pas être agrandi. D'ici 10 ans, il faudra construire un incinérateur. Il faut compter huit ans pour la construction et pour l'instant, le département n'a pas encore de site d'implantation possible. Si j'ai bien compris, certains déchets sont emmenés à l'incinérateur de Brive qui a des capacités disponibles.

 


 L'enfouissement des déchets suit une procédure précise. Chaque année, on creuse un casier. Les parois sont couvertes d'une bâche étanche. Il y a un drainage pour les liquides et, au centre une cheminée pour faire monter le gaz. A la fin de l'année, la bâche est fermée et au-dessus on ajoute 30 cm de terre. Il n'est pas possible de planter des arbres, parce qu'ils risqueraient de percer la bâche. Sur les casiers les plus anciens, qui ne produisent plus de gaz, on a installé des panneaux photovoltaïques. En 2022, suite à la tarification dite incitative, les Périgourdins concernés ont beaucoup mieux triés leurs déchets qu'auparavant et le casier 2022 n'était pas plein. Il a eu une autorisation d'être utilisé jusqu'en avril 2023.

Le liquide au fond des casiers (l'eau de pluie et jus des déchets) s'appelle lixiviat. Il est collecté et traité dans une station d'épuration sur le site.

Le biogaz qui s'échappe des casiers est capté et, après purification, le méthane est utilisé pour produire de l'électricité. La purification est nécessaire, parce que le gaz est trop humide et contient aussi des gaz corrosifs comme le sulfure d'hydrogène (H2S).


 

Comme tout le monde peut le constater, en Dordogne, on ne trie pas le verre en blanc et coloré. La raison en est que l'usine qui refond du verre depuis celui jeté, fait (principalement?) des bouteilles pour du vin rouge.

Nous avons également vu des animaux. Des moutons qui mangent l'herbe sur le site et une grande quantité d'oiseaux qui cherchent de la nourriture dans le casier ouvert. Bien sûr, dès que nous sommes descendus du car, ils sont partis. Il y avait un grand nombre de cigognes qui ne migrent pas vers le nord, des rapaces et des mouettes ou goélands.

En somme une journée très intéressante avec une guide très compétente qui sait expliquer des procédés techniques dans des termes compréhensibles par tout le monde.

Sigrun Strunk, Javerlhac




Sur le même sujet

L'article du 23 décembre 2022 https://www.citoyensperigordvert.info/2022/12/retour-sur-4-journees-decouvertes-que.html






 


vendredi 17 mars 2023

Stratégie régionale pour la transition écologique et énergétique,

 La Région Nouvelle-Aquitaine a décidé de faire évoluer sa stratégie régionale pour la transition écologique et énergétique, Néo Terra, engagée depuis 2019.  Les Néo-Aquitains sont aujourd'hui invités à apporter leurs idées, réflexions ou questionnements afin d’améliorer le document final qui sera soumis au vote des élus. 

Pour cela, une concertation en ligne, ouverte à tous, est lancée jusqu'au 30 mars.Le vote de la feuille de route sera ensuite l’occasion d’une séance plénière exceptionnelle, le 9 mai prochain, mêlant présentations scientifiques et temps de débats politiques.

 Via la plateforme dédiée en ligne participez.nouvelle-aquitaine.fr, formulez vos propositions et donnez votre avis, pour construire ensemble la transition du territoire de Nouvelle-Aquitaine.     

 

Qu'est ce que Néo Terra ?
 

 Elle fixe 11 ambitions, accompagnées d’engagements chiffrés et d’actions concrètes :

    - L’engagement citoyen    

    -La transition agroécologique  

    - La mutation des entreprises     

   -Les mobilités propres     

  -Un urbanisme durable et résilient     

  -Un nouveau mix énergétique     

  -Le traitement des déchets    

  - La préservation de la biodiversité     

  -La préservation de la ressource en eau     

  -La sanctuarisation des terres agricoles et forestières   

  - La Région, une administration exemplaire

Francis LE GOYET  - St Front la Rivière



samedi 18 février 2023

Un bel exemple de démocratie au sein d'un village du Périgord Vert !

  Samedi 11 février, je reviens du marché de Milhac, situé à 5 km de St Front la Rivière, marché "viré" de St Front la Rivière pour non respect de règles et accueilli par la commune de Milhac où l'ouverture d'esprit et la bienveillance existent.

 Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant le mail ci-après :

 "Nous vous informons que nous stoppons la diffusion des comptes-rendus des réunions du Conseil municipal par mail.

 La mise en place de ce service avait pour but une meilleure information des habitants de la commune, mais pour certains, ceci était une énième manière de décrier les décisions du Conseil municipal".


 

Des pratiques d'un autre temps, dans d'autres  lieux.

 Dans ce village, le maire se plaindrait du comportement de certains habitants, il semble néanmoins apprécier la fonction puisque il s'est représenté pour la troisième fois, il y trouve sans doute un intérêt.

 Comment réagirez-vous si, demain vous êtes pris à partie parce que votre opinion et vos propos ne vont pas dans le sens du pouvoir en place?

 Si, demain, vous êtes en désaccord avec une décision municipale, accepterez-vous d'être dénoncé et pointé du doigt simplement parce que vous n'êtes pas d'accord ? Cette décision prise sans doute en petit comité est un petit 49 -3 communal.

Des administrés qui s'intéressent à la vie de la commune, quelle aubaine ce serait pour un maire ouvert au dialogue !

 L’humain au cœur du village me paraît de plus en plus nécessaire dans la période ou nous vivons.

 Pour encourager le vivre ensemble, il me semble nécessaire de respecter quelques règles chères  à nos élus !

Promouvoir la solidarité en développant, encourageant et multipliant les liens sociaux au sein du village.

 Instaurer le dialogue entre la population et son équipe municipale en sollicitant l’avis de la population avant les décisions importantes à prendre, en informant régulièrement des décisions prises en réunions publiques, par courriers ou mails.

 Créer le lien entre les élu-e-s et citoyen-ne-s. 

Plaidoyer pour l’altruisme et l’empathie.

Mettre un bulletin de suggestions dans le bulletin municipal.

 Francis LE GOYET - Saint-Front la Rivière

samedi 10 décembre 2022

Déchets ménagers : journée découverte du 5 décembre 2022

 Nous sommes 18 participants de différentes communes du pays Ribéracois pour cette première des quatre journées de visite de centres de traitement des déchets de la Dordogne. A chacun son rôle, le CDD organise, le SMD3 accueille et anime.
La matinée est consacrée à la découverte du centre de tri de La Rampinsolle. Les sacs jaunes de la majorité des périgourdins (70 à 75%).  A l’arrivée, les camions déchargent en vrac les sacs noirs (qui vont être regroupés afin de partir en semi-remorque au centre d’enfouissement) et les sacs jaunes qui vont être mécaniquement ouverts, avant de passer sur tapis roulants dans différents procédés de séparation des matières (cartons, papiers, bouteille plastique claires et opaques, emballages alu et acier...). Les machines ne font pas tout, et pour améliorer la qualité du tri, l’étape finale est humaine : des trieurs séparent, éliminent, réorientent à un rythme effréné. Une fois les matières séparées, elles sont compactées en « balles » de plastique, papier ou carton (d’environ 1m3) et en plus petites de métaux. Elles partent ensuite vers des usines de recyclage. En moyenne le taux de recyclage des emballages collectés dans les sacs jaunes atteint en Dordogne 75%. Ce site industriel de grande envergure fonctionne jour et nuit, en 3X8. 


Après un pique-nique « zéro déchet » d’excellents produits locaux, partagé dans l’espace pédagogique de l’ISDND1 de Saint-Laurent-des-Hommes, nous passons l’après-midi au centre d’enfouissement . 

 


 Non loin de l’A89, dans la forêt de la Double, sur le site de l’ancienne décharge locale, a pris place un des centres d’enfouissement les plus modernes de France et même d’Europe, sur un espace d’une cinquantaine d’hectares. Dans un sol argileux, des casiers ou alvéoles, très techniques (membranes géotextiles, drains de récupération des lixiviats, récupération du biogaz et production d’électricité...), d’un hectare de surface et de 23 à 25 mètres de profondeur, sont remplis en une année par les sacs noirs (80 000 tonnes par an). A ce rythme, le site sera saturé d’ici 20 ans. 

Oui, mais, on y trouve beaucoup de choses qui n’ont rien à y faire !

 Pour 203 kg (production moyenne annuelle d’un périgourdin), seuls 44 kg sont parfaitement à leur place. Il n’y a donc pas de fatalité à une saturation si rapide de ce grand site.


En bref, une journée captivante, une meilleure compréhension des enjeux, et notamment du rôle primordial de l’éducation, à commencer par celle des jeunes périgourdins.


Merci au SMD3 et à l’animatrice très pédagogue et motivée qui nous a accompagnés tout au long de cette visite.    


Paul Brejon- Ribérac