jeudi 21 mars 2024

La place des femmes à la campagne dans le sport.

Ces dernier temps il est souvent question des femmes et de la ruralité. Cela va d'études sociologiques à des concours de nouvelles.


Il y a beaucoup à dire sur la place des femmes, que ce soit à la campagne ou en ville. Toutefois, ce petit billet se limite à un aspect unique :


L'investissement de la communauté de communes Périgord Nontronnais dans les infrastructures sportives. L'occasion est la volonté des élus de construire un nouveaux stade de football pour la bagatelle de 4 millions d'euros minimum, certains parlent de 6 millions.


D'après la délibération 2023-151, deux clubs et 320 personnes sont concernés par les projets de stades. Il semble qu'il n'est plus admissible que le rugby et le foot se partagent le stade actuel. Vous remarquerez la formule vague de ”personnes concernées”. Il n'est pas question de joueurs, ce qui me fait penser qu'on y a inclus les parents, amis et supporters.


Détail sans importance, le terrain envisagé pour un nouveau stade est inondable, les joueurs apprécieront.


D'après le site de la comcom il y a actuellement 3 stades à Nontron / Saint-Martial-de-Valette : stade d'honneur et stades annexes. C'est vrai, un quatrième s'impose.


Combien d'équipes féminines ?


D'après une recherche internet zéro pour le rugby, une sur sept au foot.


On constate donc que le nontronnais investit massivement pour les jeunes hommes et pas du tout pour les femmes. La comcom est en bonne compagnie.


Et il ne faut surtout rien faire pour changer la donne. Du moment que l'on a proclamé l'égalité sur le papier, on peut continuer comme avant. D'ailleurs, qui s'occupera des repas si les femmes, jeunes et moins jeunes, se mettent à faire du sport. En plus les subventions aux associations coûtent trop chères à la comcom, d'après un élu.


Pour rappel


En 2023, 12 associations sportives ont reçu 16 050 € de subventions dont 7 000 € pour le rugby de Nontron et 6 000 € pour le foot Nontron/St-Pardoux. Les dix autres se partagent les miettes qui restent. (délibération 2023-054 du 13 avril 2023)


Quelques citations :


On compte 38% de femmes parmi les licenciés de l'ensemble des fédérations sportives. Parmi les femmes de 16-24 ans inscrites en club, 35% font de la compétition – pour 69% des hommes pratiquant du sport en club” (INSEE 2017)


En 2022, les féminines, ..., représentent 9% des licenciés de la Fédération française de football (FFF) (Statista, "Sports et loisirs", 2023).”


Elles [les jeunes filles] pratiquent aussi moins d’activités sportives, occupent les espaces intérieurs et sont invisibilisées dans les discours publics et sociaux.” (Sénat : Rapport d'information, femmes et ruralités, 2021 – repris par le Monde le 8 amrs 2024)


Et si la communauté de communes du Périgord Nontronnais innovait en mettant tout en œuvre pour favoriser la pratique sportive féminine au lieu de favoriser massivement deux pratiques sportives majoritairement masculines ?


On pourrait également imaginer de favoriser le sport des séniors au lieu de se reposer sur une animation unique organisée par le département.


Autre question : comment favoriser la pratique sportive des enfants et adolescents qui n'habitent pas à Nontron ? Comme il n'y a pas de transport en commun, ceux qui n'ont pas de parents disponibles pour les conduire au lieu d'entrainement puis de les rechercher sont exclus de la pratique de beaucoup de sports.



Sigrun Strunk.  Javerlhac


Où en est-on du SCoT Périgord Vert ?

 C’est au cours d’un café citoyen co-organisé par le CDD Périgord Vert et le Café Pluche, le 2 février dernier, que les participants ont pu s’en faire une idée. 

Pour nous le présenter, nous avions convié le Président du syndicat mixte du SCOT, Francis Lafaye, vice-président de la CCPR et maire de Montagrier. Il était accompagné de la directrice du SCOT, Caroline Chevrel. 

 Jean-Luc Pujols, administrateur du CDD, animait cette rencontre. 

Ce syndicat mixte a été créé en 2017 afin d'élaborer le schéma de cohérence territoriale, document d'urbanisme qui édicte des règles d'aménagement que les documents d'urbanisme plus locaux doivent prendre en compte. 

Créés au début des années 2000, les SCoT couvrent aujourd'hui la majeure partie du territoire national. Ils permettent à des territoires ruraux comme celui du Périgord Vert de définir leurs caractéristiques et de les revendiquer comme autant d’atouts pour l’aménagement de leur territoire. 

Dès 2018, les élus du Périgord Vert ont eu la volonté d’associer au maximum la population à partir de la question "Comment vivrons-nous en Périgord Vert dans 20 ans ?", et de remplacer les statistiques souvent négatives sur le territoire par un récit positif de la ruralité du Périgord Vert. 

Six ans après, le SCoT est en cours d'achèvement afin d'être appliqué par les documents d'urbanisme locaux, et une enquête publique va bientôt être lancée, que le CDD relaiera auprès de ses adhérents et de ses contacts. 

Il se compose de deux documents importants : le Projet d'Aménagement Stratégique et le Document d'Orientations et d'Objectifs. Il constitue une mine de renseignements au service des habitants qui souhaitent mieux découvrir les caractéristiques socio-économiques de leur territoire. En particulier, il revendique une société rurale basée sur quatre piliers : 
- solidarité, le bien-être actif (habiter, contribuer, participer avec tous),
 
- innovation, une économie diffusive (adaptée et non zonée), 

- lieux, des lieux qui font lien (associatifs, circuits courts), 

- espaces, la ruralité spécifique (il y a de la vie partout en milieu rural et la ruralité est capable de concevoir ses propres modèles d'aménagement comme par exemple le hameau, à réinventer). 

 Autrement dit, une boucle vertueuse du type : la solidarité permet l'innovation qui se crée grâce à des lieux inscrits dans des espaces qui permettent la solidarité... 

Le SCoT a créé une chaîne Youtube afin d'être le plus pédagogique possible et les documents du SCoT sont disponibles sur son site www.scotperigordvert.com.

 Au cours de ce café citoyen, l’accent a été mis sur la définition de la ruralité du Périgord Vert qui fait aujourd'hui débat pour des institutionnels dogmatiques tout comme l'objectif "Zéro Artificialisation Nette en 2050". 

Le CDD Périgord Vert remercie chaleureusement les deux intervenants. Conscient de l’importance stratégique de ce document essentiel pour l’aménagement de notre territoire, à horizon de 10 à 20 ans, il sera présent au moment de l’enquête publique programmée du 15 avril au 16 mai 2024. 

 Propos retranscrits par Jean-Luc Pujols et Paul Brejon.

samedi 16 mars 2024

Calendrier du déroulement de la mise en place des ZAEnR.



 2023:

-Mai Juin: Mise à disposition du portail et communication

-Eté: Objectif de mise en place des Comités régionaux de l’énergie

-Décembre: Remontée des zones par les communes auprès des référents préfectoraux


2024:

-Avis sur la cartographie des zones d’accélération par les Comités régionaux de l’énergie

-Arrêt des zones d’accélération par le référent préfectoral (après nouvelle proposition des communes  si la première cartographie est insuffisante au regard des objectifs énergétiques)

-Concertation et adoption de la révision de la Programmation pluriannuelle de l’énergie et de la Stratégie nationale bas carbone


2025:

- Régionalisation des objectifs définis dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie, après avis des Comités Régionaux de l’Energie

- Mise en compatibilité des SRADDET avec les objectifs de la PPE et les objectifs régionaux dans un délai de 6 mois

-Révision des zones d’accélération en accord avec la nouvelle PPE


L’organisation de la concertation ZAEnR est laissée au bon vouloir des maires. Il existe donc une très grande diversité de situation entre les maires qui ont choisi de faire des réunions avec les habitants, ceux qui ont publié énormément d’informations, de cartes sur internet et ceux qui ont été plus parcimonieux, ceux qui ont mis a disposition le dossier et les cartes envoyées par la communauté de communes (qui étaient elles-mêmes le résultat du canevas sur lequel les municipalités ont pu corriger, amender des localisations lors des séminaires auxquels elles ont pu participer à l’automne 2023).

Cette concertation arrive en tout début de mise en oeuvre des ZAEnR et il faut s’attendre à de nombreuses corrections et transformations sachant que la décision finale est à la main du préfet du département. Les autres parties prenantes (développeurs, chambre d’agriculture, etc…) seront très attentives au « façonnage » des zones.

Le calendrier a pris au moins 3 mois de retard puisque la « remontée des zones par les communes auprès des référents territoriaux était prévue en décembre 2023 ».


Marie Pauthier - Piégut Pluviers


vendredi 8 mars 2024

Lettre N° 11 de février

 

La Lettre du CDD
du Périgord Vert
Lettre N°11 – Février 2024


Le mot de la Présidente

Chères adhérentes, chers adhérents,
Chères amies, chers amis du CDD,

Pas d’action à forte visibilité en ce mois de février, mais un travail de fond du Bureau du Conseil d’administration, largement remanié en début d’année. Donc un travail invisible mais nécessaire : messagerie, fichiers, missions de chacun, préparation de l’activité des mois à venir...Notre communiqué de presse annonçant le nouveau Bureau a donné lieu à plusieurs articles dans la presse périgourdine, dont une pleine page dans Réussir le Périgord sous le titre « Ils s’investissent pour le monde rural de demain ».
Plus largement, nous nous investissons collectivement pour un développement soutenable et harmonieux du Périgord Vert, « terre de caractère » selon le SCoT.
Telle est bien l’ambition que nous partageons avec ceux qui nous ont rejoints ou qui souhaitent nous rejoindre.
Au plaisir de vous rencontrer !
Catherine Petit

Ça s’est passé en février (et un peu plus)

Le 2 février, café-citoyen au Café Pluche sur le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) du Périgord Vert, en présence de Francis Lafaye, élu communautaire, et de Caroline Chevrel, directrice du Syndicat mixte du SCoT (Cf. page2).

Le 29 février, le CDD a participé à l’assemblée générale du CPIE Périgord Limousin, à Varaignes, et en dévient adhérent.

Le 5 mars, la Pays Périgord Vert a organisé une réunion d’informations sur les Fonds européens à Nontron. Le CDD (Nontronnais et Ribéracois) y était représenté.

Le CA se présente !

15 administrateurs, 6 femmes et 9 hommes. Fonctions et résidences :
Sylvie Bolzer, administratrice (Saint-Pardoux-la-Rivière)
Paul Brejon, vice-président (Ribérac)
Catherine Serve, secrétaire (Miallet)
Jean-Louis Chanseau, référent du Ribéracois (Annesse-et-Beaulieu)
Bruno Déroulède, administrateur (Cherval)
Alain Dionneau, administrateur (Busserolles)
Jean-Paul Gady, administrateur (Saint-Paul Lizonne)
Robert Huet, administrateur (Bourg-des-Maisons)
Roland Maquaire, administrateur (Brantôme)
Martine Peillet, administratrice (Saint-Martin de Ribérac)
Catherine Petit, présidente (Savignac de Nontron)
Jean-Luc Pujols, administrateur (Petit Bersac)
Françoise Rovère, trésorière (Champagne et Fontaine)
Muriel Symzak, référente du Nontronnais (Nontron)
Achille Tsoukas, administrateur (Champniers-Reilhac)

Le CDD Périgord Vert mobilisé !

Il participera au Forum PLUI-H du Nontronnais, le 9 mars à Augignac : habitants et associations invités à participer à l’élaboration de ce plan territorial.
Il sera présent au 12ème Festival Nature de la Chevêche, les 23 et 24 mars à Nontron.
Il siège au Comité de Direction du Parc Naturel Régional Périgord Limousin,
représenté par Alain Dionneau, ancien Président.
Il prépare une conférence qui aura lieu début avril à Miallet sur « L’eau et
l’agriculture », afin de redynamiser le secteur CDD Périgord Limousin, avec les interventions de Daniel Compagnon, professeur à Science Po Bordeaux, et d’Emmanuel Joussein, professeur en géosciences à l'université de Limoges, tous deux spécialistes des questions environnementales liées entre autres au climat.

Un enjeu capital pour notre territoire : le SCoT

Créé en 2017, le syndicat mixte du Schéma de Cohérence Territorial eu Périgord Vert a pour objet d’élaborer ce document d’urbanisme. Son principal objectif : mettre en cohérence l’ensemble des politiques sectorielles notamment en matière d’urbanisme, d’habitat, de déplacements et d’équipements commerciaux, dans un environnement préservé et valorisé, avec une vision à 20 ans. Il résulte d’une démarche de consultation auprès du public et a donné lieu depuis 2018 à de nombreuses rencontres de concertation. Il met la ruralité au cœur du projet. Depuis septembre
2023, le projet de Scot donne lieu à enquête publique et consultation des PPA (Personnes publiques associées). Approbation prévue au printemps 2024.

Contacts
Vous pouvez nous écrire : cdd.perigordvert@gmail.com
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vendredi 1 mars 2024

Forum PLUI-H le 9 mars à Augignac

 Les habitants sont invités à participer au forum pour l’élaboration d’un Plan Local d’Urbanisme Intercommunal et Habitat (PLUI-H) le 9 mars à la salle des fêtes à Augignac de 9 h 30 à 12 h.



Contribution PADD (Plan d'aménagement et de développement durable)

  Contribution PADD  (26 février 2024)

Le Périgord vert est un territoire d’avenir.

Face au réchauffement climatique le Périgord vert bénéficie d’une situation privilégiée. Il ne connaît ni la désertification liée à la sécheresse, ni le recul du trait de côte lié à la hausse du niveau des mers... Il doit, encore impérativement, protéger la forêt, préserver la qualité des sols et de l’eau, régénérer la biodiversité, être partie prenante de la transition écologique, conserver son caractère authentique et champêtre...

Il possède un tissu industriel de qualité avec une main d’oeuvre qualifiée mais insuffisante en nombre. C’est une région attractive à condition d’offrir à ceux qui veulent s’y installer des conditions de vie répondant à leur choix et à leurs besoins qui ne sont plus ceux du XXe siècle...

L’habitat

Qui peut imaginer que des actifs vont s’installer en Périgord vert pour habiter dans des immeubles de centre-ville mêmes rénovés à des coûts pharaoniques alors qu’ils souhaitent de la ruralité, de la « verdure », un environnement bucolique c’est-à-dire à minima posséder un petit bout de jardin. Les jardins, bien que encore comptabilisés dans les zones urbanisées, sont des îlots de fraîcheur et des réserves de biodiversité.

Qui peut imaginer que des actifs venant s’installer en Périgord vert vont renoncer à acheter (et vendre) sur internet ? Les conséquences sur le commerce local à cause de la concurrence sur les prix, de la variété du choix, de la commodité d’envoi et de réception des colis ne sont jamais ni évoquées, ni mesurées. Il suffit cependant de voir le nombre de lockers qui existent déjà sur les parkings des surfaces commerciales et chez les petits commerçants pour mesurer l’importance de ces échanges). Combien de communes de la CCPN, excepté les 5 communes petites villes de demain, possèdent encore un éventail de commerces de bouche ou de première nécessité ? Les communes les moins peuplées peuvent-elles faire vivre des commerces indispensables non aidés par les municipalités ?

Seules les personnes âgées (et des jeunes adultes célibataires venant travailler plus ou moins temporairement souhaitent vraiment un petit logement en centre ville (en rez-de- chaussée pour les plus âgés). Ces personnes vont privilégier les communes qui peuvent fournir des commerces, un équipement médico-social pour les uns, des lieux de convivialité pour les autres.

Les résidences intergénérationnelles sont très séduisantes mais quel pourcentage de personnes âgées peut être concerné par ce type de projet ? Des entreprises comme Ages et Vie ont décidé d’abandonner la Dordogne dès la mi-octobre 2023 compte tenu de la difficulté à remplir des maisons dont l’organisation était assez analogue. (La maison de Rouffignac-Saint-Cernin est remplie à 25%). Le reste à charge reste très élevé pour un certain nombre de personnes âgées.

Il est possible que la révision du DPE ouvre de nouvelles possibilités de location et réduise le nombre de petits logements vacants..

Le souhait de logements plus petits est une réalité qui incite à l’installation d’habitat léger.

Cet habitat léger répond soit à une un mode de vie alternatif déjà largement représenté sur le territoire de la CCPN, soit à la nécessité de se loger pour des personnes en grande précarité. Les population nomades ou saisonnières peuvent aussi être intéressées.

C’est un habitat pérenne sans fondations, réversible, sans eau, sans électricité, sans assainissement avec partage d’espace avec les autres membres de la communauté quand elle existe. Il prend plusieurs formes : tiny house, yourte, roulotte, zôme, conteneur... C’est toujours une résidence principale.

Encourager ce type d’habitat c’est aussi encourager le développement des modes de vie alternatifs dont les motivations sont estimables (donner du sens à sa vie, rechercher la liberté, préserver l’environnement, la santé, choisir un habitat participatif pour partager ensemble...) mais qui demandent de rechercher les solutions permettant de réduire ses besoins à l’essentiel dans la consommation, le logement, le travail, les revenus, la nourriture (véganisme)... Choisis ou subis, ces modes de vie correspondent à une économie de la pauvreté selon les critères actuels.

Les contradictions créées par l’existence de normes contraignantes imposées aux constructions traditionnelles alors que l’habitat léger par définition ne peut y répondre créent chez certains habitants des incompréhensions, des mécontentements et un sentiment d’arbitraire. De plus, l’habitat léger favorise le mitage du territoire en contradiction avec la volonté de densification urbaine mais il est économe en énergie...


 Selon la loi ALUR (art 157 mod. art.25 loi LAAF) ce sont les élus locaux qui ont la main. Des pastilles peuvent être portées sur le PLUi-H. La procédure d’acceptation est complexe et nécessite des autorisations de diverses commissions aussi les risques de

« cabanisation » (implantation sans autorisations) sont importants. Par précaution, les municipalités ont avantage à connaître les appréciations des habitants de leur commune.

D’après le compte rendu publié, la réunion PADD du 12 décembre 2023 n’a pas évoqué les lotissements (zone AU). Si on prend comme exemple la commune de Piégut-Pluviers dont le PLU a été voté en 2008 avec un objectif de croissance de la population de + 1% par an pendant 10 ans ce qui induisait la création de 6 logements neufs par an d’où la création de 3 zones AU1 et une zone AU2. On constate que la population en 2010 était de 1227 hab et de 1182 hab en 2015. En 2021 : 1183hab (chiffres INSEE sans la population comptée à part qui comprend certaines personnes dont la résidence habituelle est dans une autre commune mais qui gardent un lien de résidence avec la commune par exemple les étudiants, personnes âgées en maisons de retraite).

Malheureusement les projections de 2008 se sont révélées inexactes puisqu’aujourd’hui, la population 1180 habitants est en retrait par rapport à 2008 alors que le « calcul des besoins en fonction des objectifs » en 2015 prévoyait 1550 hab. (ref PLU : cadre de référence de la politique d’ensemble de la commune). Le PLU devait donc dégager 23 hectares de zones constructibles qui n’ont pas été utilisées. Comment vont être déqualifiées ces zones alors qu’elles sont éloignées du centre-ville (environ 1,4km pour la plus grande, et 1,6km environ pour la plus éloignée d’autant que les lotissements constituent des puits de chaleur et participent à l’imperméabilisation des sols par la création de réseaux routiers internes au lotissement ?

Les flux d’habitants et le tourisme

A bas bruit, comme le montre la plateforme de la Maif (auxalentours) « l’idée se diffuse chez des personnes CSP+ ayant une conscience écologique, chez beaucoup de jeunes aussi, qu’à certains endroits il sera moins aisé de résister aux coûts du dérèglement climatique, alors elles adaptent leur habitat ou déménagent ». Elles déménagent, entre autre, dans le Limousin. auquel une grande part du Périgord vert appartient géographiquement et géologiquement ainsi que par son climat.

Une discrète redistribution des flux et des zones touristiques commence à apparaître car le réchauffement climatique est moins violent que dans d’autres régions où la chaleur, la sécheresse ou, au contraire les inondations, sont des inconvénients majeurs pour les vacanciers.

Le Périgord vert est particulièrement privilégié pour offrir un tourisme équitable, un tourisme lent, un tourisme durable qui respecte l’environnement. Le flow vélo en est un exemple remarquable. La sauvegarde des paysages est au coeur de ce tourisme mais les paysages urbains ne devraient pas être négligés. Il est parfois regrettable de constater que le charmant petit patrimoine, trace d’une société disparue, n’est pas entretenu comme il le mérite, que les couleurs, les matériaux, l’emplacement de certaines constructions ou édicules « portent atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, paysages naturels ou urbains » et ne participent vraiment pas à l’agrément des bourgs ou hameaux. L’attraction des bourgs passe aussi par la végétalisation et la disparition des îlots de chaleur urbain (PCAET).

Marie Pauthier - Piégut Pluviers