Après les vives discussions ou passes d'armes, "la fête est finie, on ne mord pas la main qui nous nourrit," une élection remise en cause, "les sangliers et les chevreuils" de nombreux défis sont à relever.
Le premier défi pour un EPCI (Etablissement public de coopération intercommunale) consiste à trouver un équilibre entre la maîtrise des dépenses et le maintien d'un service de qualité plutôt que de rechercher les économies comme une fin en soi.
Faire des économies est un sujet souvent débattu, les dotations de l'état sont à la baisse, alors que la hausse de la fiscalité locale pour les ménages et les entreprises doit être limitée.
L'augmentation des coûts ( énergie, salaires, entretien des infrastructures) oblige l'EPCI à rechercher des gains d'efficacité.
Cette recherche d'économies ne doit pas devenir une obsession et avoir des effets négatifs au risque de reporter ou abandonner des investissements, réduire la qualité des services publics, mettre la pression sur les agents territoriaux. L'EPCI doit mener des politiques ambitieuses sur la transition énergétique et écologique, la mobilité et le développement économique y compris avec les métiers d'art.
Une feuille de route favorable au développement économique pour rendre ou maintenir un territoire attractif, pour aider à créer des emplois est nécessaire une fois réglé le problème des économies qui ne doit pas être considérée encore une fois comme une fin en soi.
L'EPCI dispose de nombreux leviers pour soutenir le développement des entreprises.
- Aménager et gérer des zones d'activités , proposer des terrains ou les locaux, accompagner la création, la reprise, la transmission, mettre en place des aides financières en partenariat avec la Région.
- Favoriser l'installation de nouvelles activités par une stratégie de promotion du territoire, une offre immobilière adaptée, un accompagnement personnalisé, du très haut débit partout.
- Maintenir les commerces de proximité dans les bourgs, aider à la reprise des commerces menacés, favoriser les services itinérants ( épiceries, santé, services publics).
"Le maintien de ces services contribue à préserver des emplois et attirer des nouveaux habitants".
- soutenir l'agriculture et les circuits courts, le tourisme rural, les métiers d'art et les savoir faire locaux, l'économie sociale et solidaire.
- Améliorer les conditions d'emploi : agir sur la mobilité, les logements des actifs, l'accueil des familles, les espaces de télétravail, les tiers lieux.
- Développer les compétences avec France Travail, les entreprises, les organismes de formation, les chambres consulaires.
- Encourager l'innovation.
En conclusion, les politiques les plus efficaces combinent une coopération entre élus, entreprises et les habitants souvent oubliés, ( des ressources humaines existent dans les associations), les infrastructures de qualité, une coordination avec les autres collectivités et les acteurs économiques, une évaluation régulière des résultats.
L'EPCI a le rôle d'animateur, de coordinateur du développement économique, sans se substituer aux acteurs économiques eux-mêmes. Une bonne culture économique et financière de l'ensemble des élus fait également partie des facteurs clés de réussite pour faire face aux défis majeurs de la (CCPN) Communauté de Communes du Périgord Nontronnais.
Francis LE GOYET. St Front la Rivière