La CCPN (Communauté de communes Périgord Nontronnais) a invité la population à participer à une réunion, en présence de ses différents services concernés et de la responsable de la CAF (Caisse d’allocations familiale) à 3 dates et lieux différents pour réfléchir à la nouvelle Convention territoriale globale qui entrera en vigueur en 2027. Il devrait y avoir une restitution de ces réunions à une date qui n’a pas encore été indiquée.
La convention territoriale globale est « le cadre contractuel stratégique et politique de référence établi entre la CAF et la CCPN pour renforcer l’efficacité, la cohérence et la coordination des services mis en place pour les habitants du territoire ».
Elle est mise en place pour maximum 5 ans et doit proposer des objectifs et un plan d’actions en cohérence avec l’offre globale au niveau de la communauté de communes.
Lors de la première réunion à Piégut-Pluviers (03/06/26), les thèmes proposés étaient : petite enfance, enfance jeunesse, parentalité, animation vie sociale (mobilité, inclusion numérique, associations…), logement et cadre de vie, accès aux droits, handicap…
J’ai fait le choix de participer aux thèmes mobilité, logement et cadre de vie.
Des associations telles que le Vime ont permis des progrès considérables et font école. Les déplacements doivent être programmés et le coût reste élevé mais c’est une première réponse à la nécessité de pouvoir se déplacer.
Le diagnostic sur le logement montre qu’il existe une très grande inadéquation entre les logements proposés et les souhaits des habitants. Les logements, particulièrement en centre ville mais aussi ailleurs, sont souvent inadaptés (escaliers pénibles, manque de clarté, manque de commodités, étroitesse des pièces, bruit… isolation inexistante ou défectueuse).
« Aérer » les rues en démolissant certaines constructions est envisagé. Il reste que les coûts de rénovation et d’isolation sont largement supérieurs aux moyens des propriétaires occupants ou bailleurs même en cumulant toutes les aides possibles. A cela s’ajoute la zéro artificialisation des sols qui réduit le foncier constructible alors que les gens souhaitent très majoritairement une maison avec un jardin. Ils ne veulent pas vivre à la campagne comme ils vivent en ville ! Les échanges sur cette question ont montré que des personnes, des familles renoncent à s’installer sur le territoire de la CCPN à cause de cette impossibilité à louer, acquérir ou faire construire le logement qui répond aux critères actuels..
Malgré les multiples études, projets, programmes, concours d’architecture, budgets participatifs… mettant l’accent sur la nécessité d’allier les projets urbains et les aménagements paysagers pour revitaliser les centres villes, ce cadre de vie souffre toujours de désertification. Seuls les commerces en lien physique avec la population (commerces de bouche, coiffeurs, instituts de beauté, cafés, fleuristes, pressing, etc..) survivent tant bien que mal. Les lieux de convivialité et de culture, quand ils existent, participent à l’attractivité de la localité.
Tous les autres sont victimes des nouvelles formes de consommation. 100 à 300 colis peuvent être échangés par mois dans le plus petit locker installé sur un parking (locker qui rapporte entre 50€ et 100€ par mois).
Si on multiplie par le nombre (inconnu à ma connaissance) de lockers installés sur le territoire, on prend conscience de l’ampleur des échanges qui échappe au territoire de la CCPN. Cette évolution est inéluctable. Mais, entre mairie, église et monuments aux morts, les rideaux de fer sont tirés !
Les coupes rases pratiquées, y compris en limite des bourgs, renforcent les puits de chaleur, la force des vents, l’érosion des sols due aux pluies ruisselantes, entrainent le destockage immédiat du carbone en augmentant la pollution, massacrent la beauté de nos paysages. Le cadre de vie rural ou urbain est ainsi mutilé pour des dizaines d’années.
Marie Pauthier- Piégut Pluviers