Aux prochaines élections municipales, le débat portera sur les projets communaux pour élire un maire et les conseillers. Dans leur programme, certains sont peu enclins à se projeter sur l’intercommunalité. Les citoyens ne sont donc pas invités à se prononcer sur des enjeux qui dépassent la commune, sur les politiques du logement, de la mobilité, des transitions écologiques, énergétiques, environnementales. Pour contribuer au débat citoyen, un conseil de développement, s’il existe, permet d’élaborer des actions à mettre en place dans les intercommunalités. Donnons du crédit à cette instance pour une démocratie permanente qui ne se réduit pas à une consultation tous les six ans. Mettons ce débat sur la table afin de réduire la distance entre les citoyens et l’intercommunalité.
Les différents rapports, Woerth, Ravignan, semblent nous diriger à terme vers une disparition progressive des petites communes.
Des alternatives agricoles existent
En raison des productions différentes, il est difficile d’estimer combien gagne un agriculteur. Et les revenus varient en fonction de la conjoncture. En 2020, le bénéfice moyen avec l’aide de la politique agricole commune (PAC) s’élevait à 17 500 euros. Depuis, ce revenu est en baisse (d’où la grogne), mais avec une grande hétérogénéité. Les aides directes restent élevées, mais des agriculteurs sont en difficulté économique et les aides tendent à diminuer. Les investissements et l’endettement sont trop élevés, le reste à vivre faible. La procédure de sauvegarde Agridiff permet parfois de remédier à ces difficultés. Des propos tenus sur l’Office français de la biodiversité, les écologistes, le RSA, la Ligue de protection des oiseaux desservent la cause agricole. Une aide agricole inconnue du grand public existe, le paiement pour services environnementaux (PSE), pour un comportement vertueux en faveur des paysages, de la biodiversité, du vivant. Le combat à mener est sur les prix, pour un revenu décent, sur le comportement d’achat des consommateurs, sur la qualité des produits, avec des aides supplémentaires pour certaines productions. Des alternatives existent pour promouvoir une agriculture durable, relocaliser des productions avec les plans alimentaires territoriaux, les boutiques de producteurs, pour vendre au juste prix avec moins d’intermédiaires.
Francis Le Goyet st Front la rivière